Pour les candidats n'ayant pas suivi l'enseignement de spécialité :
Durée de l'épreuve : 3 h 30 - Coefficient 6
Pour les candidats ayant suivi l'enseignement de spécialité :
Durée de l'épreuve : 3 h 30 - Coefficient 8
L'usage de la calculatrice électronique est autorisé.
Ce sujet comporte trois exercices.
Le candidat doit traiter les trois exercices qui sont indépendants les uns des autres :
- Exercice I - Laboratoires en impesanteur (6,5 points)
- Exercice II - Spectrophotométrie (5,5 points)
- Exercice III - ENSEIGNEMENT OBLIGATOIRE : Nettoyants pour sols (4 points)
- Exercice III - ENSEIGNEMENT SPE : Dosage du dioxygène dissous dans l'eau (4 points)
6,5 points exercice I - Laboratoires en impesanteur - Commun à tous les candidats
Au terme
apesanteur, utilisé dans le langage courant, on préfère aujourd'hui celui d'impesanteur, en raison de la confusion orale entre «la pesanteur» et «l'apesanteur».
L'étude de l'influence de la pesanteur sur certains phénomènes physiques, chimiques ou biologiques nécessite de disposer de laboratoires en impesanteur. Cette situation d'impesanteur est obtenue à bord d'un « véhicule » tombant en chute libre : l'Airbus
« A300 zéro G » en vol parabolique ou la station spatiale internationale (ISS) en orbite autour de la Terre.
1ère partie : Le vol parabolique de l'airbus "A300 zéro G"
Extrait d'un document scientifique du site Educnet.
"L'Airbus « Zéro G » qui est en vol horizontal à 6300 mètres d'altitude monte en se cabrant à 47°. Il est alors en hyper pesanteur [... ]. Le pilote diminue ensuite la poussée
des réacteurs de façon à juste compenser le frottement de l'air et l'avion entre en phase de chute libre dès 8000 mètres. Son contenu est en impesanteur. Son élan lui permet
d'atteindre 8700 mètres puis il retombe (phase descendante de la parabole). Après avoir remis les gaz à 8000 mètres et retrouvé une phase d'hyper pesanteur l'avion reprend son vol horizontal à 6300 mètres.
L'opération dure environ une minute pour obtenir 25 secondes d'impesanteur ou micropesanteur [...]. "
http://www.educnet.education.fr/orbito/pedago/zerog/zerog2.htm

Le mouvement de l'avion de masse

est étudié pendant sa phase de chute libre dans le plan vertical

défini sur la figure précédente. Lors de cette phase, tout se passe comme si, en
première approximation, l'avion n'était soumis qu'à la seule force de pesanteur.
A

, l'altitude initiale est

, la vitesse du centre d'inertie de l'avion est

et l'inclinaison du vecteur-vitesse initiale

par rapport à l'horizontale
est

.
Le champ de pesanteur est supposé uniforme et de valeur g = 9,8 m.s
-2.
1.1. En appliquant la 2
eme loi de Newton à l'avion, déterminer l'expression du vecteur-accélération

de son centre d'inertie. En déduire les coordonnées

et

de ce vecteur-accélération.
1.2.1. Établir l'expression littérale des coordonnées
)
et
)
du vecteur-vitesse

du centre d'inertie de l'avion à la date

.
1.2.2. Montrer que l'on peut considérer que les expressions numériques des coordonnées de ce vecteur-vitesse en unités SI (système international) vérifient :
et
1.3. Au sommet S de la trajectoire la coordonnée verticale

du vecteur-vitesse du centre d'inertie de l'avion est nulle.
1.3.1. Expliquer pourquoi

