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Chimie



Chimie : encyclopédie physique

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La chimie est une science de la nature qui √©tudie la mati√®re et ses transformations, et plus pr√©cis√©ment[1] :

  1. les √©l√©ments chimiques √† l'√©tat libre, atomes ou ions atomiques, et leurs associations par liaisons chimiques qui engendrent notamment des compos√©s mol√©culaires stables ou des interm√©diaires plus ou moins instables. Ces entit√©s de mati√®re peuvent √™tre caract√©ris√©es par une identit√© reli√©e √† des caract√©ristiques quantiques et des propri√©t√©s pr√©cises ;
  2. les processus qui changent ou modifient l'identit√© de ces particules ou mol√©cules de mati√®re, d√©nomm√©s r√©action chimique, transformation, interaction, etc. ;
  3. les m√©canismes r√©actionnels intervenant dans les processus chimiques ou les √©quilibres physiques entre deux formes, qui permettent d'interpr√©ter des observations et d'envisager de nouvelles r√©actions ;
  4. les ph√©nom√®nes fondamentaux observables en rapport avec les forces de la nature qui jouent un r√īle chimique, favorisant les r√©actions ou synth√®se, addition, combinaison ou d√©composition, s√©paration de phases ou extraction. L'analyse permet de d√©couvrir les compositions, le marquage s√©lectif ouvre la voie √† un sch√©ma r√©actionnel coh√©rent dans des m√©langes complexes.

La taille des entit√©s chimiques varie des simples atomes ou mol√©cules nanom√©triques aux √©difices mol√©culaires de plusieurs dizaines de milliers d'atomes dans les macromol√©cules, l'ADN ou prot√©ines de la mati√®re vivante (infra)microm√©trique, jusqu'√† des dimensions parfois macroscopiques des cristaux. En incluant l'√©lectron libre (qui intervient dans les r√©actions radicalaires) les dimensions des principaux domaines d'application se situent globalement entre le femtom√®tre (10-15 m)[2] et le microm√®tre (10-6 m).

L'√©tude du monde √† l'√©chelle mol√©culaire soumise paradoxalement √† des lois singuli√®res, comme le prouvent les r√©cents d√©veloppements nanotechnologiques, permet de mieux comprendre les d√©tails de notre monde macroscopique. La chimie est qualifi√©e de ¬ę science centrale ¬Ľ[3] en raison des puissants liens qu'elle poss√®de avec la biologie et la physique, ainsi qu'avec la m√©decine, la pharmacie, l'informatique et la science des mat√©riaux, sans oublier des domaines appliqu√©s tels que le g√©nie des proc√©d√©s.

La physique, et surtout son instrumentation, sont devenus h√©g√©moniques apr√®s 1950 dans le champ de la science de la mati√®re. Les avanc√©es en physique ont surtout refond√© en partie la chimie physique et la chimie inorganique. La chimie organique, par l'interm√©diaire de la biochimie, a partag√© des recherches valorisant la biologie. Mais la chimie n'en garde pas moins une place incontournable et l√©gitime dans le champ des sciences exactes : elle fournit des produits, d√©couvre ou invente des structures mol√©culaires qui b√©n√©ficient de fa√ßon extraordinaire √† la recherche physique ou biologique. Enfin, il ne faut pas d√©consid√©rer l'h√©ritage coh√©rent que les chimistes d√©fenseurs marginaux des structures atomiques ont l√©gu√© aux acteurs de la r√©volution des conceptions physiciennes au tout d√©but du XXe si√®cle.

Tubes à essai contenant des solutions et des précipités.

Sommaire

√Čtymologie et Histoire[modifier | modifier le code]

Articles d√©taill√©s : Histoire de la chimie, Alchimie et Histoire de la d√©couverte des √©l√©ments chimiques.

√Čtymologie[modifier | modifier le code]

Trois √©tymologies sont fr√©quemment cit√©es, mais ces hypoth√®ses peuvent √™tre reli√©es :

  • l'une √©gyptienne, kemi viendrait de l'ancien √©gyptien Khemet, la terre. Il se retrouve aussi dans le copte chame ¬ę noire ¬Ľ puisque dans la vall√©e du Nil, la terre est noire. L'art de la kemi, par exemple les poisons min√©raux, a pu influencer la magie noire. La terre d'√Čgypte elle-m√™me aurait √©t√© fort anciennement une terre conquise par des peuples noirs[4] ;
  • la racine grecque se lie √† ŌáŌÖőľőĶőĮőĪ, khumeia, ¬ę m√©lange de liquides ¬Ľ (ŌáŌÖőľŌĆŌā, khumos, ¬ę suc, jus ¬Ľ)[5] ;
  • enfin, le mot ¬ę chimie ¬Ľ proviendrait de l'arabe al kemi, ōßŔĄŔÉŔäŔÖŔäōßō° (litt√©ralement la kemia, la ¬ę chimie ¬Ľ[6]), venant du grec ŌáőĶőľőĶőĮőĪ, khemeia, qui signifie ¬ę magie noire ¬Ľ, mot lui-m√™me venant de l'√©gyptien ancien kem qui d√©signe la couleur noire.

Notes

  • Al kem signifie aujourd'hui en arabe la quantit√©, attestant que la chimie passe par une pr√©coce approche quantitative de la mati√®re, couvrant indistinctement le champ des premiers proc√©d√©s chimiques comme celui du dosage en pharmacop√©e.
  • Khem(et) d√©signe la terre pour les anciens √©gyptiens. La chimie est l'art de la terre et le savoir sur la terre.
  • En persan, ¬ę Kimiya ¬Ľ, ¬ę kimyaw ¬Ľ ou ¬ę Kamy√Ęb ¬Ľ pour les Iraniens d'aujourd'hui, signifie rare. Rhaz√®s (Razi), l'alchimiste perse du IXe si√®cle, cherchait √† obtenir un √©l√©ment rare capable de transformer les m√©taux en or.

