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Thermodynamique


Thermodynamique : encyclopédie physique

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On peut dĂ©finir la thermodynamique de deux façons simples : la science de la chaleur et des machines thermiques ou la science des grands systèmes en Ă©quilibre. La première dĂ©finition est aussi la première dans l'histoire. La seconde est venue ensuite, grâce aux travaux pionniers de Ludwig Boltzmann.

Avec la physique statistique, dont elle est désormais une partie, la thermodynamique est l'une des grandes théories sur lesquelles se fonde la compréhension actuelle de la matière.

Système thermodynamique typique - la chaleur se déplace du chaud (évaporateur) vers le froid (condenseur) et le travail est extrait.

Sommaire

[modifier] Histoire de la thermodynamique

Article dĂ©taillĂ© : Chronologie de la thermodynamique et de la physique statistique.

[modifier] Science de la chaleur et des machines thermiques

Les notions de chaleur et de température sont les plus fondamentales de la thermodynamique. On peut définir la thermodynamique comme la science de tous les phénomènes qui dépendent de la température et de ses changements.

[modifier] Chaleur et température

Chacun a une connaissance intuitive de la notion de tempĂ©rature. Un corps est chaud ou froid, selon que sa tempĂ©rature est plus ou moins Ă©levĂ©e. Mais une dĂ©finition prĂ©cise est plus difficile. L’un des grands succès de la thermodynamique classique au XIXe siècle, est d'avoir donnĂ© une dĂ©finition de la tempĂ©rature absolue d’un corps, qui a menĂ© Ă  la crĂ©ation de l'Ă©chelle kelvin. Celle-ci donne la tempĂ©rature minimale pour tous les corps : zĂ©ro kelvin, soit -273,15°C. Il s'agit du zĂ©ro absolu, dont le concept apparaĂ®t pour la première fois en 1702 avec le physicien français Guillaume Amontons.

La chaleur est plus difficile à définir. Une ancienne théorie, défendue notamment par Lavoisier, attribuait à un fluide spécial (invisible, impondérable ou presque) les propriétés de la chaleur, le calorique, qui circulerait d’un corps à un autre. Plus un corps est chaud, plus il contiendrait de calorique. Cette théorie est fausse au sens où le calorique ne peut pas être identifié à une quantité physique conservée. La thermodynamique définit la chaleur comme un transfert d'énergie désordonnée d'un système avec le milieu extérieur. En effet l'énergie thermique correspond à l'énergie cinétique de molécules se déplaçant et subissant des chocs de manière aléatoire(appelés mouvement brownien). L'énergie transférée est dite désordonnée au niveau microscopique, par opposition au transfert d'énergie ordonnée au niveau macroscopique réalisé par le biais d'un travail.

[modifier] Machines thermiques

Article dĂ©taillĂ© : Machine thermique.

La thermodynamique classique a pris son essor comme science des machines thermiques ou science de la puissance motrice du feu.

Sadi Carnot a initiĂ© les Ă©tudes modernes des machines thermiques dans un mĂ©moire fondateur, RĂ©flexions sur la puissance motrice du feu et sur les machines propres Ă  dĂ©velopper cette puissance (1824). Le cycle de Carnot, Ă©tudiĂ© dans ce mĂ©moire, reste le principal exemple thĂ©orique d’étude des machines thermiques. PlutĂ´t que « puissance motrice Â», on dit aujourd’hui que les machines thermiques fournissent un travail, et on s’interroge sur la façon d’utiliser la chaleur pour produire du travail continu.

La chaleur est produite par le mouvement des corps macroscopiques. Il suffit de frotter ses mains pour s’en rendre compte. Inversement, la chaleur peut mettre des corps macroscopiques en mouvement. On peut les appeler des machines à feu ou machines thermiques. Systèmes macroscopiques, elles conservent leur mouvement tant qu’une différence de température entre une partie chaude et une partie froide est maintenue.

[modifier] Exemples

Cette section présente quelques exemples où la puissance thermique joue un rôle.