en S.
1.3.2. En déduire à partir de l'expression de
)
établie à la question
1.2.2., que la durée de la phase ascendante de chute libre de l'avion est d'environ 12 s.
1.4.1. En utilisant les résultats de la question
1.2.2., établir les équations horaires
)
et
)
du mouvement de l'avion.
1.4.2. En déduire la valeur de l'altitude maximale atteinte par l'avion. Cette valeur est-elle compatible avec celle fournie dans l'extrait du document scientifique ?
2ème partie : Caractéristiques du mouvement de la station ISS
La station spatiale internationale (ISS) est un gigantesque laboratoire spatial d'environ 400 tonnes, en orbite autour de la Terre à une altitude d'environ 350 km. L'équipage est généralement constitué de six astronautes restant en mission pendant plusieurs mois pour
assurer des travaux de maintenance et des tâches scientifiques.
Le mouvement du centre d'inertie de la station ISS est étudié dans le référentiel géocentrique supposé galiléen. On note

la masse de l'ISS et

son altitude par rapport au sol terrestre. On considère que le satellite est en mouvement circulaire uniforme sous
l'action de la seule force d'attraction gravitationnelle exercée par la Terre.
L'objectif de cette partie est de vérifier quelques caractéristiques du mouvement de ce satellite.
]Données :
Constante de gravitation universelle G = 6,67 × 10
-11 m
3.s
-2.kg
-1.
Masse de la Terre M
T = 6,0 × 10
24 kg
Rayon terrestre R
T = 6,4 × 10
3 km
Altitude de l'ISS z = 3,5 × 10
2 km
2.1. Représenter qualitativement, sur la figure en annexe à rendre avec la copie, la force d'attraction gravitationnelle s'exerçant sur la station spatiale.
Donner l'expression littérale de la norme F de cette force d'attraction gravitationnelle.
2.2. En appliquant la 2
ème loi de Newton à la station spatiale, établir l'expression de la norme

du vecteur-accélération

de son centre d'inertie.
Représenter qualitativement ce vecteur-accélération

sur la figure en annexe à rendre avec la copie.
2.3. On rappelle que pour un satellite en mouvement circulaire uniforme autour d'un astre, sur une orbite de rayon

, la norme

de l'accélération du centre d'inertie du satellite est liée à la vitesse orbitale

de ce dernier par la relation :
2.3.1. Établir l'expression littérale de la norme de

de la vitesse du satellite en fonction des constantes

,

,

et de l'altitude

.
2.3.2 Calculer la valeur numérique de la vitesse orbitale du satellite.
2.3.3. Exprimer la période

de révolution du satellite en fonction de

,

et

.
2.3.4. Déterminer la valeur numérique de cette période de révolution. En déduire le nombre de révolutions effectuées chaque jour par la station spatiale.
3ème partie : Comparaison
Quel est l'atout principal des expériences en impesanteur réalisées à bord de la station ISS par rapport à celles effectuées lors des vols paraboliques de l'airbus A300 Zéro-G ?
Annexe
5,5 points exercice II - Spectrophotométrie
La lumière est un « outil » précieux en chimie analytique. En effet, toute espèce chimique est susceptible d'interagir avec des
radiations lumineuses. Par exemple, une espèce colorée X absorbe certaines radiations visibles.
Le principe de la spectrophotométrie repose sur la mesure de l'absorbance A de l'espèce X en solution dans un solvant Y.
Cette grandeur A est le résultat de la comparaison de deux intensités lumineuses : celle d'une radiation monochromatique
ayant traversé une cuve transparente contenant le solvant Y, et celle de la même radiation émergeant de la même cuve contenant
la solution de l'espèce X dans le solvant Y.
Schéma de principe d'un spectrophotomètre à prisme
1ère partie : Lumière et spectrophotométrie
1.1. Donner les valeurs limites des longueurs d'onde du spectre visible dans le vide et les couleurs correspondantes.
1.2. Situer, du point de vue de leur longueur d'onde, les rayonnements ultraviolets et infrarouges par rapport au spectre visible.
1.3. Le rôle du monochromateur dans un spectrophotomètre est de sélectionner une radiation monochromatique particulière. Donner la définition d'une lumière monochromatique.
1.4. Certains monochromateurs comportent un prisme de verre.
1.4.1. Définir l'indice de réfraction

