logo

Albert Einstein


Albert Einstein : encyclopédie physique

wikipediaCet article est issu de l'encyclopédie libre Wikipedia.
Vous pouvez consulter l'article ici ainsi que son historique.
Les textes et les images sont disponibles sous les termes de la Licence de documentation libre GNU.
Aller Ă  : Navigation, rechercher
Page d'aide sur les redirections « Einstein Â» redirige ici. Pour les autres significations, voir Einstein (homonymie).
Albert Einstein
Albert Einstein
Albert Einstein en 1947
Naissance 14 mars 1879
Ulm (Allemagne)
DĂ©cès 18 avril 1955 (Ă  76 ans)
Princeton (États-Unis)
Nationalité Allemand (1879–1896 et 1914–1933)
Suisse (1901–1955)
Autrichien (1911–1912)
Américain (1940–1955)
Einstein a été apatride, et a eu plusieurs fois une double nationalité
Champs Physique, philosophie
Diplômé École polytechnique fédérale de Zurich
Célèbre pour Ses travaux sur la relativité, la nature corpusculaire de la lumière, et son influence au-delà du monde de la physique
Distinctions Prix Nobel de physique (1921)
Médaille Copley (1925)
Médaille Max Planck (1929)
Signature
Albert Einstein signature.svg

Albert Einstein (nĂ© le 14 mars 1879 Ă  Ulm, Wurtemberg, et mort le 18 avril 1955 Ă  Princeton, New Jersey) est un physicien Juif qui fut successivement allemand, puis apatride (1896), suisse (1901), et enfin helvĂ©tico-amĂ©ricain (1940)[1].

Il publie sa théorie de la relativité restreinte en 1905, et une théorie de la gravitation dite relativité générale en 1915. Il contribue largement au développement de la mécanique quantique et de la cosmologie, et reçoit le prix Nobel de physique en 1921 pour son explication de l’effet photoélectrique. Son travail est notamment connu pour l’équation E=mc², qui établit une équivalence entre la matière et l’énergie d’un système.

Sommaire

Biographie

Albert Einstein en 1925.
Albert Einstein, figure emblématique de la ville d’Ulm

Son père, Hermann Einstein, est nĂ© le 30 aoĂ»t 1847 Ă  Buchaun, et meurt le 10 octobre 1902 Ă  Milan. Il Ă©pouse Pauline Koch le 8 aoĂ»t 1876. Trois ans plus tard, le 14 mars 1879, Albert Einstein naĂ®t dans leur appartement Ă  Ulm en Allemagne ; c’est leur premier enfant. Son intĂ©rĂŞt pour la science est Ă©veillĂ© dans son enfance par une boussole Ă  l’âge de cinq ans, et le livre La Petite Bible de la gĂ©omĂ©trie, Ă  treize ans.

Il fait ses Ă©tudes primaires et secondaires Ă  la Hochschule d’Aargau en Suisse, oĂą il obtient son diplĂ´me le 30 septembre 1896. Il a d’excellents rĂ©sultats en mathĂ©matiques, mais refuse de s’instruire en biologie et en sciences humaines, car il ne perçoit pas l’intĂ©rĂŞt d’apprendre des disciplines qu’il estime dĂ©jĂ  largement explorĂ©es. Il considère alors la science comme le fruit de la raison humaine et de la rĂ©flexion. Il demande Ă  son père de lui donner la nationalitĂ© suisse afin de rejoindre sa famille Ă©migrĂ©e Ă  Milan en Italie.

Il entre Ă  l’École polytechnique fĂ©dĂ©rale de Zurich (ETH) en 1896 après y avoir cependant ratĂ© son premier examen d’entrĂ©e. Il s’y lie d’amitiĂ© avec le mathĂ©maticien Marcel Grossmann, qui l’aide plus tard en gĂ©omĂ©trie non euclidienne. Il y rencontre aussi Mileva Maric, sa première Ă©pouse. Il obtient avec justesse son diplĂ´me en 1900 s’avouant lui-mĂŞme dans son autobiographie, « incapable de suivre les cours, de prendre des notes et de les travailler de façon scolaire Â»[2].

Au cours de cette pĂ©riode, il approfondit ses connaissances en autodidacte par la lecture de livres de rĂ©fĂ©rence, comme ceux de Boltzmann, de Helmholtz et de Nernst. Son ami Michele Besso l’initie aux idĂ©es de la MĂ©canique de Ernst Mach. Selon plusieurs biographies, cette pĂ©riode de 1900 Ă  1902 est marquĂ©e par la prĂ©caritĂ© de sa situation : il postule Ă  de nombreux emplois sans ĂŞtre acceptĂ©. La misère d’Albert Einstein prĂ©occupe son père qui tente en vain de lui trouver un poste. Albert se rĂ©signe alors Ă  s’éloigner du milieu universitaire pour trouver un emploi dans l’administration. En 1901, il publie son premier article scientifique dans les Annalen der Physik, et cet article est dĂ©diĂ© Ă  ses recherches sur la capillaritĂ©.

Le premier enfant d’Albert Einstein, Lieserl, naît à la fin de l’année 1902. Son existence fut longtemps ignorée des historiens, et il n’existe aucune information connue sur son devenir. Albert et Mileva se marient en 1903, son père lui ayant finalement donné sa permission sur son lit de mort. En 1904, le couple donne naissance à Hans-Albert, puis Eduard Einstein en 1910.