Origines[modifier | modifier le code]

Schéma de distillation au laboratoire.
La distillation fractionnée sert à séparer des corps chimiques de différentes volatilités. Le recueil méticuleux de phases vapeur semble l'une des plus anciennes opérations chimiques connues.

L'art d'employer ou de trier, préparer, purifier, de transformer les substances séchées mises sous forme de poudres, qu'elles proviennent du désert ou de vallées sèches, a donné naissance à des codifications savantes. Elles sont d'abord essentiellement minérales. Mais les plantes éphémères et les arbres pérennes du désert, et leurs extraits gommeux ou liquides nécessaires aux onguents, ont été très vite assimilés à celles-ci, par reconnaissance de l'influence des terres et des roches.

Outre la connaissance du cycle de l'eau et les transports s√©dimentaires, la ma√ģtrise progressive des m√©taux et des terres, les Anciens √Čgyptiens connaissent le pl√Ętre, le verre, la potasse, les vernis, le papier (papyrus durci √† l'amidon), l'encens, une vaste gamme de couleurs min√©rales ou pigments, de rem√®des et de produits cosm√©tiques, etc. Plus encore que les huiles √† onction ou les bains d'eaux ou de boues relaxant ou gu√©risseurs, la chimie est un savoir sacr√© qui permet la survie, par exemple par l'art sophistiqu√© d'embaumer ou par le placement des corps des plus humbles dans un endroit sec.

L'art de la terre √©gyptien a √©t√© enseign√© en pr√©servant une conception unitaire. Les temples et les administrations religieuses ont pr√©serv√© et parfois fig√© le meilleur des savoirs. Le pouvoir politique souverain s'est appuy√© sur les mesures physiques, arpentage et hauteur hydraulique des crues, peut-√™tre sur la densit√© du limon en suspension, pour d√©terminer l'imp√īt et sur les mat√©riaux permettant les d√©placements ou la mobilit√© des arm√©es. Le vitalisme ou les cultes agraires et animaux, domaines appliqu√©s de la kemia, ont √©t√© pr√©serv√©s dans des temples, √† l'instar d'Ammon, conservatoire des fumures azot√©es et de la chimie ammoniacale antique.

Signes alchimiques des sept m√©taux : √Čtain (Jupiter), Plomb (Saturne), Or (Apollon, soleil), Cuivre (V√©nus), Mercure, Argent (Diane, Lune), Fer (Mars).

Les savants musulmans[7] supposaient que tous les m√©taux √©taient de la m√™me esp√®ce et croyaient √† la possibilit√© de la transmutation et cherch√®rent en vain dans cette perspective l'obtention de ¬ę l'al-iksir ¬Ľ qui prolongerait la vie.

¬ę Dans le m√™me temps, guid√©s par des pr√©occupations plus pratiques, ils pratiquaient dans leurs laboratoires √† des exp√©rimentations syst√©matiques des corps : Disposant de tableaux indiquant les poids sp√©cifiques, ils pouvaient en les pesant, les distinguer, les reconnaitre par des analyses sommaires et, quelquefois m√™me les reconstituer par synth√®se. [...] Ils trouv√®rent des teintures pour colorer les tissus, les mosa√Įques et les peintures, si parfaites qu'elles ont gard√© leur fraicheur mill√©naire. ¬Ľ
¬ę Les Arabes allaient faire connaitre au monde l'usage des parfums, en apprenant √† extraire les parfums des fleurs. √Ä Chapur, on distillait toutes les essences selon les techniques zoroastriennes : narcisse, lilas, violette, jasmin‚Ķ Gur √©tait r√©put√© par ses eaux parfum√©es et fabriquait des eaux de fleur d'oranger et de rose √† base de rose d'Ispahan. Samarkand etait c√©l√®bre par son parfum de basilic, Sikr par son ambre. Le musc du Thibet, le N√©nuphar d'albanie, la Rose de perse demeurent encore des parfums aussi prestigieux que l√©gendaires.¬Ľ
¬ę En m√©langeant la soude (Al-qali) avec le suif ou l'huile, les Arabes fabriqu√®rent les premiers savons et cr√©erent une des plus magnifiques industrie de Bagdad, qui devait s'√©tendre rapidement sur l'√Čgypte, la Syrie, La Tunisie et l'Espagne musulmane. L'islam avait fait si bien que le go√Ľt du bien-√™tre gagna toutes les classes de la soci√©t√© et que la production ne suffit plus √† la consommation : Il fallut inventer l'industrie des succ√©dan√©s ou ersatz ¬Ľ[8] ¬Ľ

Nos rep√®res de pens√©e taxonomique sont profond√©ment influenc√©s par les civilisations grecques puis hell√©nistiques, f√©rues de th√©orisations, qui ont lentement esquiss√© de fa√ßon sommaire ce qui encadre aux yeux profanes la chimie, la physique et la biologie. Elles ont laiss√© les techniques vulgaires au monde du travail et de l'esclave. L'√©mergence de spiritualit√©s populaires, annexant l'utile √† des cultes herm√©tiques, a promu et malax√© ses bribes de savoirs dispers√©s. Il est d'ailleurs significatif que les premiers textes dat√©s tardivement du Ier si√®cle et IIe si√®cle apr√®s J√©sus-Christ qui nous soient parvenus comportent √† l'exemple de l'alchimie m√©di√©vale la plus √©sot√©rique, une partie mystique et une partie op√©ratoire[9]. La religiosit√© hell√©nistique nous a ainsi l√©gu√© aussi bien le bain marie, de Marie la Juive que l'abscons patronage d'Herm√®s Trism√©giste, divinit√© qui pr√©tendait expliquer √† la fois le mouvement et la stabilit√© de toute chose humaine, terrestre ou c√©leste.