  • Une bougie allumĂ©e met en mouvement l’air qui l’entoure. Un courant ascendant est créé au-dessus de la flamme. Il est perpĂ©tuellement renouvelĂ© par un courant d’air froid arrivant par en dessous. On peut les observer dans une pièce calme avec une plume de duvet ou en approchant une autre flamme. Il s'agit d'un courant de convection.
  • L’eau dans une casserole sur le feu se met en mouvement comme l’air au-dessus de la bougie et comme tous les fluides au-dessus de surfaces suffisamment chaudes. Si on met un couvercle, un nouveau phĂ©nomène se produit. La vapeur soulève le couvercle, qui retombe ensuite pour ĂŞtre Ă  nouveau soulevĂ©, sans cesse jusqu’à Ă©puisement du feu ou de l'eau, donc de la production de vapeur. On raconte que cette simple observation, que l’on peut faire dans toutes les cuisines, est liĂ©e Ă  l’invention des machines Ă  vapeur. Le mouvement du couvercle est trop petit pour ĂŞtre intĂ©ressant. Il s’arrĂŞte aussitĂ´t commencĂ©, car la vapeur qui le pousse s’échappe tout de suite. Mais si on met le couvercle dans un cylindre, on obtient un piston qui peut ĂŞtre poussĂ© par la vapeur ou tout autre gaz sur une longue course. Les machines Ă  vapeur et les moteurs thermiques ne sont pas toujours construits sur le principe du piston et du cylindre. Les autres solutions ne sont pas très diffĂ©rentes. On peut considĂ©rer que l’expĂ©rience du couvercle de la casserole est Ă  l’origine des inventions de tous les moteurs thermiques.
L'Éolipyle d'Héron d'Alexandrie
  • Avant les travaux de Sadi Carnot, les hommes connaissaient la turbine Ă  vapeur. Elle se compose d'une boule de mĂ©tal en rotation sur un axe. L’eau qu’elle contient est chauffĂ©e par en dessous. Deux jets de vapeur tangentiels et opposĂ©s mettent alors la boule en mouvement. Ce système n’a pas Ă©tĂ© amĂ©liorĂ© avant les temps modernes. Les rĂ©acteurs des avions d’aujourd’hui (turbines Ă  gaz) fonctionnent en grande partie sur le mĂŞme principe que cet ancĂŞtre de la turbine.
  • La puissance motrice du feu a Ă©tĂ© beaucoup plus dĂ©veloppĂ©e pour faire des armes. La balle, l’obus, ou tout autre projectile, est poussĂ© dans le canon par un gaz très chaud produit par la combustion de la poudre ou de tout autre explosif. Le canon forme un cylindre dans lequel circule un projectile qui forme le piston.
  • Les fluides de la surface terrestre, l’atmosphère et les ocĂ©ans, sont mis en mouvement par la chaleur du Soleil. Pour les ocĂ©ans, la gravitation joue aussi un rĂ´le dans les marĂ©es. La puissance du vent est donc une forme de la puissance motrice du feu.

[modifier] Science des grands systèmes en équilibre

Définir la thermodynamique comme la science de l’équilibre des grands systèmes est une approche à la fois très rigoureuse et très générale.

Équilibre statistique et loi des grands nombres
Article dĂ©taillĂ© : Loi des grands nombres.

Si l’on jette un mĂŞme dĂ©, bien Ă©quilibrĂ©, un grand nombre de fois, on est sĂ»r par avance que les frĂ©quences d’apparition de chacune des faces seront proches d'un sixième. Plus le nombre de lancers est grand, plus les frĂ©quences sont Ă©gales parce que le dĂ© « explore Â» Ă©galement toutes les possibilitĂ©s qui lui sont offertes. La mĂŞme chose se produit si on verse une goutte de colorant dans un verre d’eau. Si on attend assez longtemps, le verre est devenu uniformĂ©ment colorĂ© parce que toutes les molĂ©cules ajoutĂ©es « explorent Â» Ă©galement toutes les possibilitĂ©s, les rĂ©gions Ă  l’intĂ©rieur du verre, qui leur sont offertes.

Ces observations peuvent être généralisées. Lorsqu’un système est très grand, et lorsqu’il y a un sens à parler de l’équilibre du système, on peut prédire avec certitude la destinée de l’ensemble alors même que les destinées des nombreux individus sont imprévisibles.

Petitesse des atomes

On sait aujourd’hui que les atomes, très petits, existent. Dans chaque échantillon de matière, il y a un très grand nombre d’atomes, par exemple des milliards de milliards dans un minuscule grain de sable. La physique des corps macroscopiques est donc toujours une physique des grands systèmes.