En 1902, il est embauchĂ© Ă  l’Office des brevets[3] de Berne, ce qui lui permet de vivre correctement tout en poursuivant ses travaux. Durant cette pĂ©riode, il fonde l’AcadĂ©mie Olympia avec Conrad Habicht et Maurice Solovine, qui traduisit plus tard ses Ĺ“uvres en français. Ce cercle de discussion se rĂ©unit au 49 de la rue Kramgasse, et organise des balades en montagne. Einstein partage le rĂ©sultat de ses travaux avec Conrad Habicht et lui envoie les articles qu’il publie pendant l’annĂ©e 1905 concernant les fondements de la relativitĂ© restreinte, l’hypothèse des quanta de lumière et la thĂ©orie du mouvement brownien, et qui ouvrent de nouvelles voies dans la recherche en physique nuclĂ©aire, mĂ©canique cĂ©leste, etc. L’article portant sur le mouvement brownien prend appui sur des travaux qu’Einstein dĂ©veloppe plus tard et qui aboutissent Ă  sa thèse, intitulĂ©e Eine neue Bestimmung der MolekĂĽldimensionen (« Une nouvelle dĂ©termination des dimensions molĂ©culaires Â» en allemand), et Ă  son diplĂ´me de doctorat le 15 janvier 1906.[2]

En 1909, Albert Einstein est reconnu par ses pairs, en particulier Planck et Nernst qui souhaitent l’inviter Ă  l’UniversitĂ© de Berlin. Le 9 juillet 1909, il est distinguĂ© docteur honoris causa par l’universitĂ© de Genève.[2] Les offres d’emplois se multiplient. En 1911, il est invitĂ© au premier Congrès Solvay, en Belgique, qui rassemble les scientifiques les plus connus. Il y rencontre entre autres Marie Curie, Max Planck et Paul Langevin. En 1913, Albert est nommĂ© Ă  l’AcadĂ©mie des sciences de Prusse.

En 1914, il déménage en Allemagne et habite à Berlin de nombreuses années. Les propositions d’emploi qu’il reçoit lui permettent de se consacrer tout entier à ses travaux de recherche. Mileva et Albert se séparent, et ce dernier commence à fréquenter une cousine berlinoise, Elsa. À l’ouverture du conflit de la Première Guerre mondiale, il déclare ses opinions pacifistes. La ville de Berlin s’était engagée à lui fournir une maison, mais Albert Einstein obtient finalement un terrain sur lequel il fait construire une maison à ses frais. Situé à Caputh, près du lac de Havelsee, l’endroit est calme et lui permet de faire fréquemment de la voile.

En 1916, il publie un livre présentant sa théorie de la gravitation, connue aujourd’hui sous le nom de la relativité générale. En 1919, Arthur Eddington réalise la mesure de la déviation que la lumière d’une étoile subit à proximité du Soleil, cette déviation étant une des prévisions découlant de cette théorie. Cet évènement est médiatisé, et Einstein entreprend à partir de 1920 de nombreux voyages à travers le monde. En 1925, il est lauréat de la médaille Copley, et en 1928, il est nommé président de la Ligue des Droits de l’homme. En 1935, il devient lauréat de la Médaille Franklin.

La situation s’assombrit en Allemagne dans les années 1920, et il subit des attaques visant ses origines juives et ses opinions pacifistes. Sa sécurité est menacée par la montée des mouvements nationalistes dont celle du parti nazi. Peu après l’arrivée d’Hitler au pouvoir, au début 1933, il apprend que sa maison de Caputh a été pillée par les nazis, et il décide de ne plus revenir en Allemagne. Après un court séjour sur la côte belge, il s’installe aux États-Unis, où il travaille à l’Institute for Advanced Study de Princeton. Ses recherches visent à élaborer une théorie unifiant la gravitation et l’électromagnétisme, mais sans succès, ce qui le détourne peut être d’autres recherches dans des domaines plus fructueux.

Le 2 aoĂ»t 1939, il rĂ©dige une lettre Ă  Roosevelt qui contribue Ă  enclencher le projet Manhattan.

Einstein meurt le 18 avril 1955 d’une rupture d’anĂ©vrisme, et l’autopsie rĂ©vèle que son cerveau est marquĂ© d’une hypertrophie de l’hĂ©misphère gauche. Ses cendres sont Ă©parpillĂ©es dans un lieu tenu secret, conformĂ©ment Ă  son testament. Mais en dĂ©pit de ses dernières volontĂ©s, son cerveau et ses yeux sont prĂ©servĂ©s par le mĂ©decin lĂ©giste ayant effectuĂ© son autopsie.

Son fils Eduard, atteint d’une possible schizophrénie, passe la majeure partie de sa vie dans une clinique en Suisse, et son autre fils Hans-Albert devient ingénieur en Californie.

Travail scientifique

Albert Einstein
Cet article de physique fait
partie de la série relativité
Avant Einstein
Histoire de la physique
Michelson - Lorentz
Mach - Poincaré - Hilbert
exp:Michelson et Morley - éther
Avec Einstein
Principe de relativité
Principe d'équivalence
c - transformation de Lorentz
espace-temps - E=mc² - temps
exp:pensée?-jumeaux-train
relativité restreinte-générale
controverse historique
En physique des particules
cyclotron
accélérateur de particules
Feynman - EQR
Méta
Formulaire de physique
Tous les articles sur la relativité

L’année 1905

L’annĂ©e 1905 est une annĂ©e fructueuse pour Einstein, quatre de ses articles Ă©tant publiĂ©s dans la revue Annalen der Physik :

Le premier article, publiĂ© en mars, expose un point de vue rĂ©volutionnaire sur la nature corpusculaire de la lumière, par l’étude de l’effet photoĂ©lectrique. Einstein l’intitule : Sur un point de vue heuristique concernant la production et la transformation de la lumière. Il y relate ses recherches sur l’origine des Ă©missions de particules, en se basant sur les travaux de Planck qui avait, en 1900, Ă©tabli une formule d’un rayonnement quantifiĂ©, c’est-Ă -dire discontinu. Planck avait Ă©tĂ© contraint d’aborder le rayonnement lumineux Ă©mis par un corps chaud d’une manière qui le dĂ©concertait : pour mettre en adĂ©quation sa formule et les rĂ©sultats expĂ©rimentaux, il lui avait fallu supposer que le courant de particules se divisait en blocs d’énergie, qu’il appela quanta. Bien qu’il pensât que ces quanta n’avaient pas de vĂ©ritable existence, sa thĂ©orie semblait prometteuse et plusieurs physiciens y travaillèrent. Einstein rĂ©investit les rĂ©sultats de Planck pour Ă©tudier l’effet photoĂ©lectrique, et il conclut en Ă©nonçant que la lumière se comportait Ă  la fois comme une onde et Ă  la fois comme un flux de particules. L’effet photoĂ©lectrique a donc fourni une confirmation simple de l’hypothèse des quanta de Max Planck. En 1920, les quanta furent appelĂ©s les photons.