d'un milieu transparent.
1.4.2. De quel paramètre caractéristique d'une radiation lumineuse dépend l'indice

pour un milieu transparent donné ?
1.4.3. Le prisme de verre décompose la lumière blanche. Nommer le phénomène responsable de cette décomposition et le décrire brièvement en quelques lignes.
1.4.4. Lors d'une réfraction air-verre, la déviation d'une radiation lumineuse est d'autant plus importante que la longueur d'onde de la radiation est faible. Sans faire de
calcul, compléter la figure de la feuille annexe (à rendre avec la copie) en y faisant figurer le trajet d'un rayon lumineux bleu et d'un rayon rouge à l'intérieur du prisme et après sa sortie.
2ème partie : Dosage colorimétrique par étalonnage
On se propose de déterminer la concentration en diiode dans une teinture d'iode officinale. On commence par diluer 200 fois
la teinture d'iode (trop concentrée pour une étude spectrophotométrique directe). La solution aqueuse obtenue à l'issue de cette
dilution est appelée solution S.
Par ailleurs, on dispose d'un ensemble de solutions aqueuses de diiode notées D
i (D
1, D
2, etc)
de concentrations connues toutes différentes. Ces solutions ont des colorations proches de celle de la solution S.
Données :
Spectre d'absorption d'une solution aqueuse de diiode de concentration molaire c = 3,0 × 10-3 mol.L-1

Masse molaire atomique de l'iode : 127 g.mol
-1
Écart relatif entre une valeur expérimentale G
exp et une valeur attendue G
a d'une grandeur quelconque G :
2.1. On peut trouver expérimentalement un encadrement de la concentration en diiode de la solution S, sans utiliser un spectrophotomètre.
2.1.1. Expliquer brièvement la méthode.
2.1.2. Pourquoi lors de la mise en œuvre de cette méthode, faut-il que les récipients utilisés (tubes à essais ou béchers) soient tous identiques ?
2.2. À l'aide d'un spectrophotomètre, on mesure l'absorbance A
i de chaque solution D
i de diiode, puis celle de la solution S.
2.2.1. Donner la valeur d'une longueur d'onde qui vous paraît bien appropriée pour ces mesures. Justifier brièvement.
2.2.2. On obtient les résultats suivants :
Concentration C de la solution en mol.L-1 |
50 |
100 |
250 |
500 |
750 |
1000 |
| Absorbance A de la solution |
0,041 |
0,10 |
0,22 |
0,46 |
0,70 |
0,87 |
Absorbance de la solution S : A = 0,78.
La courbe d'étalonnage de l'absorbance en fonction de la concentration molaire C en diiode est fournie en annexe.
La relation entre l'absorbance A et la concentration C est appelée loi de Beer-Lambert. Elle s'écrit : A = k × C avec k une constante et C la concentration molaire de l'espèce
colorée dans la solution. La courbe d'étalonnage obtenue est-elle en accord avec cette loi ? Justifier.
2.2.3. Déterminer graphiquement la concentration molaire C
S.exp en diiode de la solution S. En déduire
la concentration molaire C
exp en diiode de la teinture d'iode officinale.
2.3. La teinture d'iode officinale est étiquetée à 5,0 % en masse de diiode. Sa masse volumique est