√Čvolution avant l'apparition d'une science m√©caniste[modifier | modifier le code]

Au cours des si√®cles, ce savoir empirique oscille entre art sacr√© et pratique profane. Il s'est pr√©serv√© comme l'atteste le vocable chimia des scolastiques en 1356, mais savoir et art de faire sont souvent segment√©s √† l'extr√™me, parfois am√©lior√© dans le monde paysan, artisan ou minier avant de devenir une science exp√©rimentale, la chimie, au cours des troisi√®me et quatri√®me d√©cennies du XVIIe si√®cle. Au m√™me titre que la physique, le prodigieux essor de la pens√©e et de la mod√©lisation m√©canistes, fait na√ģtre la chimie sous forme de science exp√©rimentale et descriptive[10]. Riche de promesses, la chimie reste essentiellement qualitative et bute sur le retour incessant des croyances √©cart√©es.

Les alchimistes ont subsist√© jusqu'en 1850. Ils √©taient accept√©s par les croyances communes, poursuivant la qu√™te de la pierre philosophale et continuant l'alchimie sous une forme √©sot√©rique. La rupture entre la chimie et l'alchimie appara√ģt pourtant clairement en 1722, quand √Čtienne Geoffroy l'A√ģn√©, m√©decin et naturaliste fran√ßais, affirme l'impossibilit√© de la transmutation. La chimie exp√©rimentale et l'alchimie diff√®rent d√©j√† radicalement ; il est donc n√©cessaire de pouvoir distinguer ces deux termes rest√©s dans le langage.

La chimie a connu une avancée énorme avec Antoine Lavoisier qui l'a promue en science exacte. Lavoisier reste dans l'Histoire comme celui qui a découvert la combustion par le dioxygène (1775). Le philosophe Thomas Samuel Kuhn considère qu'il s'agit d'une révolution scientifique majeure, qui a donné naissance à la chimie moderne[11].

Les biographies des savants français et étrangers se trouvent dans les articles répertoriés dans la Catégorie:Chimiste ou de la Liste de chimistes.

Représentations de l'atome et de la molécule[modifier | modifier le code]

Article d√©taill√© : Atome.
John Dalton à son modeste bureau de laboratoire mancunien.

L'√©tude qualitative de la mati√®re a naturellement conduit les premiers chimistes des ann√©es 1620-1650 √† mod√©liser sa composition, puisant librement, mais non sans m√©fiance dans une abondante tradition antique. √Ä la suite de Van Helmont, ces adeptes m√©canistes de la contingence ma√ģtrisent d√©j√† la notion de gaz, tiennent compte du facteur de la temp√©rature et parviennent √† expliquer sommairement la pression de vapeur d'un corps et les m√©langes miscibles des fluides. John Dalton, pers√©v√©rant exp√©rimentateur, continuateur de la premi√®re lign√©e m√©caniste partiellement abandonn√©e, a le premier essay√© de donner une d√©finition moderne de la notion d'atome. L'atome est une particule fondamentale ou une combinaison de plusieurs d'entre elles. En 1811, Amedeo Avogadro affirme que le volume d'un gaz quelconque √† pression et temp√©rature constante contient le m√™me nombre de particules, qu'il d√©nomme mol√©cules int√©grantes ou constituantes[12].

Mais il a encore fallu l'obstination de nombreux chimistes souvent incompris, Berzelius en pionnier de l'√©lectrovalence d√®s 1812, pour r√©affirmer la possibilit√© d'une mod√©lisation √† la fois m√©caniste et g√©om√©trique par le biais d'une architecture atomique. Auguste Laurent, proposant pour des s√©ries homologues de mol√©cules organiques un m√™me squelette constitu√© d'atomes, √©tait atrocement d√©nigr√© par les ma√ģtres des laboratoires[13]. Mais malgr√© la supr√©matie et l'influence politique des √©quivalentistes, le revirement s'op√®re, port√© par la reconnaissance des vieux succ√®s de l'√©lectrochimie pr√©parative depuis Humphrey Davy et Michael Faraday et la volont√© de corr√©ler quantitativement nombre d'esp√®ces chimiques et masse d'un corps pur.

Repr√©sentation de l'atome d'oxyg√®ne selon le mod√®le de Bohr : autour du noyau, les √©lectrons en orbite.

Le congr√®s de Karlsruhe organis√© en 1860 par les amis de Friedrich August K√©kul√© von Stradonitz et de Charles Adolphe Wurtz ouvre la voie √† des conventions atomiques[14]. Son influence √©veille une intense recherche de classification des √©l√©ments qui d√©bouche notamment sur les classifications p√©riodiques de Mendele√Įev et de Meyer. Elle entraine un renouveau d'int√©r√™t pour les mol√©cules[15]. K√©kul√© et Kolbe en chimie organique, Le Bel et Van 't Hoff en chimie g√©n√©rale et plus tard Alfred Werner en chimie min√©rale √©tablissent les fondements de la repr√©sentation en structures mol√©culaires[16].