Deux mois plus tard, en mai, Einstein fait publier un deuxième article sur le mouvement brownien. Il explique ce mouvement par une entorse complète au principe d’entropie tel qu’énoncĂ© Ă  la suite des travaux de Newton sur les forces mĂ©caniques : selon lui, les molĂ©cules tireraient leur Ă©nergie cinĂ©tique de la chaleur. Cet article fournit une preuve thĂ©orique (vĂ©rifiĂ©e expĂ©rimentalement par Jean Perrin en 1912) de l’existence des atomes et des molĂ©cules. Le mouvement brownien a Ă©tĂ© expliquĂ© au mĂŞme moment qu’Einstein par Marian Smoluchowski, et par Louis Bachelier en 1900.

Le troisième article est plus important, car il reprĂ©sente la rupture intuitive d’Einstein avec la physique newtonienne. Dans celui Sur l’électrodynamique des corps en mouvement, le physicien s’attaque au postulat d’un espace et d’un temps absolus, tels que dĂ©finis par la mĂ©canique de Newton, et Ă  l’existence de l’éther, milieu interstellaire inerte qui devait soutenir la lumière comme l’eau ou l’air soutiennent les ondes sonores dans leurs dĂ©placements. Cet article, publiĂ© en juin, amène Ă  deux conclusions : l’éther n’existe pas, et le temps et l’espace sont relatifs. Le nouvel absolu qu’Einstein Ă©difie est dĂ©tachĂ© de la nature quantitative de ces deux notions que sont l’espace et le temps, mais sont liĂ©s par la conservation de leur relation Ă  travers les diffĂ©rents rĂ©fĂ©rentiels d’études. Les consĂ©quences de cette vision rĂ©volutionnaire de la physique, qui dĂ©coule de l’idĂ©e qu’Einstein avait de la manière dont les lois physiques devaient contraindre l’univers, ont bousculĂ© tant la physique thĂ©orique que ses applications pratiques. L’apport exact d’Einstein par rapport Ă  Henri PoincarĂ© et quelques autres physiciens est aujourd’hui assez disputĂ© (voir Controverse sur la paternitĂ© de la relativitĂ©).

Le dernier article, publiĂ© en septembre, donne au titre L’inertie d’un corps dĂ©pend-elle de son contenu en Ă©nergie ? une rĂ©ponse cĂ©lèbre : la formule d’équivalence masse-Ă©nergie, E=mc². C’est un rĂ©sultat de la toute nouvelle relativitĂ© restreinte, dont dĂ©coulent un vaste champ d’études et d’applications : physique nuclĂ©aire, mĂ©canique cĂ©leste, et armes et centrales nuclĂ©aires, par exemple.

Années de reconnaissance (1910–1935)

Cet article fait partie de la série
Mécanique quantique
 \hat H | \psi\rangle = i\hbar\frac{{\rm d}}{{\rm d}t}|\psi\rangle
Postulats de la mécanique quantique

Histoire de la mécanique quantique

Cette boĂ®te : voir â€˘ disc. â€˘ mod.
Albert Einstein et Niels Bohr au congrès Solvay de 1930
Albert Einstein en 1921

En 1916, Einstein publie sa thĂ©orie dite de la relativitĂ© gĂ©nĂ©rale. Son ancien condisciple Marcel Grossmann l’aide dans ses travaux en lui apportant ses connaissances en gĂ©omĂ©trie diffĂ©rentielle : ils publient un article sur les tenseurs de Ricci et de Riemann-Christoffel en 1913. En octobre 1914, Einstein publie un article sur la gĂ©omĂ©trie diffĂ©rentielle, et en juin 1915, il donne des confĂ©rences Ă  l’universitĂ© Göttingen devant Hilbert et Klein.

Les « Ă©quations du champ Â» sont la clĂ© de voĂ»te de cette thĂ©orie. Elles dĂ©crivent le comportement du champ de gravitation (la mĂ©trique de l’espace-temps) en fonction du contenu Ă©nergĂ©tique et matĂ©riel. La thĂ©orie de la relativitĂ© ainsi que ses ouvrages de 1905 et 1916 forment la base de la physique moderne.

La thĂ©orie de la relativitĂ© gĂ©nĂ©rale publiĂ©e, Einstein recommence Ă  travailler sur la physique des quanta et introduit en 1917 la notion d'Ă©mission stimulĂ©e qui lui permet de retrouver la loi de Planck Ă  partir d'hypothèses purement quantiques sur la façon dont les quanta de lumière (photons) sont absorbĂ©s et Ă©mis par les atomes[4]. IdĂ©e fructueuse qui est Ă  la base du dĂ©veloppement du maser et du laser. La mĂŞme annĂ©e, Einstein montre qu'il convient d'associer une quantitĂ© de mouvement au quantum de lumière ; hypothèse qui sera validĂ©e par l'expĂ©rience en 1923 grâce aux travaux d'Arthur Compton sur la diffusion des rayons X [4].

La relation d'Einstein avec la physique quantique alors naissante est remarquable : d’un cĂ´tĂ©, nombre de ses travaux sont Ă  la base du dĂ©veloppement de cette nouvelle physique, comme son explication de l’effet photoĂ©lectrique ; d’un autre cĂ´tĂ©, il critiquera beaucoup d’idĂ©es et d’interprĂ©tations de la mĂ©canique quantique, son non-dĂ©terminisme en particulier. Le dĂ©bat entre le groupe formĂ© par Einstein et Erwin Schrödinger et celui de Niels Bohr et Werner Heisenberg se situait Ă  la frontière de la physique et de la philosophie.

En 1927, invitĂ© au cinquième congrès Solvay, il a de nombreuses conversations avec Niels Bohr Ă  ce sujet. Il dit alors : « Gott wĂĽrfelt nicht Â» (« Dieu ne joue pas aux dĂ©s Â») pour marquer son opposition Ă  l’interprĂ©tation probabiliste de la physique quantique, ce Ă  quoi Niels Bohr rĂ©pondit : « Qui ĂŞtes-vous Albert Einstein pour dire Ă  Dieu ce qu’il doit faire ? Â». Le paradoxe EPR qu’il prĂ©cise en 1935 avec Boris Podolsky et Nathan Rosen Ă  Princeton reste aujourd’hui un exemple important d'une tentative pour questionner les fondements de la mĂ©canique quantique.