Équilibres thermiques

L’étude des équilibres thermiques a une immense portée. Toutes les formes de la matière (gaz, liquides, solides, semi-fluides,...) et tous les phénomènes physiques (mécaniques, électriques et magnétiques, optiques,...) peuvent être étudiés en raisonnant sur l’équilibre des grands systèmes. La thermodynamique, que l’on identifie alors plutôt à la physique statistique, est une des bases les plus solides sur laquelle est édifiée notre compréhension de la matière.

[modifier] Principes

Les deux principes les plus importants sont le premier et le second. On leur en ajoute parfois deux autres (principes zéro et troisième).

  • Le principe zĂ©ro de la thermodynamique concerne la notion d'Ă©quilibre thermique et est Ă  la base de la thermomĂ©trie. Si deux systèmes sont en Ă©quilibre thermique avec un troisième, alors ils sont aussi ensemble en Ă©quilibre thermique.
  • Le premier principe de la thermodynamique affirme que l'Ă©nergie est toujours conservĂ©e. Autrement dit, l’énergie totale d’un système isolĂ© reste constante. Les Ă©vĂ©nements qui s’y produisent ne se traduisent que par des transformations de certaines formes d’énergie en d’autres formes d’énergie. L’énergie ne peut donc pas ĂŞtre produite ex nihilo ; elle est en quantitĂ© invariable dans la nature. Elle ne peut que se transmettre d’un système Ă  un autre. On ne crĂ©e pas l’énergie, on la transforme.
    Ce principe est aussi une loi générale pour toutes les théories physiques (mécanique, électromagnétisme, physique nucléaire,...) On ne lui a jamais trouvé la moindre exception, bien qu'il y ait parfois eu des doutes, notamment à propos des désintégrations radioactives. On sait depuis le théorème de Noether que la conservation de l'énergie est étroitement reliée à une uniformité de structure de l'espace-temps.
    Elle rejoint un principe promu par Lavoisier : « Rien ne se perd, rien ne se crĂ©e, tout se transforme Â».
  • Le deuxième principe de la thermodynamique affirme la dĂ©gradation de l'Ă©nergie : l'Ă©nergie d'un système passe nĂ©cessairement et spontanĂ©ment de formes concentrĂ©es et potentielles Ă  des formes diffuses et cinĂ©tiques (frottement, chaleur, etc.). Il introduit ainsi la notion d'irrĂ©versibilitĂ© d'une transformation et la notion d'entropie. Il affirme que l'entropie d'un système isolĂ© augmente, ou reste constante.
    Ce principe est souvent interprété comme une "mesure du désordre" et à l'impossibilité du passage du "désordre" à l'"ordre" sans intervention extérieure. Cette interprétation pose des difficultés dans la mesure où le "désordre" et l'"ordre" ne sont pas clairement définis et semblent surtout des notions subjectives.
    Ce principe a une origine statistique : Ă  la diffĂ©rence du premier principe, les lois microscopiques qui gouvernent la matière ne le contiennent qu'implicitement et de manière statistique. En revanche, il est assez indĂ©pendant des caractĂ©ristiques mĂŞmes de ces lois, car il apparaĂ®t Ă©galement si l'on suppose des lois simplistes Ă  petite Ă©chelle.
  • Le troisième principe de la thermodynamique est plus controversĂ©. Il est associĂ© Ă  la descente vers son Ă©tat quantique fondamental d'un système dont la tempĂ©rature s'approche d'une limite qui dĂ©finit la notion de zĂ©ro absolu. Il n'est pas nĂ©cessaire en thermodynamique classique.

[modifier] Grandeurs extensives et intensives

Article dĂ©taillĂ© : ExtensivitĂ© - intensivitĂ©.

Parmi les grandeurs physiques qui déterminent l'état thermodynamique d'un système, on distingue les grandeurs extensives et intensives.

Un système peut toujours être divisé - par la pensée - en parties qui occupent des régions disjointes de l'espace.