Les orbitales atomiques représentées par les nuages électroniques probabilistes et modélisées à l'aide des équations de la mécanique quantique, le meilleur outil théorique actuel pour décrire le comportement des liaisons quantifiées des atomes et molécules.

Ce sont les physiciens attir√©s par la belle coh√©rence de la chimie des d√©cennies suivantes qui ont poursuivi √† une √©chelle plus pr√©cise les recherches sur la structure de la mati√®re. Les travaux de Joseph John Thomson, d√©couvreur de l'√©lectron en 1897, prouvent que l'atome est constitu√© de particules √©lectriquement charg√©es. Ernest Rutherford d√©montre par sa c√©l√®bre exp√©rience en 1909 que l'atome est surtout fait de vide, son noyau, massif, tr√®s petit et positif, √©tant entour√© d'un nuage √©lectronique. Niels Bohr, pr√©curseur de la mod√©lisation atomique, affirme en 1913 que les √©lectrons circulent sur des ¬ę orbites ¬Ľ. Lorsque James Chadwick d√©couvre les neutrons, la th√©orie quantique fond√©e d√®s le d√©but de l'entre-deux-guerres sur le mod√®le rival propos√© par Erwin Schr√∂dinger renforc√©e pas les compl√©ments matriciels de Werner Heisenberg, l'affinement th√©orique de Wolfgang Pauli a d√©j√† pris son envol malgr√© les contestations appliqu√©es et syst√©matiques d'Albert Einstein. Des ann√©es 1930 √† notre XXIe si√®cle, la m√©canique quantique explique le comportement de l'atome et des mol√©cules.

M√©thodes physiques d'identification de compos√©s chimiques au XXe si√®cle[modifier | modifier le code]

Un spectromètre de masse.

Au XXe si√®cle, l'essor des mesures physiques a facilit√© aux chimistes la caract√©risation des compos√©s avec lesquels ils travaillent. Avant, la r√©action chimique et un nombre restreint de techniques physico-chimiques s'imposaient en ultime recours pour d√©tecter ou caract√©riser une mol√©cule. Maintenant les diverses m√©thodes de chromatographie, de spectrom√©trie √©lectromagn√©tique (infrarouge, lumi√®re visible ou UV), de masse, de r√©sonance magn√©tique nucl√©aire, les microscopies √©lectroniques et autres analyses par diffraction de rayons X ou par diffusion de particules et, dans des cas d'observation contr√īl√©e sur surface plane, la microscopie par champ de force ont permis une identification plus ais√©e, et souvent de remonter √† la structure g√©om√©trique des mol√©cules et de leurs assemblages, de conna√ģtre leur composition isotopique et parfois m√™me de ¬ę voir ¬Ľ par le multiplicateur instrumental la mol√©cule, de la (d√©)placer ou de suivre des r√©actions (photo)chimiques en temps r√©el de plus en plus bref. Ces progr√®s physico-chimiques ont permis de grandes avanc√©es tout particuli√®rement en biochimie o√Ļ les √©difices √©tudi√©s sont complexes et les r√©actions vari√©es.

Quelques personnalités de la chimie et de la physico-chimie[modifier | modifier le code]

Article d√©taill√© : Liste de chimistes.
Nom Pays Contribution Distinctions
Svante August Arrhenius (1859-1927) Drapeau de la Su√®de Su√®de Loi d'Arrhenius Prix Nobel de chimie 1903
Amedeo Avogadro (1776-1856) Drapeau de l'Italie Italie D√©finition de la mole
Johann Joachim Becher (1635-1682) Drapeau de l'Allemagne Allemagne Pr√©curseur de la chimie scientifique
Henri Becquerel (1852-1908) Drapeau de la France France D√©couverte de la radioactivit√© Prix Nobel de physique 1903
Marcellin Berthelot (1827-1907) Drapeau de la France France Pionnier de la thermochimie M√©daille Davy 1883
Niels Bohr (1885-1962) Drapeau du Danemark Danemark Mod√®le de Bohr de l'atome Prix Nobel de physique 1922
Joannes Br√łnsted (1879-1947) Drapeau du Danemark Danemark Th√©orie acido-basique
Donald J. Cram (1919-2001) Drapeau des √Čtats-Unis √Čtats-Unis Travaux en st√©r√©ochimie Prix Nobel de chimie 1987
John Dalton (1766-1844) Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni Th√©orie atomique
John Frederic Daniell (1790-1845) Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni Pile Daniell
Emil Fischer (1852-1919) Drapeau de l'Allemagne Allemagne Projection de Fischer Prix Nobel de chimie 1902
Jacobus Henricus van 't Hoff (1852-1911) Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas Cin√©tique chimique, √©quilibres chimiques, pression osmotique Prix Nobel de chimie 1901
Frédéric Joliot-Curie (1900-1958)
Irène Joliot-Curie (1897-1956)
Drapeau de la France France Radioactivit√© artificielle Prix Nobel de chimie 1935
Friedrich Kekul√© von Stradonitz (1829-1896) Drapeau de l'Allemagne Allemagne Structure cyclique du benz√®ne M√©daille Copley 1885
Antoine Lavoisier (1743-1794) Drapeau de la France France Loi de conservation de la masse
Dmitri Mendele√Įev (1834-1907) Drapeau de la Russie Russie Tableau p√©riodique des √©l√©ments
Walther Nernst (1864-1941) Drapeau de l'Allemagne Allemagne √Čquation de Nernst, Troisi√®me principe de la thermodynamique Prix Nobel de chimie 1920
Wilhelm Ostwald (1853-1932) Empire russe Catalyse et équilibres chimiques, vitesse de réaction Prix Nobel de chimie 1909
Linus Pauling (1901-1994) Drapeau des √Čtats-Unis √Čtats-Unis Th√©ories sur la nature de la liaison chimique M√©daille Davy 1947
Ernest Rutherford (1871-1937) Drapeau de Nouvelle-Z√©lande Nouvelle-Z√©lande Travaux sur la radioactivit√©, mod√®le de l'atome compact Prix Nobel de chimie 1908