La vérification par l’éclipse

Pour vérifier la relativité générale, une mesure de la déviation des rayons lumineux aux alentours d’une masse, lors d’une éclipse solaire est envisagée. La première expédition est programmée en 1915, mais est rendue impossible par la Première Guerre mondiale. En 1919, Arthur Eddington réalise la fameuse mesure. Il annonce que les résultats sont conformes à la théorie d’Einstein. Il apparaît bien plus tard qu’en raison du temps nuageux, la marge d’erreur était bien supérieure au phénomène à mesurer. Stephen Hawking explique dans Une Brève histoire du temps que ce genre de faux bon résultat est courant quand on sait à quoi s’attendre. Comme entre-temps, d’autres mesures avaient confirmé la déviation de la lumière, le prestige de la relativité générale n’en fut pas ébranlé.

Personnalité

Einstein et la politique

Les positions politiques prises par Einstein sont marquĂ©es par ses opinions pacifistes, qu’il relativise parfois, par exemple en dĂ©conseillant l’objection de conscience Ă  un jeune EuropĂ©en lui ayant Ă©crit pendant les annĂ©es 1930, « pour la sauvegarde de son pays et de la civilisation Â». En 1913, il est cosignataire d’une pĂ©tition pour la paix que trois autres savants allemands acceptent de signer. Einstein Ă©prouve une forte antipathie vis-Ă -vis des institutions militaires : « Si un homme peut Ă©prouver quelque plaisir Ă  dĂ©filer en rang aux sons d’une musique, je mĂ©prise cet homme… Il ne mĂ©rite pas un cerveau humain puisqu’une moelle Ă©pinière le satisfait.[5] Â» Einstein est liĂ© Ă  de nombreuses causes pacifistes, car il se montre ouvert aux propositions multiples de soutien qu’il reçoit, et accepte souvent de s’engager pour les causes qu’il juge juste.

Pendant la guerre froide, il s’exprime contre la course aux armements et appelle, par exemple avec Bertrand Russell et Joseph Rotblat, les scientifiques à plus de responsabilités, les gouvernements à un renoncement commun à la prolifération des armes atomiques et à leur utilisation, et les peuples à chercher d’autres moyens d’obtenir la paix (création du Comité d’urgence des scientifiques atomistes en 1946, Manifeste Russell-Einstein en 1954). Il s’est plusieurs fois exprimé sur sa conviction de la nécessité de créer un État mondial.

Einstein et Robert Oppenheimer

Le 2 aoĂ»t 1939, il rĂ©dige une lettre Ă  Roosevelt qui contribue Ă  enclencher le projet Manhattan[6]. En 1945, lorsqu’il comprend que les États-Unis vont rĂ©aliser la première bombe atomique de l’histoire, il prend l’initiative d’écrire une nouvelle fois Ă  Roosevelt pour le prier de renoncer Ă  cette arme[7]. Après la guerre, Einstein milite pour un dĂ©sarmement atomique mondial, jusqu’au seuil de sa mort en 1955, oĂą il confesse Ă  Linus Pauling : « j’ai fait une grande erreur dans ma vie, quand j’ai signĂ© cette lettre [de 1939]. Â»

Einstein apporte un soutien marquĂ© aux mouvements sionistes. En 1920, il accompagne ainsi le chef de file sioniste Chaim Weizmann aux États-Unis au cours d’une campagne de rĂ©colte de fonds. Il se rend Ă©galement en Palestine mandataire dans le cadre de l’inauguration de l’universitĂ© hĂ©braĂŻque de JĂ©rusalem Ă  laquelle il lègue plus tard ses archives personnelles. Ses apparitions donnent un prestige politique Ă  la cause sioniste. Suite Ă  une invitation Ă  s’établir Ă  JĂ©rusalem, il Ă©crit dans son carnet de voyage que « le cĹ“ur dit oui (…) mais la raison dit non Â». Selon Tom Segev, Einstein apprĂ©cie son voyage en Palestine et les honneurs qui lui sont faits. Il marque nĂ©anmoins sa dĂ©sapprobation en voyant des Juifs prier devant le Mur des Lamentations ; Einstein commente qu’il s’agit de personnes collĂ©es au passĂ© et faisant abstraction du prĂ©sent[8].

Il a une vision clairvoyante de l’évolution de la situation entre les deux guerres en Allemagne : « Pour l’instant, je suis un savant allemand, mais si je viens Ă  devenir une bĂŞte noire, je serai un juif suisse Â». Il reçoit des menaces de mort dès 1922. De violentes attaques ont lieu contre sa thĂ©orie de la relativitĂ© en Allemagne et en Russie. Philipp Lenard, « chef de la physique aryenne ou allemande Â» attribue Ă  Friedrich Hasenöhrl la formule E=mc² pour en faire une crĂ©ation aryenne.[9] Einstein dĂ©missionne â€“ juste Ă  temps â€“ de l’acadĂ©mie de Prusse en 1933, et il est exclu de celle de Bavière. Cette annĂ©e-lĂ , Einstein est en voyage Ă  l’étranger, et il choisit de ne pas revenir en Allemagne, oĂą Hitler a pris le pouvoir en janvier. Après un sĂ©jour en Belgique, il dĂ©cline une proposition de la France de l’accueillir comme professeur au Collège de France, et part pour les États-Unis, Ă  Princeton.

Après la Seconde Guerre mondiale, son engagement vis-Ă -vis des communautĂ©s juives et IsraĂ«l, est nuancĂ©e par ses opinions pacifistes. Il prĂ©face le Livre Noir, recueil de tĂ©moignages sur l’extermination des juifs en Russie par les nazis pendant la guerre[10]. Et en dĂ©cembre 1948, il co-signe une lettre condamnant le massacre de Deir Yassin commis par des combattants israĂ©liens de l’Irgoun et du Lehi pendant la Guerre de Palestine de 1948[11].