.
2.3.1. À partir de ces données, vérifier que la concentration massique C
m en diiode attendue dans
cette teinture est 45 g.L
-1.
2.3.2. En déduire la valeur de la concentration molaire attendue en diiode dans cette teinture. On la notera C
a.
2.3.3. Calculer l'écart relatif entre la valeur expérimentale C
exp à la valeur C
a. Conclure.
Annexes de l'exercice II à rendre avec la copie :
Question 1.4.4. :
Questions 2.2.2 et 2.2.3. : Courbes d'étalonnage :
4 points exercice III - Nettoyants pour sols - Pour les candidats n'ayant pas suivi l'enseignement de spécialité
Les produits d'entretien ménager peuvent contenir certaines substances chimiques ayant un impact négatif sur l'environnement
et la santé. Les agences régionales de l'environnement ont pour mission d'informer et de sensibiliser le public. Sur le site de
l'une d'elles, on trouve le texte suivant.
Les produits ménagers : nettoyez sans polluer !
Les produits d'entretien peuvent contenir des substances chimiques dont certaines ne sont pas biodégradables et dont les
impacts sur l'environnement et la santé sont douteux voire négatifs. [...]
Nettoyants pour les sols :
Ils contiennent parfois du
LAS (linear-alkylbenzène-sulfonate), un tensioactif pétrochimique [...], particulièrement
nocif pour l'environnement [...] et pour la santé provoquant parfois irritations ou allergies respiratoires (pollution de l'air
intérieur).[...]
Alternatives :
Un simple coup de balai ou d'aspirateur suffit généralement ; si besoin, nettoyez le sol à l'eau claire. S'il est
particulièrement sale, ajoutez dans le seau un peu de
savon noir. Deux ou trois produits de base, écologiquement
irréprochables, comme le savon noir (ou savon gras),
l'huile de lin ou le vinaigre blanc suffisent pratiquement à résoudre
tous les problèmes. Adjoignez-leur à la rigueur un produit multi-usages réellement vert (à base végétale ou biodégradable à
au moins 98 % en quelques jours) et le tour est joué.
http://www.arehn.asso.fr/agence/agence.html
Données :
| Acide gras |
Formule semi-développée |
Formule simplifiée |
Acide -linolénique |
CH3-CH2-(CH=CH-CH2)3-(CH2)6-COOH |
C17H29-COOH |
| Acide linoléique |
CH3-(CH2)4-(CH=CH-CH2)2-(CH2)6-COOH |
C17H31-COOH |
| Acide oléique |
CH3-(CH2)7-CH=CH-(CH2)7-COOH |
C17H33-COOH |
| Acide stéarique |
CH3-(CH2)16-COOH |
C17H35-COOH |
1ère partie: L'huile de lin
L'huile de lin est constituée en majeure partie d'un mélange de triglycérides issus des acides gras suivants :

l'acide

-linolénique (45 à 70 %) ;

l'acide linoléique (12 à 24 %) ;

l'acide oléique (10 à 21 %) ;

quelques acides gras saturés comme l'acide stéarique.
1.1. L'acide stéarique est un acide gras saturé alors que l'acide

-linolénique, l'acide
linoléique et l'acide oléique sont des acides gras insaturés.
Quelle est la caractéristique commune de ces molécules justifiant le qualificatif "insaturé" ?
1.2. Les triglycérides présents dans la nature peuvent être synthétisés par réaction entre le glycérol et des
acides gras de formule générale R-COOH.
1.2.1. À quelle famille de composés organiques appartient le glycérol ? Justifier.
1.2.2. À quelle famille de composés organiques appartient un triglycéride ? Justifier.
2ème partie : Fabrication du savon noir
Le savon noir est un savon mou de couleur naturellement ambrée sombre, résultant de la saponification de l'huile de lin par la
potasse (solution d'hydroxyde de potassium K
+(aq) + HO
-(aq)).
Dans cette partie, on considérera que l'huile de lin est constituée uniquement du triglycéride issu de l'acide