Disciplines[modifier | modifier le code]

La chimie est divis√©e en plusieurs sp√©cialit√©s exp√©rimentales et th√©oriques √† l'instar de la physique et de la biologie, avec lesquelles elle partage parfois des espaces d'investigations communs ou proches. La recherche et l'enseignement en chimie sont organis√©s en disciplines qui peuvent partager des domaines communs :

  • la biochimie qui √©tudie les r√©actions chimiques dans des milieux biologiques (cellules‚Ķ) et/ou avec des objets biologiques (prot√©ines‚Ķ) ;
  • la chimie analytique est l'√©tude des m√©thodes d'analyses qualitatives et/ou quantitatives qui permettent de conna√ģtre la composition d'un √©chantillon donn√© ; ses principaux domaines sont : la chromatographie et la spectroscopie ;
  • la chimie des mat√©riaux est la pr√©paration et l'√©tude de substances avec une application en tant que mat√©riau. Ce domaine int√®gre des √©l√©ments des autres domaines classiques de la chimie avec un int√©r√™t particulier pour les probl√®mes fondamentaux concernant les mat√©riaux ;
  • la chimie inorganique ou chimie min√©rale, concerne la description et l'√©tude des √©l√©ments chimiques et des compos√©s sans squelette carbon√© ;
  • la chimie organique est la description et l'√©tude des compos√©s comportant un squelette d'atomes de carbone (compos√©s organiques) ;
  • la chimie physique dont l'objet est l'√©tude des lois physiques des syst√®mes et proc√©d√©s chimiques ; ses principaux domaines d'√©tude comprennent : la thermochimie, la cin√©tique chimique, l'√©lectrochimie, la radiochimie, et les spectroscopies ;
  • la chimie th√©orique est l'√©tude de la chimie √† travers un raisonnement th√©orique fondamental (habituellement √† l'aide des math√©matiques et de la physique). En particulier, l'application de la m√©canique quantique √† la chimie a donn√© naissance √† la chimie quantique. Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, le progr√®s des ordinateurs a permis le d√©veloppement de la chimie num√©rique (ou computationnelle).

Il existe d'autres domaines sp√©cialis√©s ou d'interface : agrochimie, astrochimie, catalyse homog√®ne, catalyse h√©t√©rog√®ne, carbochimie, chimie de l'atmosph√®re terrestre et de la haute atmosph√®re, chimie bioinorganique, chimie du carbone, chimie environnementale, chimie industrielle, chimie m√©dicinale, chimie nucl√©aire, chimie organom√©tallique, chimie des argiles et z√©olithes, chimie de la combustion et des milieux plasma, chimie des polym√®res, chimie des sucres, chimie des surfaces, chimie des solutions, chimie radicalaire, chimie supramol√©culaire, chimie verte, √©lectrochimie, g√©nie chimique, g√©ochimie, immunochimie, microchimie, nanotechnologie, p√©trochimie, pharmacologie, photochimie, phytochimie, tribologie, sonochimie.

Ces interfaces mouvantes ne facilitent pas la délimitation de la chimie. Tentons d'esquisser ses frontières.

  • Avec la physique
    Il n'existe pas de fronti√®re clairement d√©finie entre la physique et la chimie, mais, sont consid√©r√©s g√©n√©ralement comme relevant de la chimie, les ph√©nom√®nes provoqu√©s par les r√©actions entre les constituants de la mati√®re et entra√ģnant une modification des liaisons entre les atomes. Selon la nature de ces liaisons, ces ph√©nom√®nes impliquent entre les atomes des √©changes ou mises en commun d'√©lectrons ou bien des forces √©lectrostatiques. Les niveaux d'√©nergie mis en Ňďuvre dans les ph√©nom√®nes chimiques font que seuls les √©lectrons p√©riph√©riques sont concern√©s. Au-del√†, on entre dans la physique des plasmas, voire dans la physique nucl√©aire avec l'implication du noyau atomique. Aux √©chelles inf√©rieures √† celle de l'atome, l'√©tude des particules √©l√©mentaires et de leurs interactions rel√®ve de la physique des particules.
  • Avec la biologie
    Il n'existe pas non plus de frontière clairement définie entre la chimie et la biologie. En effet, la délimitation n'est pas bien définie entre la biochimie, qui est la sous-discipline de la chimie qui étudie les réactions chimiques dans des milieux biologiques (cellules…) et/ou avec des objets biologiques (protéines et autres biomolécules…) et la biologie moléculaire qui est la sous-discipline de la biologie qui s'intéresse à la compréhension des processus biologiques au niveau moléculaire.
  • Avec la science des mat√©riaux
    La chimie est omnipr√©sente lorsqu'on consid√®re les fondements du domaine initialement technologique des mat√©riaux. Mais ce dernier tend √† prendre par hypersp√©cialisation une distance envers sa matrice, et cette toile de fond n'appara√ģt souvent que lors des √©volutions techniques. Ainsi l'art de la dentisterie en mutation dans les ann√©es 1980-1990 est largement tributaire des applications de la chimie macromol√©culaire.