Une grandeur est extensive lorsque sa valeur pour le système entier est la somme de ses valeurs pour chacune de ses parties. Exemples :

  • le volume
  • la masse
  • le nombre de particules d'une espèce dĂ©terminĂ©e
  • l'Ă©nergie et l'entropie - dans de nombreux cas
  • la charge Ă©lectrique (il faut alors entendre somme au sens de somme algĂ©brique)

Une grandeur est intensive lorsque dans un système homogène sa valeur est la mĂŞme pour le système entier et pour chacune de ses parties. Exemples :

  • la pression
  • la tempĂ©rature
  • la masse volumique, l'Ă©nergie par unitĂ© de volume, ou de masse dans de nombreux cas, et tout quotient de deux grandeurs extensives

Une grandeur peut n'être ni extensive ni intensive, le carré du volume par exemple. On définit ce genre de grandeur pour trouver des relations entre celle-ci qui auront des propriétés différentes selon qu'une grandeur soit extensive ou intensive d'où l'intérêt de les distinguer.

Les variables d'Ă©tat sont des grandeurs (indĂ©pendantes) qui servent Ă  dĂ©finir le système et dont il suffit de fixer la valeur pour reconstituer un système exactement identique. Les grandeurs intensives sont indĂ©pendants de la quantitĂ© de matière : pression, tempĂ©rature, viscositĂ©, etc. Les grandeurs extensives sont proportionnelles Ă  la quantitĂ© de matière : volume, Ă©nergie interne, enthalpie, etc.

[modifier] Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

[modifier] Articles connexes

  • Transfert thermique
  • Diagramme de phase
  • Entropie
  • NĂ©guentropie
  • ThĂ©orie cinĂ©tique des gaz
  • isobare et monobare
  • Adiabatique
  • Thermochimie
  • Histoire de la thermodynamique et de la physique statistique

[modifier] Liens externes

[modifier] Bibliothèque virtuelle

  • Roger Balian ; Entropie, information : un concept protĂ©iforme : texte d'une confĂ©rence donnĂ©e par l'auteur (Service de Physique ThĂ©orique du CEA, Saclay) Ă  l'UniversitĂ© de tous les savoirs (239me confĂ©rence : Les États de la matière, 26 aoĂ»t 2000, Conservatoire National des Arts et MĂ©tiers, Paris, vidĂ©o de la confĂ©rence). PubliĂ©e par Yves Michaud (Ă©diteur) ; UniversitĂ© de tous les savoirs (Vol. 4), Odile Jacob (2001) pp. 947-959 / Repris en Ă©dition de poche : UniversitĂ© de tous les savoirs (Vol. 17), Poches Odile Jacob (2002) pp. 205-220
  • Roger Balian ; Le temps macroscopique : texte d'une remarquable confĂ©rence sur l'irrĂ©versibilitĂ© et l'entropie donnĂ©e par l'auteur (Service de Physique ThĂ©orique du CEA, Saclay) lors du premier colloques "Physique & Interrogations Fondamentales" : Le Temps et sa Flèche organisĂ© par la SociĂ©tĂ© Française de Physique le 8 dĂ©cembre 1993 Ă  Paris. PubliĂ© par : Étienne Klein & Michel Spiro (Ă©diteurs) ; Le Temps et sa Flèche, Les Editions Frontières (1994) pp. 155-211. Repris en poche par Flammarion, Collection Champs (1995).
  • Roger Balian ; Entropy, a Protean Concept : texte (en anglais) d'une confĂ©rence introductive donnĂ©e par l'auteur (Service de Physique ThĂ©orique du CEA, Saclay) au sĂ©minaire PoincarĂ© du 6 dĂ©cembre 2003 consacrĂ© Ă  l'entropie. PubliĂ© dans : J. Dalibard, B. Duplantier et V. Rivasseau (eds.) ; PoincarĂ© seminar 2003, Progress in Mathematical Physics 38, Birkhäuser (2004) 119-144.
  • (histoire des sciences) le texte fondateur de Sadi Carnot (1824), extrait en ligne et commentĂ© sur le site BibNum.

[modifier] Bibliographie

[modifier] Vulgarisation

  • Bernard Brunhes, La dĂ©gradation de l'Ă©nergie, Ă©d. Flammarion, 1909 ; rééd. Ă©d. Flammarion, coll. Champs n°251, 1991.
  • Bernard Diu, Les atomes existent-ils vraiment ?, Odile Jacob (), ISBN .
  • P. Depondt, L’entropie et tout ça - Le roman de la thermodynamique, ISBN .
  • Peter W. Atkins ; Chaleur & DĂ©sordre - Le deuxième Principe de la thermodynamique, Collection "L'univers des sciences", Belin/Pour La Science (1987) 216 pp.Par le cĂ©lèbre professeur de Chimie-Physique de l'UniversitĂ© d'Oxford, un remarquable ouvrage de vulgarisation de la thermodynamique des points de vue macroscopique et microscopique. Niveau premier cycle universitaire.