Ben Gourion lui propose en 1952 la prĂ©sidence de l’État d’IsraĂ«l, qu’il refuse : « D’abord, si je connais les lois de l’univers, je ne connais presque rien aux ĂŞtres humains. De plus, il semble qu’un prĂ©sident d’IsraĂ«l doit parfois signer des choses qu’il dĂ©sapprouve, et personne ne peut imaginer que je puisse faire cela. Â»

Einstein s’est exprimĂ© sur ses convictions socialistes en 1949, en pleine pĂ©riode du maccarthysme, dans un essai intitulĂ© Pourquoi le Socialisme, publiĂ© dans la Monthly Review.[12] Il lui semble que le principe du gouvernement des peuples par eux-mĂŞmes, le fait de travailler pour eux-mĂŞmes, est plus propice Ă  l’épanouissement individuel que celui de l’exploitation du grand nombre par une minoritĂ©. Mais il est déçu par ce qu’il peut apprendre de l’Union soviĂ©tique, et il considère que les peuples doivent s’engager d’abord dans le pacifisme, afin de mettre en place des conditions favorables Ă  une Ă©volution vers le socialisme. Sa correspondance rĂ©vèle qu’il voit un rapprochement entre le maccarthysme et les Ă©vènements des annĂ©es 1930 en Allemagne. Il Ă©crit au juge chargĂ© de l’affaire Rosenberg pour demander leur grâce, et il aide de nombreuses personnes qui souhaitent immigrer aux États-Unis. ContactĂ© par William Frauenglass, un professeur d’anglais de lycĂ©e suspectĂ© de sympathies communistes, il rĂ©dige un texte dĂ©nonçant ouvertement le maccarthysme et encourageant les intellectuels Ă  rĂ©sister Ă  ce qu’il qualifie de « mal Â». Le FBI ouvre un dossier sur lui, disponible aujourd’hui sur leur site internet.[13] Joseph McCarthy lui-mĂŞme attaque Einstein au Congrès en le traitant « d’ennemi de l’AmĂ©rique Â». Sa secrĂ©taire, Helen Dukas, est soupçonnĂ©e d’espionnage au service de l’URSS. Les mĂ©dias amĂ©ricains se montrent virulents dans leur traitement de l’affaire, et seules quelques personnalitĂ©s, comme Bertrand Russell, prennent sa dĂ©fense. L’affaire est finalement classĂ©e en 1954, aucune preuve concluante n’ayant Ă©tĂ© apportĂ© pour Ă©tayer ces accusations.

Vie sociale

Einstein a rencontré un grand nombre de personnalités majeures de son époque, dans les domaines scientifique, politique et artistique, et il a laissé une correspondance très riche. Il entretient par exemple longtemps une relation amicale avec la reine Élisabeth de Belgique, avec qui il joue du violon. Il s’est toujours étonné de sa célébrité et de ses effets.

Sa première Ă©pouse, Mileva Maric est atteinte de coxalgie, qui la rend boiteuse. C’est aussi une jeune femme brillante, Ă©lève du Polytechnicum. Elle tombe enceinte alors qu’ils ne sont pas encore mariĂ©s, et elle accouche chez ses parents en Serbie d’une fille, Lieserl. Einstein se montra très dur avec sa compagne suivante, Elsa. Ils faisaient chambre Ă  part et il lui arrivait de lui interdire son bureau, se faisant presque servir : « Je traitais ma femme comme une employĂ©e, mais une employĂ©e que je ne pouvais pas congĂ©dier[rĂ©f. nĂ©cessaire]. Â»

Il voit peu son fils Hans-Albert qui, Ă  l’âge adulte, travaille en Californie. La santĂ© mentale de son autre fils, Eduard, se dĂ©tĂ©riore brutalement alors qu’il est âgĂ© de vingt ans, et il doit ĂŞtre internĂ© une première fois Ă  Zurich en 1930. Son père lui rend une dernière visite en 1933. D’abord critique envers la psychanalyse, il refuse que son fils Eduard suive un nouveau traitement psychanalytique[rĂ©f. nĂ©cessaire], mais il finit par accepter l’essentiel des idĂ©es de Sigmund Freud. En 1933, il choisit Sigmund Freud pour publier un Ă©change de lettres intitulĂ© Pourquoi la guerre ?

Einstein et la religion

Einstein Ă©crit plusieurs textes traitant des relations entre science et religion. Dans son article paru en 1930,[14] Einstein distingue trois formes de religion : la première est due Ă  la crainte et Ă  une incomprĂ©hension de la causalitĂ© des phĂ©nomènes naturels, d’oĂą l’invention d’êtres surnaturels. La deuxième est sociale et morale. La troisième qu’Einstein appelle « religiositĂ© cosmique Â» est une contemplation de la structure de l’univers. Elle est compatible avec la science et n’est associĂ©e Ă  aucun dogme, ni croyance. Einstein dĂ©clare ĂŞtre religieux, mais seulement dans ce troisième sens qu’il voit dans le mot religion.

Lorsqu’en 1929, le Rabbin Herbert S. Goldstein lui demande « Croyez-vous en Dieu ? Â», Einstein rĂ©pond : « Je crois au Dieu de Spinoza qui se rĂ©vèle lui-mĂŞme dans l’ordre harmonieux de ce qui existe, et non en un Dieu qui se soucie du destin et des actions des ĂŞtres humains. Â» Einstein a souvent utilisĂ© le mot Dieu, cependant le sens qu’il donnait Ă  ce mot fait l’objet de diverses interprĂ©tations. Une partie du clergĂ© a considĂ©rĂ© que les vues d’Einstein Ă©taient compatibles avec la foi. Ă€ l’inverse, le Vatican dĂ©nonce alors « un authentique athĂ©isme mĂŞme si il est dissimulĂ© derrière un panthĂ©isme cosmique Â».[15] Si Einstein rejette les croyances traditionnelles, il se distingue personnellement des athĂ©es et rĂ©pète qu’il est « un non-croyant profondĂ©ment religieux. Â» Dans une lettre adressĂ©e au philosophe Eric Gutkind, Einstein Ă©crit : « Le mot Dieu n’est pour moi rien de plus que l’expression et le produit des faiblesses humaines, la Bible un recueil de lĂ©gendes, certes honorables mais primitives qui sont nĂ©anmoins assez puĂ©riles. Aucune interprĂ©tation, aussi subtile soit-elle peut selon moi changer cela Â»[16]. Einstein rĂ©pondra d’ailleurs Ă  un journaliste lui demandant s’il croit en Dieu : « DĂ©finissez-moi d’abord ce que vous entendez par Dieu et je vous dirai si j’y crois. Â»[17].