L'√©volution de la chimie, tant dans son enseignement que dans les champs de recherche, est influenc√©e √† terme par les puissantes directions de recherches am√©ricaines, en particulier de fa√ßon r√©cente privil√©giant majoritairement les domaines des soins et de la sant√© humaine et animale.[r√©f. n√©cessaire]

La langue de la recherche chimie est majoritairement l'anglais. Des années 1880 à la Grande Guerre, l'allemand, l'anglais et le français ont pourtant été des langues véhiculaires nécessaires aux savants. Mais survient l'éclipse du français dans l'entre-deux-guerres[17]. Puis l'allemand qui avait réussi à préserver quelques dernières revues importantes ou écrits scientifiques de référence a cédé face à la puissante organisation planétaire anglo-saxonne dans les années 1990.

Concepts fondamentaux[modifier | modifier le code]

Structure de la matière[modifier | modifier le code]

√Čl√©ment[modifier | modifier le code]

Article d√©taill√© : √Čl√©ment chimique.

Un élément est une entité immatérielle dénuée de propriétés physiques ou chimiques. C'est un couple formé d'un symbole et d'un numéro atomique (numéro d'ordre dans le tableau périodique des éléments) qui caractérise les atomes, molécules, ions, nucléides isotopes d'une espèce chimique donnée. Il existe 92 éléments naturels et 17 artificiels connus. Un élément chimique désigne abstraitement l'ensemble des atomes qui ont un nombre donné de protons dans leur noyau[18]. Ce nombre est son numéro atomique. Par exemple, tous les atomes avec 6 protons dans leurs noyaux sont des atomes de l'élément carbone C. Ces éléments sont rassemblés et ordonnés dans le tableau périodique.

Atome[modifier | modifier le code]

Article d√©taill√© : Atome.

L'atome (grec ancien ŠľĄŌĄőŅőľőŅŌā [atomos], ¬ę indivisible ¬Ľ)[19] d'une esp√®ce chimique est une entit√© mat√©rielle. Il est form√© d'un noyau atomique contenant des nucl√©ons, en particulier d'un nombre Z de charge √©lectrique √©l√©mentaire positive du noyau qui maintient autour de lui un nombre d'√©lectrons, charge n√©gative √©quilibrant la charge positive du noyau. Il poss√®de un rayon, une structure g√©om√©trique, ainsi que des propri√©t√©s chimiques et physico-chimiques sp√©cifiques relevant de ce cort√®ge √©lectronique.

Un atome (du grec őĪŌĄőŅőľőŅŌā, atomos, ¬ę que l'on ne peut diviser ¬Ľ) est la plus petite partie d'un corps simple pouvant se combiner chimiquement avec une autre. Il est g√©n√©ralement constitu√© d'un noyau compos√© de protons et de neutrons autour desquels orbitent des √©lectrons. Sa taille caract√©ristique est de l'ordre du dixi√®me de nanom√®tre (nm), soit 10-10 m.

La th√©orie atomiste, qui soutient l'id√©e d'une mati√®re compos√©e de ¬ę grains ¬Ľ indivisibles (contre l'id√©e d'une mati√®re ind√©finiment s√©cable), est connue depuis l'antiquit√©, et fut en particulier d√©fendue par D√©mocrite, philosophe de la Gr√®ce antique. Elle fut disput√©e jusqu'√† la fin du XIXe si√®cle, mais n'est plus aujourd'hui l'objet de la moindre controverse. C'est en particulier sur cette notion d'atome que reposent les sciences de la mati√®re modernes. L'atome n'est cependant plus consid√©r√© comme un grain de mati√®re ins√©cable, depuis les exp√©riences de physique nucl√©aire ayant mis √† jour sa structure au d√©but du XXe si√®cle.

En chimie, les atomes sont les éléments de base. Ils constituent la matière et forment les molécules en partageant des électrons. Les atomes restent grosso modo indivisibles au cours d'une réaction chimique (en acceptant les légères exceptions que constituent les échanges des électrons périphériques).

Cependant, depuis le d√©but du XXe si√®cle, des exp√©riences de physique nucl√©aire ont mis en √©vidence l'existence d'une structure complexe pour le noyau atomique. Les constituants de l'atome sont des particules √©l√©mentaires.

Histoire de l'atome

Le concept d'atome est particulièrement bien admis par le grand public, pourtant, paradoxalement, les atomes ne peuvent pas être observés par des moyens optiques et seuls quelques rares physiciens manipulent des atomes isolés. L'atome est donc un modèle essentiellement théorique. Bien que ce modèle ne soit plus aujourd'hui remis en cause, il a beaucoup évolué au cours du temps pour répondre aux exigences des nouvelles théories physiques et correspondre avec les différentes expérimentations effectuées.

Isotope[modifier | modifier le code]
Article d√©taill√© : Isotope.
Les trois isotopes de l'hydrogène. L'hydrogène est le seul élément pour lequel on réserve un nom particulier à ses isotopes nettement plus massifs deutérium et tritium.

Un isotope d'une esp√®ce atomique est une entit√© mat√©rielle caract√©ris√©e par :

  • le symbole de son √©l√©ment, le nombre Z qui est aussi le num√©ro atomique ;
  • le nombre de masse A qui repr√©sente la masse relative de l'isotope, A = Z + N.

Un isotope possède des propriétés nucléaires spécifiques. Les propriétés chimiques des divers isotopes ne diffèrent pas entre elles pour les atomes suffisamment lourds.

Molécule[modifier | modifier le code]

Modèle éclaté simplifié de la molécule d'eau H2O. Un atome d'oxygène arbitrairement en rouge s'est accolé deux atomes d'hydrogène arbitrairement en blanc. L'angle est respecté, mais non les tailles relatives des nuages électroniques.
Article d√©taill√© : Mol√©cule.