[modifier] Ouvrages de référence

  • Georges Gonczi ; Comprendre la Thermodynamique, Ellipses (2005) 260 pp. ISBN 2-7298-2363-8. Cours au niveau bac+1 ou bac+2 avec exercices rĂ©solus et commentĂ©s.
  • Georges Bruhat ; Cours de Physique GĂ©nĂ©rale - Thermodynamique, Masson (6e Ă©dition-1968) 912 pp. Georges Bruhat, mort en dĂ©portation durant la Seconde Guerre mondiale, Ă©tait Directeur du Laboratoire de Physique de l'École normale supĂ©rieure de la rue d'Ulm. Ce cours de rĂ©fĂ©rence, devenu un "classique", est accessible Ă  partir du premier cycle universitaire. Cette 6e Ă©dition a Ă©tĂ© revue et augmentĂ©e par Alfred Kastler, prix Nobel de physique 1966 pour ses travaux en physique atomique, notamment sur le pompage optique, utile au dĂ©veloppement des lasers. Indispensable dans toute bibliothèque de physique digne de ce nom, cet ouvrage, qui n'est malheureusement plus Ă©ditĂ©, se trouve d'occasion.
  • Yves Rocard ; Thermodynamique, Masson (2e Ă©dition-1967) 540 pp. Père de l'ancien premier ministre Michel Rocard, l'auteur prit, après la Seconde Guerre mondiale, la suite de Georges Bruhat comme directeur du Laboratoire de Physique de l'École normale supĂ©rieure de la rue d'Ulm. Cet autre cours de rĂ©fĂ©rence, devenu Ă©galement un "classique", est accessible Ă  partir du premier cycle universitaire. Indispensable dans toute bibliothèque de physique digne de ce nom, cet ouvrage, qui n'est malheureusement plus Ă©ditĂ©, se trouve d'occasion.
  • Prigogine et Stengers, La Nouvelle Alliance. Histoire de la naissance de la thermodynamique et du concept d'entropie et d'irrĂ©versibilitĂ© en physique.

[modifier] Initiation Ă  la physique statistique

  • Frederic Reif ; Physique Statistique, Cours de Physique de Berkeley (vol. 5), Armand Colin (1972) 398 pp. rééditĂ© par Dunod. Ce volume 5 du cĂ©lèbre "Cours de Physique de Berkeley" des annĂ©es 60 est un "Must" absolu. Sans doute la meilleure introduction Ă  la physique statistique accessible Ă  un Ă©tudiant du premier cycle universitaire. Indispensable dans toute bibliothèque de physique digne de ce nom.
  • Bernard Jancovici ; Thermodynamique & Physique Statistique, Ediscience (1969) 186 pp. RééditĂ© (sans les exercices) par Nathan UniversitĂ© dans sa collection "128 sciences" (1996) 128 pp. L'auteur, professeur de Physique ThĂ©orique de l'UniversitĂ© de Paris Sud-Orsay, a longtemps enseignĂ© la Physique Statistique Ă  l'E.N.S. Ulm (M.I.P. & D.E.A. de Physique ThĂ©orique). Ce petit ouvrage est un cours d'introduction Ă  la thermodynamique via la physique statistique Ă©lĂ©mentaire. Niveau premier cycle universitaire.
  • Percy W. Bridgman ; The Nature of Thermodynamics, Harvard University Press (1941) 230 pp. RĂ©flexions sur le sens des 2 principes de la thermodynamique. L'auteur, Bridgman, a reçu le prix Nobel de physique 1946 pour ses travaux sur les fortes pressions. Ce livre contient quelques Ă©quations, accessible au niveau du premier cycle universitaire.
  • Mark W. Zemansky & Richard H. Dittman ; Heat & Thermodynamics, McGraw-Hill (6e Ă©dition-1981) 544 pp. ISBN 0-07-066647-4. La première moitiĂ© de ce volume est un cours de thermodynamique purement macroscopique selon une approche expĂ©rimentale : le point de dĂ©part est le concept de tempĂ©rature usuelle. Ce livre constitue une mine d'applications. Cette première partie de l'ouvrage est accessible au niveau du premier cycle universitaire. (La seconde moitiĂ© du livre est consacrĂ©e Ă  l'approche de la thermodynamique via la physique statistique. Cette partie est plutĂ´t du niveau du second cycle universitaire.)
  • Herbert G. Callen ; Thermodynamics & an introduction to Thermostatistics, John Wiley & Sons (2e Ă©dition-1985) 494 pp. ISBN 0-471-86256-8. Ce livre est le compagnon idĂ©al de l'ouvrage prĂ©cĂ©dent. En effet, la première partie (2/3) de ce volume est un cours de thermodynamique purement macroscopique selon une approche axiomatique : les postulats sont Ă©noncĂ©s dès le premier chapitre, le concept de tempĂ©rature en est dĂ©duit au chapitre suivant. Cette première partie de l'ouvrage est accessible au niveau du premier cycle universitaire, quoique certains dĂ©veloppements formels soient d'un niveau plus Ă©levĂ©. (La seconde partie (1/3) du livre est consacrĂ©e Ă  l'approche de la thermodynamique via la physique statistique. Cette partie est plutĂ´t du niveau du second cycle universitaire.)
  • Ryogo Kubo ; Thermodynamics, John Wiley & Sons (1960) pp. Ouvrage classique de thermodynamique. Niveau second cycle universitaire.
  • A.B. Pippard ; Elements of Classical Thermodynamics - For Advanced Students of Physics, Cambridge University Press (1957) 173 pp. Réédition : avril 2004) ISBN 0-521-09101-2. Niveau second cycle universitaire.