-linolénique,
que l'on appellera composé T.
Données :
Masse molaire du composé T : M
T = 872 g.mol
-1
Masse molaire du savon : M
S = 316 g.mol
-1
Formule du triglycéride T :
2.1. Quelle est la formule brute du groupe R dans le triglycéride T ?
2.2. Compléter sur la feuille annexe à rendre avec la copie l'équation de la réaction correspondant à la
saponification du composé T par la potasse.
Encadrer le produit de la réaction correspondant au savon.
2.3. Au laboratoire, on réalise cette synthèse à partir de 20 g d'huile de lin et 20 mL de solution de potasse
à 5,0 mol.L
-1.
On porte ce mélange à ébullition, additionné de 20 mL d'éthanol et de quelques grains de pierre ponce, pendant 30 minutes.
2.3.1. Quel dispositif expérimental utilisera-t-on pour réaliser cette synthèse ? Expliquer l'intérêt de ce
dispositif.
2.3.2. Déterminer les quantités de matière initiales de réactifs.
2.3.3. Compléter le tableau d'évolution du système fourni en annexe. Sachant que la transformation est totale,
déterminer la quantité de matière de savon synthétisé.
2.3.4. Déterminer alors la masse de savon synthétisé.
3ème partie: Action du savon
3.1. Les propriétés détergentes du savon, c'est-à-dire son aptitude à enlever les salissures, sont dues à la structure
particulière de l'anion carboxylate RCOO
-. Sa tête polaire constituée du groupe –COO
- et la longue chaîne
carbonée R ont des propriétés antagonistes.
3.1.1. Nommer les propriétés des deux parties de cet ion.
3.1.2. En utilisant la représentation symbolique suivante, dessiner sur le schéma de la feuille annexe à rendre
avec la copie quelques ions carboxylate du savon au niveau de l'interface entre la salissure graisseuse et l'eau.
Schématisation de l'ion carboxylate
3.2. La formule du LAS (linear-alkylbenène-sulfonate) est la suivante :
Montrer que l'anion associé au cation Na
+ possède une action détergente, du fait de sa structure analogue
à celle de l'anion carboxylate du savon.
Annexe de l'exercice III à rendre avec la copie
Questions 2.1. et 2.2.3.
Question 3.1.2.
4 points exercice III - Dosage du dioxygène dans l'eau - Pour les candidats ayant suivi l'enseignement de spécialité
Dans les eaux naturelles, le dioxygène dissous est un facteur écologique essentiel. Il permet la respiration des êtres vivants
aquatiques. Il provient de l'activité photosynthétique des végétaux aquatiques et de la dissolution du dioxygène atmosphérique.
Une eau très aérée (comme celle d'un torrent) est généralement saturée en dioxygène, alors qu'une eau chargée en matières
organiques est sous-saturée. En effet, la forte présence de matière organique dans une eau permet aux micro-organismes de se
développer tout en consommant du dioxygène. La concentration en dioxygène dissous est donc un paramètre utile dans le diagnostic
biologique d'une eau.
Le but de cet exercice est d'étudier le dosage du dioxygène dissous dans une eau par la méthode de Winkler.
Cette méthode comporte 3 étapes :
1ère étape : réaction du dioxygène dissous avec un excès d'hydroxyde de manganèse (II).
2ème étape : dissolution de l'hydroxyde de manganèse (III) créé lors de la 1
ère étape, puis
formation de diiode par action d'une solution d'iodure de potassium en excès.
3ème étape : dosage du diiode, formé lors de la 2
ème étape, par une solution de
thiosulfate de sodium.
Données :
Masse molaire atomique de l'oxygène : 16 g.mol
-1
Couples oxydant / réducteur :
| Ion manganèse (III) / ion manganèse (II) |
Mn3+ / Mn2+ |
| Diiode / ion iodure |