Un militant de l’athéisme comme Richard Dawkins considère également que la position d’Einstein était seulement de l’athéisme poétiquement embelli.[18] Lors de la campagne d’affichage de slogans en faveur de l’athéisme sur les bus de Londres en 2008 (soutenue par Dawkins), une citation d’Einstein fut utilisée. Cela provoqua des protestations, car cette utilisation a tendance à assimiler Einstein à un athée.[19]

Einstein et la philosophie

La philosophie n’est pas l’un de ses domaines de prĂ©dilection, mais Albert Einstein marque son intĂ©rĂŞt pour la vision de l’humanitĂ© que propose Friedrich Nietzsche[rĂ©f. nĂ©cessaire], et certaines idĂ©es prĂ©sentes dans les rĂ©flexions de Spinoza. NĂ©anmoins, il apporte une nouvelle vision du monde moderne par ses travaux scientifiques comme par ses ouvrages non scientifiques. Ainsi, dans son ouvrage Comment je vois le monde publiĂ© en 1934, un an après son installation aux États-Unis, Albert Einstein prĂ©sente sa vision de l’humanitĂ©, et pose la question de la place de la science vis-Ă -vis de l’humanitĂ©. Ces travaux ont pu avoir une certaine influence sur des philosophes comme Martin Heidegger ou Jean-Paul Sartre[rĂ©f. nĂ©cessaire].

Einstein et l’astrologie

Contrairement à la citation qui lui est attachée par de nombreuses publications, en particulier celle de l’astrologue Élizabeth Teissier, Einstein ne croyait pas en l’astrologie.

La citation apocryphe qui lui est attribuĂ©e est : « L’astrologie est une science en soi, illuminatrice. J’ai beaucoup appris grâce Ă  elle et je lui dois beaucoup. Les connaissances gĂ©ophysiques mettent en relief le pouvoir des Ă©toiles et des planètes sur le destin terrestre. Ă€ son tour, en un certain sens, l’astrologie le renforce. C’est pourquoi c’est une espèce d’élixir de vie pour l’humanitĂ©. Â»

Ce faux a pour origine le Huters astrologischer Kalender de 1960, publié en 1959. La phrase a donc été forgée environ cinq ans après la mort d’Einstein.[20]

Son opinion nĂ©gative sur l’astrologie est exprimĂ©e dans une introduction Ă©crite en 1951 pour l’ouvrage de Carola Baumgardt [21]. Einstein rappelle que Kepler avait su accepter l’idĂ©e que l’expĂ©rience seule pouvait dĂ©cider de la validitĂ© d’une thĂ©orie mathĂ©matique, aussi belle soit-elle. Il cite alors l’astrologie comme illustration, dans la pensĂ©e keplĂ©rienne, d’un reste de manière de penser animiste et tĂ©lĂ©ologiquement orientĂ©e omniprĂ©sente dans les recherches « scientifiques Â» de l’époque.

Einstein et le végétarisme

Albert Einstein soutient la cause végétarienne. Il considére le végétarisme comme un idéal sans pourtant le pratiquer lui-même malgré quelques problèmes de conscience[22]. Ses arguments se basent principalement sur des raisons de santé, mais il croit également à l’effet bénéfique du régime végétarien sur le tempérament des hommes.[23] Un an avant sa mort, il décide de mettre en pratique ses idées et entame un régime végétarien.[24]

Le cerveau d’Einstein

En 1978, le journaliste Steven Levy apprend par son employeur le journal New Jersey Monthly que le cerveau du savant aurait été conservé et lui demande de le récupérer.

Levy est accompagné par un caméraman durant sa quête et le film est diffusé dans les années 1990 à la télévision en France. Après une longue enquête, il le retrouve en effet à Wichita, Kansas, chez le pathologiste qui avait procédé à son extraction, le Dr Thomas Harvey. Cette information souleva l’intérêt des médias.

Le Dr Harvey dĂ©clara qu’il n’avait rien trouvĂ© de particulier dans la structure physique du cerveau d’Einstein pouvant expliquer son gĂ©nie. Mais de plus rĂ©centes Ă©tudes, parues notamment dans Science et Vie, concluent que le cerveau d’Einstein possĂ©dait un nombre Ă©levĂ© d’astrocytes. Selon le premier mĂ©decin autorisĂ© Ă  autopsier le cerveau d'Albert Einstein dans les annĂ©es 80, Marian Diamond, certaines zones de son cerveau, rĂ©servĂ©es aux tâches les plus hautes, possĂ©daient une proportion de cellules gliales incroyablement Ă©levĂ©e : tout indique que les cellules gliales occupent une place dĂ©terminante dans le dĂ©veloppement de l'intelligence[25].

Une étude approfondie de la structure du cerveau révèle également que la scissure de Sylvius présente une inclinaison particulière, augmentant la taille de la zone du raisonnement abstrait au détriment de la zone du langage, ce qui pourrait expliquer qu’Einstein n’ait su parler que très tard.

Inventions et brevets

Einstein a aussi inventĂ© des appareils et dĂ©posĂ© de nombreux brevets en collaboration avec des amis :

  • Voltmètre ultrasensible : En 1908, avec Paul Habicht, il met au point un voltmètre capable de mesurer des tensions de l’ordre d’un dix-millième de volt. Ce « multiplicateur de potentiel Einstein-Habicht Â» est commercialisĂ© Ă  partir de 1912.
  • RĂ©frigĂ©rateur : Avec son ancien Ă©tudiant et ami LeĂł Szilárd, il crĂ©e plusieurs types de rĂ©frigĂ©rateurs (un système Ă  absorption, un système Ă  diffusion et un système Ă©lectromagnĂ©tique). Ce dernier système s’appuie sur une « pompe Ă©lectromagnĂ©tique Â» qui est encore utilisĂ©e pour transporter le sodium dans les rĂ©acteurs Ă  neutrons rapides Ă  caloporteur sodium (2005). Les rĂ©frigĂ©rateurs n’ont pas Ă©tĂ© commercialisĂ©s.
  • Appareil de correction auditive : Un des quarante brevets dĂ©posĂ©s avec LeĂł Szilárd.