[modifier] Niveau second cycle universitaire

  • B. Diu, C. Guthmann, D. Lederer, B. Roulet, Physique statistique, Hermann (), ISBN .
  • Roger Balian ; Du Microscopique au Macroscopique - Cours de Physique Statistique de l'École Polytechnique (2 tomes), Ellipses (1982) 640 pp. ISBN 2-7298-9000-9 et ISBN 2-7298-9001-7. Un beau cours de physique statistique, qui s'appuie sur la connaissance prĂ©alable de la MĂ©canique Quantique. Roger Balian, chercheur au Service de Physique ThĂ©orique du CEA (Saclay), est membre de l'AcadĂ©mie des Sciences. Niveau second cycle universitaire.
  • Frederic Reif ; Fundamentals of Statistical & Thermal Physics, McGraw-Hill (1965) 651 pp. ISBN 0-07-051800-9. Ouvrage classique de physique statistique. Niveau second cycle universitaire.
  • Linda E. Reichl ; A Modern Course in Statistical Physics, John Wiley & Sons (2e Ă©dition-1998) 848 pp. ISBN 0-471-59520-9. Un ouvrage moderne dĂ©jĂ  classique. Linda Reichl est professeur de physique statistique Ă  l'UniversitĂ© d'Austin, Texas (U.S.A.). Niveau second cycle universitaire.
  • Kerson Huang ; Statistical Mechanics, John Wiley & Sons (2e Ă©dition-1987) 512 pp. ISBN 0-471-81518-7. Ouvrage classique de physique statistique. Niveau second cycle universitaire.
  • Ryogo Kubo ; Statistical Mechanics, John Wiley & Sons (1965) rééditĂ© par North-Holland 426 pp. ISBN 0-444-87103-9. Ouvrage classique de physique statistique. Niveau second cycle universitaire.
  • A.I. Khinchin ; Mathematical Foundations of Statistical Mechanics, Dover (1949) 180 pp. ISBN 0-486-60147-1. Ouvrage classique sur les fondements de la physique statistique, notamment l'hypothèse ergodique. Niveau second cycle universitaire.