Une molécule est un assemblage précis d'atomes, domaine défini et structuré dans l'espace et le temps par des liaisons chimiques fortes[20]. Une molécule polyatomique se comporte essentiellement comme une entité aux propriétés propres, une individualité chimique radicalement différente des atomes qui composent son architecture. Si les molécules monoatomiques ou les petites molécules polyatomiques sont électriquement neutres, les molécules plus grandes ou complexes n'obéissent pas systématiquement à ce critère.

Liaison chimique[modifier | modifier le code]

Article d√©taill√© : Liaison chimique.

La liaison chimique impliquant la présence d'électrons liés à un ou plusieurs noyaux explique la réalité moléculaire[21]. Plus précisément elle assure la stabilité des molécules et dans le cas d'un assemblage complexe la cohésion liante de chaque atome entre eux, mettant en jeu par échange ou partage un ou plusieurs électrons dans les liaisons covalentes, par mise en commun d'électrons collectifs à un vaste réseau d'atomes dans la liaison métallique ou initiant par de fortes dissymétries locales de charges, des forces électrostatiques.

Corps pur[modifier | modifier le code]

Article d√©taill√© : Corps pur.
Soufre cristal jaune sur un minerai sicilien de l'Etna.

Un corps pur est un corps g√©n√©ralement macroscopique constitu√© au niveau mol√©culaire d'une seule esp√®ce chimique[22]. Sa composition chimique, son organisation sous forme de gaz, liquide, solide amorphe ou r√©seaux cristallins, etc., et ses propri√©t√©s physiques, par exemple les constantes physiques correspondant aux transitions de premier ordre comme la temp√©rature de fusion, d'√©bullition, peuvent √™tre d√©finies. En particulier, l'analyse chimique distingue les corps simples, dont l'esp√®ce chimique est constitu√©e d'atomes de m√™mes √©l√©ments, des corps compos√©s, dont l'esp√®ce chimique est constitu√©e d'atomes d'√©l√©ments diff√©rents[23].

Composé chimique[modifier | modifier le code]

Article d√©taill√© : Compos√© chimique.

Un compos√© chimique d√©signe l'esp√®ce chimique d'un corps compos√©. Un corps pur est caract√©ris√© par sa formule chimique, √©criture symbolique qui peut √™tre plus ou moins complexe et d√©taill√©e, de sa composition chimique. La masse molaire d'un corps pur correspond √† la masse d'un nombre d'Avogadro (6,022*1023) d'ensembles correspondant √† sa formule brute : mol√©cule pour les compos√©s mol√©culaires, les ions constituant les solides ioniques, atome dans le cas des gaz rares ainsi que dans celui des m√©taux et des solides covalents.

Ion[modifier | modifier le code]

Article d√©taill√© : Ion.

Un ion est un atome qui a perdu ou gagné un ou plusieurs électrons. C'est un cation simple lorsque son cortège électronique a été privé d'un ou plusieurs électrons, il est chargé positivement. C'est un anion simple lorsque son cortège électronique est excédentaire, il est chargé négativement. Les anions ou cations formés à partir de molécules polyatomiques sont appelés ions complexes.

Complexe[modifier | modifier le code]

Article d√©taill√© : Complexe.
Un ion potassium complexé et inclus dans un cryptand. Les cryptands sont des molécules de synthèse comportant des cavités susceptibles de retenir et piéger un ion étranger. L'ensemble forme un cryptate, molécule complexe qui permet ainsi la dissolution de solides ioniques en solvant organique.

Les complexes sont des édifices formés par un élément central et des ligands. L'élément central est souvent un ion métallique et le complexe peut être chargé. L'étude des complexes métalliques relève de la chimie organométallique ou de la chimie de coordination suivant la nature de l'atome lié au métal (respectivement, un carbone, ou un autre atome). Les complexes ont une grande importance en chimie des solutions, en catalyse et en chimie bioinorganique.

Quantité de matière et mole[modifier | modifier le code]

Articles d√©taill√©s : Quantit√© de mati√®re et Mole.

Dans les conditions habituelles au laboratoire, le nombre d'entit√©s chimiques participant √† une r√©action est tr√®s √©lev√© : pour une masse de l'ordre de la dizaine de grammes de mati√®re, il est proche de 1023.

Les chimistes utilisent commun√©ment une unit√© num√©rique, la mole, qui est repr√©sent√©e par la lettre minuscule ¬ę n ¬Ľ. La grandeur associ√©e √† la mole est la quantit√© de mati√®re. Une mole d'une entit√© chimique pr√©cise implique l'√©galit√© du nombre de ses particules au nombre d'Avogadro 6,02 1023. Ce dernier nombre est d√©fini par convention comme le nombre d'atomes de carbone pr√©sents dans 12 grammes de carbone 12, c'est-√†-dire, un atome de carbone contenant six neutrons et six protons.

La masse molaire M d'un corps pur moléculaire correspond à la masse d'une mole de molécules de celui-ci et s'exprime en grammes par mole (g·mol-1). La connaissance de la formule chimique et des masses molaires atomiques permet le calcul de la masse molaire moléculaire.

Une mole de gaz parfait occupe 22,4 l dans les conditions normales de temp√©rature et de pression (¬įC ou 273 K, 101,3 kPa).