I2 / I- |
| Ion tétrathionate / ion thiosulfate |
S4O62- / S2O32- |
Vie aquatique et besoins en dioxygène :
| Développement normal |
Plus de 5 mg.L-1 |
| Développement perturbé |
Entre 3 et 5 mg.L-1 |
| Vie en difficulté |
Entre 1 et 3 mg.L-1 |
| Asphyxie et mortalité |
Inférieure à 1 mg.L-1 |
1ère étape : Réaction du dioxyqène dissous
Dans un échantillon d'eau, on ajoute une solution de sulfate de manganèse (Mn
2+(aq)+ SO
42-(aq))
en milieu très basique. Le dioxygène dissous réagit alors avec l'hydroxyde de manganèse (Il) (Mn(OH)
2(s)) formé in situ
pour produire l'hydroxyde de manganèse (III) (Mn(OH)
3(s)).
1.1. Les ions Mn
2+(aq) réagissent avec les ions hydroxyde HO
-(aq) pour
former un précipité d'hydroxyde de manganèse (II).
1.1.1. Écrire l'équation de la réaction associée à cette transformation chimique.
1.1.2. Pourquoi faut-il que le milieu soit très basique ?
1.2. L'équation (1) de la réaction totale entre le dioxygène dissous et l'hydroxyde de manganèse (II) est la suivante :
4 Mn(OH)2(s) + O2(aq) + 2H2O(l) = 4 Mn(OH)3(s) (1)
Lors de la mise en œuvre du protocole expérimental, on fait en sorte que l'hydroxyde de manganèse (II) soit en excès.
Pourquoi est-ce indispensable de mettre ce réactif en excès pour la réussite de la méthode de Winkler ?
2ème étape : Production de l'espèce chimique à titrer
Après avoir fortement acidifié la solution obtenue à l'étape précédente, les hydroxydes de manganèse sont dissous. On ajoute
alors une solution d'iodure de potassium en excès et les ions iodure réagissent avec les ions Mn
3+(aq).
2.1. L'équation (2) de réaction associée à la dissolution totale de l'hydroxyde de manganèse (III) est :
Mn(OH)3(s) + 3 H+(aq) = Mn3+(aq) + 3 H2O(l) (2)
L'équation (1) montre que la quantité de matière en hydroxyde de manganèse (III) produite est quatre fois supérieure à la
quantité de matière en dioxygène à doser : nM
n(OH)3 = 4n
O2
Écrire alors la relation entre la quantité de matière n
O2 de dioxygène dissous et la quantité de matière
n
Mn3+ d'ions manganèse (III) produit dans la réaction (2).
2.2. Écrire l'équation de la réduction des ions Mn
3+(aq) par les ions iodure (en excès).
Cette équation de réaction totale sera numérotée (3).
3ème étape : Titrage du diiode
La quantité de matière de diiode produite lors de la transformation (3) est égale au double de la quantité de matière de dioxygène à doser :
n
I2 = 2n
O2
Ce diiode résultant de la transformation (3) est dosé à l'aide d'une solution de thiosulfate de sodium (2Na
+(aq) + S
2O
2-3(aq)).
L'équation de la réaction (totale) de dosage est la suivante :
2S2O2-3(aq) + I2(aq) = S4O2-6(aq) + 2I−(aq) (4)
3.1. Compléter le tableau d'évolution fourni en annexe, à rendre avec la copie.
3.2. Montrer que la quantité de matière n
O2 est égale au quart de la quantité de matière
n
éq en ions thiosulfate apportés à l'équivalence.
4. Un laboratoire de biologie marine contrôle régulièrement l'oxygénation de ses aquariums à l'aide de la méthode
de Winkler.
Le titrage du volume V
0 = 100 mL d'eau d'un aquarium marin par une solution de thiosulfate de sodium de
concentration molaire C = 1,00 × 10
−2 mol.L
−1 aboutit à un volume à l'équivalence V
éq = 5,1 mL.
4.1. Calculer la quantité de matière en dioxygène dans le volume V
0 d'eau de cet aquarium.
4.2. En déduire la valeur de la concentration massique C
m en dioxygène dissous.
4.3. Les techniciens doivent-ils intervenir et si oui dans quel but ?
Annexe de l'exercice III à rendre avec la copie