Divers

Un einstein est une unitĂ© de mesure Ă©gale au nombre d’Avogadro fois l’énergie d’un photon (lumière). Il existe un Ă©lĂ©ment chimique : l’einsteinium.

2005 fut l’année mondiale de la physique, mais aussi l’année d’Einstein, en commémoration du centenaire de l’annus mirabilis.

Distinctions

  • 1921 : Prix Nobel de physique
  • 1931 : Prix Jules Janssen

Articles scientifiques (sélection)

  • Zur Elektrodynamik bewegter Körper. In : Annalen der Physik 17/1905, pages 891–921 ; traduit en français (Gauthier-Villars 1925, réédition Gabay 2005) « Sur l’électrodynamique des corps en mouvement Â».
  • Ăśber einen die Erzeugung und Verwandlung des Lichtes betreffenden heuristischen Gesichtspunkt. In : Annalen der Physik 17/1905, pages 132–48 ; trad. « Un point de vue heuristique concernant la conception et la transformation de la lumière Â»
  • Ist die Trägheit eines Körpers von seinem Energieinhalt abhängig? In : Annalen der Physik 18/1905, pages 639–641 ; traduit en français (Gauthier-Villars 1925) « L’inertie d’un corps dĂ©pend-elle de sa capacitĂ© d’énergie? Â»
  • Zur Quantentheorie der Strahlung. In : Mitteilungen der Physikalischen Gesellschaft ZĂĽrich 18/1916 und Physikalische Zeitschrift 18/1917, p. 121 et ss.; trad. « Sur la thĂ©orie quantique du rayonnement Â»
  • Ăśber Gravitationswellen, Comptes-rendus de l’AcadĂ©mie des sciences de Prusse (Berlin), 1918, 154 ; trad. « Des ondes gravitationnelles Â»
  • (avec Boris Podolsky et Nathan Rosen) Can Quantum Mechanical Description of Physical Reality Be Considered Complete?, Physical Review, 15 mai 1935 ; trad. « La description de la rĂ©alitĂ© physique par la mĂ©canique quantique peut-elle ĂŞtre considĂ©rĂ©e comme complète? Â»

Par ailleurs, une sélection des œuvres d’Einstein, notamment ses articles scientifiques originaux, sont disponibles en traduction française commentée sous le titre Œuvres choisies aux éditions du Seuil/CNRS éditions, dans la collection Sources du savoir (6 volumes parus depuis 1989).

  • Françoise Balibar (ed.), Albert Einstein : physique, philosophie, politique, Ă©ditions du Seuil, (ISBN 2020396580). Livre de poche qui contient des « morceaux choisis Â» issus de la sĂ©lection prĂ©cĂ©dente.

Autres œuvres

  • Albert Einstein : La thĂ©orie de la relativitĂ© restreinte et gĂ©nĂ©rale. (1916, Ă©dition française Gauthier-Villars 1956)
  • Pourquoi la guerre ?. (1933) Rivages, 2005, (ISBN 2743613645), avec Sigmund Freud.
  • Comment je vois le monde. (1934, Ă©dition française Flammarion 1934), réédition Flammarion, 1989, collection Champs 183, (ISBN 2-08-081183-5). Essai politico-philosophique, oĂą Einstein expose ses positions dans diffĂ©rents domaines : social, Ă©conomique, politique, religieux, culturel et scientifique.

L’Institut technique de Californie (Caltech) publie, avec l’aide de l’université hébraïque de Jérusalem, l’intégrale des écrits d’Einstein, The Einstein Papers Project. C’est évidemment une édition plutôt destinée aux bibliothèques. Le tome 10 est sorti récemment. (www.einstein.caltech.edu)

Annexes

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes

  • Prix Nobel de physique
  • La date de naissance d’Albert Einstein est Ă©galement la journĂ©e de Ď€
  • Loi de Nernst-Einstein
  • Statistique de Bose-Einstein
  • Mileva Einstein
  • (2001) Einstein
  • Oeuvre de secours aux enfants

Bibliographie

Cette bibliographie contient quelques ouvrages pour aborder le personnage d’Einstein et son œuvre. Pour des ouvrages plus techniques, le lecteur se reportera aux bibliographies des articles spécialisés citées ci-dessous.

Biographies

  • Françoise Balibar, Einstein : La joie de la pensĂ©e. collection DĂ©couvertes, Gallimard (1993) (ISBN 2070532208).
  • Banesh Hoffmann, Albert Einstein, crĂ©ateur et rebelle. Collection Points-Sciences, Le Seuil (1975) (ISBN 2020053470). Une excellente biographie au format poche, par un ancien collaborateur d’Einstein Ă  l’Institute for Advanced Studies de Princeton.
  • Philippe Frank, Einstein â€“ Sa vie et son temps. Collection Les savants & le monde, Albin Michel (Paris 1950). Réédition en poche dans la collection Champs, Flammarion (1993), ISBN 2-08-081242-4. Une biographie autorisĂ©e de première main, par celui qui fut le successeur d’Einstein Ă  la chaire de physique thĂ©orique de l’UniversitĂ© de Prague, nommĂ© sur sa recommandation. Très documentĂ©e, elle dĂ©crit admirablement le contexte historique (scientifique et politique) de la genèse des travaux d’Einstein.
  • Abraham Pais, Albert Einstein : La vie et l’œuvre, Intereditions (1993). RééditĂ© par Dunod (2005), ISBN 2-10-049389-2. La biographie scientifique qui fait aujourd’hui autoritĂ© depuis sa parution en 1982, par un professeur de l’universitĂ© Rockefeller qui a connu Einstein dans les dernières annĂ©es de sa vie. Contenu extrĂŞmement riche. Le niveau de certains passages techniques est celui d’un second cycle universitaire.
  • Jacques Merleau-Ponty, Einstein, Flammarion, coll. « Figures de la science Â», 1993 (ISBN 978-2082112024) . RééditĂ© en poche chez Flammarion, coll. « Champs Â», (ISBN 978-2080813381). Cette biographie se compose de trois parties : tout d'abord la vie d'Albert Einstein, une seconde partie sur son Ĺ“uvre scientifique, très complète et dĂ©taillĂ©e pour un ouvrage biographique, et enfin un essai sur sa philosophie.