[modifier] Aspects historiques

  • Robert Locqueneux ; PrĂ©histoire & Histoire de la thermodynamique Classique (Une histoire de la chaleur), Cahiers d'Histoire & de Philosophie des Sciences n°45, sociĂ©tĂ© Française d'Histoire des Sciences & des Techniques (DĂ©cembre 1996) 333 pp. ISSN : 0221-3664. Essai sur les thĂ©ories de la chaleur aux XVIIIe et XIXe siècles. Niveau premier cycle universitaire.
  • Jean-Pierre Maury ; Carnot & la machine Ă  vapeur, Collection Philosophies, Presses Universitaires de France (1986) 128 pp. ISBN 2-13-039880-4. Histoire du dĂ©veloppement des machines Ă  vapeur depuis leur naissance au XVIIe siècle jusqu'aux travaux thĂ©oriques de Carnot ("RĂ©flexions sur la puissance motrice du feu" - 1824) qui posent les fondements de la thermodynamique. Niveau premier cycle universitaire.
  • Anouk Barberousse ; La MĂ©canique Statistique - De Clausius Ă  Gibbs, Collection Histoire des Sciences, Belin (2002) 240 pp. ISBN 2-7011-3073-5.Cette collection originale propose une histoire du dĂ©veloppement de la thĂ©orie cinĂ©tique des gaz basĂ©e sur des extraits des grands textes fondateurs (traduits en français) mis en perspective contemporaine par une historienne des sciences (C.N.R.S.). Accessible dès le niveau premier cycle universitaire.
  • Stephen G. Brush ; The Kind of Motion we call Heat - A History of the Kinetic Theories of Gases in the 19th Century (2 vols.), North-Holland (1976). Tome 1 : Physics and the Atomists, ISBN 0-444-87008-3, 300 pages. Tome 2 : Statistical Physics and Irreversible Processes, ISBN 0-444-87009-1, 470 pages. Histoire Ă©rudite du dĂ©veloppement de la thĂ©orie cinĂ©tique des gaz, par un professeur de MĂ©canique des Fluides de l'UniversitĂ© du Maryland (U.S.A.). Après une courte introduction gĂ©nĂ©rale (partie A), le premier volume adopte ensuite une approche classĂ©e par auteur (partie B). Le second volume (partie C) discute plus spĂ©cifiquement certains problèmes, et se termine par une bibliographie (partie D) qui renvoie Ă  la littĂ©rature originale. Accessible dès le niveau premier cycle universitaire.
  • Peter M. Harman ; Energy, Force & Matter - The Conceptual Developpments of 19th Century Physics, Cambridge University Press (1982) pp. ISBN . Histoire du dĂ©veloppement de la physique au XIXe siècle par un professeur d'Histoire des Sciences de l'UniversitĂ© de Lancaster (U.K.). Accessible dès le niveau premier cycle universitaire.
  • Peter M. Harman ; The Natural Philosophy of James-Clerk Maxwell, Cambridge University Press (1998) 232 pp. ISBN 0-521-00585-X. La philosophie naturelle du gĂ©nial professeur Maxwell, fondateur de la thĂ©orie de l'Ă©lectrodynamique et auteur d'importantes contributions en thĂ©orie cinĂ©tique des gaz, par un professeur d'Histoire des Sciences de l'UniversitĂ© de Lancaster (U.K.) responsable de l'Ă©dition des Ĺ“uvres scientifiques du MaĂ®tre. Accessible dès le niveau premier cycle universitaire.
  • Carlo Cercignani ; Ludwig Boltzmann - The man who Trusted Atoms, Oxford University Press (1998) 330 pp. ISBN 0-19-850154-4. Biographie scientifique du grand professeur Boltzmann, qui a portĂ© la thĂ©orie cinĂ©tique des gaz Ă  son acmĂ©e. Par un professeur de Physique MathĂ©matique de l'UniversitĂ© de Milan (Italie), spĂ©cialiste de l'"Ă©quation de Boltzmann". Niveau plutĂ´t second cycle universitaire.
  • Paul & Tatiana Ehrenfest ; The Conceptual Foundations of the Statistical Approach in Mechanics, Dover, Inc. (1990) 114 pp. ISBN 0-486-66250-0. Réédition d'un article classique paru initialement en 1912 (en allemand). Niveau second cycle universitaire.Il existe une version française de ce texte,paru en 1915,dans le tome IV (MĂ©canique) de l'EncyclopĂ©die des Sciences MathĂ©matiques pures et appliquĂ©es ;l'intitulĂ© exacte est le suivant.ExposĂ©,d'après l'article allemand de P.Ehrenfest et T.Erhenfest(Leyde) par E.Borel(Paris).RĂ©edition Jacques Gabay ISBN2-87647-114-0 (1991)
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