Ouvrages de vulgarisation

  • Albert Einstein : La relativitĂ©. Gauthier-Villars (1956). Au format poche, un exposĂ© Ă©lĂ©mentaire des principes de la thĂ©orie de la relativitĂ© restreinte et gĂ©nĂ©rale, par son auteur. IndĂ©modable.
  • Banesh Hoffmann : Histoire d’une grande idĂ©e : la relativitĂ©. Éditions Pour La Science (1985), diffusion Belin, (ISBN 0-9029-1844-5). Un exposĂ© remarquable pour sa clartĂ© et sa simplicitĂ© de la relativitĂ©, par un ancien collaborateur d’Einstein Ă  l’Institute for Advanced Studies de Princeton.
  • Thibault Damour : Si Einstein m’était contĂ©. Éditions du Cherche-midi, Paris (2005), (ISBN 2-74910-390-8). Le grand spĂ©cialiste français des thĂ©ories de la relativitĂ© nous livre enfin « son Â» Einstein sans Ă©quations. Thibault Damour est professeur permanent Ă  l’Institut des Hautes Études Scientifiques (IHES) de Bures-sur-Yvette ; il a longtemps enseignĂ© la relativitĂ© gĂ©nĂ©rale au DEA de physique thĂ©orique de la rue d’Ulm.
  • Albert Einstein & Leopold Infeld : L’évolution des idĂ©es en physique. collection Champs, Flammarion (1993), (ISBN 2080811193). Au format poche, une histoire de la physique, de la mĂ©canique de Newton jusqu’aux thĂ©ories modernes (relativitĂ©, quanta), Ă©crite en 1936 par le MaĂ®tre lui-mĂŞme et l’un de ses disciples Ă  Princeton, pour financer le sĂ©jour de ce dernier.

Ouvrages techniques

  • Michèle Leduc & Michel Le Bellac (Ă©diteurs) : Einstein aujourd’hui. EDP Sciences (Janvier 2005), (ISBN 2-86883-768-9). 428 p. Pour cĂ©lĂ©brer l’« AnnĂ©e mondiale de la physique 2005 Â», les Éditions de Physique nous proposent un panorama contemporain des domaines de la physique initiĂ©e par Einstein en 1905 : relativitĂ©s, quanta, physique statistique de la diffusion. Les textes, souvent techniques, sont Ă©crits par les plus grands experts français de ces domaines.
  • Se reporter aux bibliographies des articles spĂ©cialisĂ©s :

Liens externes

Notes et références

  1. ↑ Avant d’être helvĂ©to-amĂ©ricain, il fut brièvement helvĂ©to-autrichien et helvĂ©to-allemand ; voir Albert Einstein’s nationality
  2. ↑ a, b et c La thèse d’Einstein aux enchères !, Futura-Sciences, 13 mars 2009
  3. ↑ Dans Il Ă©tait sept fois la rĂ©volution, Albert Einstein et les autres, Étienne Klein indique que cette traduction lui semble rĂ©ductrice, et qu’il prĂ©fère « Bureau de la propriĂ©tĂ© intellectuelle Â»
  4. ↑ a et b Jacques Merleau-Ponty 1993, p. 138-143
  5. ↑ Comment je vois le monde, publié à partir de 1934
  6. ↑ (en)Einstein’s Letter to President Roosevelt - 1939 | Historical Documents | atomicarchive.com
  7. ↑ (en) Einstein’s Second Letter to President Roosevelt â€“ 1945 | The Manhattan Project | Historical Documents | atomicarchive.com
  8. ↑ Tom Segev, One Palestine Complete, Holt Paperbacks, p. 202–204.
  9. ↑ [1] [2][pdf]
  10. ↑ Livre Noir, (ISBN 2742706232)
  11. ↑ (en)New York Time, 4 decembre 1948
  12. ↑ (en)Why Socialism?, par Albert Einstein
  13. ↑ (en)Federal Bureau of Investigation â€“ Freedom of Information Privacy Act
  14. ↑ New York Times Magazine (November 9, 1930), traduit en français dans « comment je vois le monde Â»
  15. ↑ Max Jammer, Einstein and Religion p. 151.
  16. ↑ lettre à Eric Gutkind 3 janvier 1954, Einstein Archive 59–897
  17. ↑ Dico-citations.com
  18. ↑ Richard Dawkins : Pour en finir avec Dieu. Chapitre 1.
  19. ↑ http://physicsworld.com/blog/2009/01/transit_ads.html
  20. ↑ http://www.sceptiques.qc.ca/assets/docs/qs57p31.pdf
  21. ↑ Johannes Kepler : Life and Letters (Ă©dition 1952, London, Victor Gollancz LTD)
  22. ↑ Einstein Archive 60-058)
  23. ↑ Lettre à Hermann Huth, 27 décembre 1930. Einstein Archive 46-756
  24. ↑ Lettre à Hans Muehsam, 30 mars 1954.
  25. ↑ 'La clĂ© du gĂ©nie d'Einstein ?, Sciences et Vie, novembre 2005, page 71.
Précédé par Albert Einstein Suivi par
Charles Edouard Guillaume
Prix Nobel de physique
1921
Niels Bohr

wikipediaCet article est issu de l'encyclopédie libre Wikipedia.
Vous pouvez consulter l'article ici ainsi que son historique.
Les textes et les images sont disponibles sous les termes de la Licence de documentation libre GNU.


haut de pagehaut Retrouvez cette page sur ilephysique l'île de la physique
© Tom_Pascal & Océane 2010