Chimie expérimentale[modifier | modifier le code]

L'aspect exp√©rimental est central en chimie, ceci aussi bien du point de vue historique que pour la pratique actuelle de cette science ainsi que de son enseignement. Les activit√©s en chimie exp√©rimentale peuvent se r√©sumer essentiellement en quatre fonctions dont les contours exacts d√©pendent du contexte dans lequel elles sont r√©alis√©es (enseignement, recherche, industrie dans un certain domaine sp√©cifique de la chimie)[24],[25] :

  • extraire, c'est-√†-dire s√©parer s√©lectivement un ou plusieurs compos√©s d'un m√©lange sur la base de leurs propri√©t√©s chimiques ou physiques ;
  • purifier, c'est-√†-dire isoler une substance s√©lectionn√©e des autres compos√©s d'un m√©lange, consid√©r√©s comme impuret√©s. L'extraction et la purification sont apparent√©es ;
  • synth√©tiser, c'est-√†-dire mettre en Ňďuvre un ensemble de r√©actions chimiques en vue d'obtenir un ou plusieurs produits ;
  • analyser, c'est-√†-dire reconna√ģtre et caract√©riser des substances connues ou inconnues.

Réaction chimique[modifier | modifier le code]

Une r√©action chimique est la transformation d‚Äôune ou de plusieurs esp√®ces chimiques en d'autres esp√®ces chimiques. Elle implique l'apparition ou la disparition d'au moins une liaison chimique ou un √©change d'√©lectron. La r√©action qui poss√®de des caract√©ristiques thermiques n√©cessite ou fait appara√ģtre diff√©rentes formes d‚Äô√©nergie en rapport avec l'√©nergie de liaison chimique.

Solution et émulsion[modifier | modifier le code]

Une solution est un m√©lange homog√®ne form√© par un solvant en proportion majoritaire et d'un ou plusieurs solut√©s dans une phase homog√®ne. Les r√©actions chimiques ont souvent lieu en solution. La solubilit√© est la capacit√© d'un corps √† entrer en solution dans un milieu donn√©. Par exemple, un sel cristallin comme le chlorure de sodium NaCl ou sel de cuisine poss√®de une limite de solubilit√© dans l'eau : 357 g¬∑kg-1 d'eau √† ¬įC et 391 g¬∑kg-1 √† 100 ¬įC. Cela signifie qu'√† partir de cette teneur limite, il y a s√©paration de phase parce que le sel pr√©cipite ou se d√©pose sous forme solide.

La miscibilit√© est la capacit√© d'un corps √† se m√©langer avec un autre en formant une seule phase. Le gaz ammoniac NH3 se m√©lange facilement √† temp√©rature ambiante avec l'eau liquide formant l'ammoniaque, 1 kg d'eau froide satur√©e d'ammoniac peut contenir 899 g de NH3. Les gaz principaux de l'air, dioxyg√®ne et diazote, sont aussi solubles en certaines proportions dans l'eau liquide. 100 g d'eau liquide √† ¬įC peut contenir au maximum 4,89 cm3 du premier en solution et 2,3 cm3 du second.

Une √©mulsion est une dispersion d'une phase liquide √† l'√©tat de gouttelettes microscopiques ou submicroscopiques, dans une autre phase liquide non miscible. Une suspension est une dispersion d'une phase solide finement divis√©e au sein d'une autre phase liquide englobante. Pour qu'une suspension ou une √©mulsion soit stable, il faut que les fines gouttelettes ou les grains en suspension soient stabilis√©es par des mol√©cules amphiphiles qui se placent √† l'interphase, et ainsi il n'y a ni coalescence des gouttelettes ni agglom√©rations de particules solides. Mais il faut noter, avec le rigoureux chimiste et gastronome mol√©culaire, Herv√© This, que l'immense majorit√© des syst√®mes culinaires ne sont pas des √©mulsions : ce ne sont que des dispersions collo√Įdales plus ou moins complexes[26].

L'art, √† l'origine souvent empirique, de fabriquer des dispersions collo√Įdales a fourni des applications en pharmaceutique comme en cuisine, par exemple pour la pr√©paration de chocolats et glaces, de sauces ou de mayonnaises.

Oxydoréduction et électrochimie[modifier | modifier le code]

Articles d√©taill√©s : R√©action d'oxydor√©duction et √Člectrochimie.
Schéma simplifié d'une pile volta. Les piles sont une des applications communes de l'électrochimie.

Une r√©action d'oxydor√©duction est un √©change d‚Äô√©lectrons entre diff√©rentes esp√®ces chimiques. L'esp√®ce qui capte les √©lectrons est appel√©e ¬ę oxydant ¬Ľ ; celle qui les c√®de, ¬ę r√©ducteur ¬Ľ.

Acide et base[modifier | modifier le code]

Articles d√©taill√©s : Acide, Base et pH.
Papier indicateur de pH, pour évaluer grossièrement l'acidité d'une solution aqueuse.

Les réactions acides-bases en solution sont basées aussi sur des couples d'espèces chimiques. L'acidité et la basicité peuvent être calculées ou mesurées par la concentration des espèces chimiques en solution, qui prennent une forme acide ou basique. Svante Arrhenius a mis en évidence dans les solutions aqueuses l'échange de protons entre les composés chimiques, la concentration en ion hydronium (H3O+ ou H+(aq)) indique l'acidité du milieu comme la concentration en ion hydroxyde (OH-) la basicité. Une extension de la modalité de classification à d'autres milieux solvants a été conduite par le chimiste américain Gilbert Newton Lewis.

Synthèse chimique[modifier | modifier le code]

Article d√©taill√© : Synth√®se chimique.

Une synth√®se chimique est un encha√ģnement de r√©actions chimiques mis en Ňďuvre de fa√ßon volontaire par un chimiste pour l'obtention d'un ou de plusieurs produits, parfois avec isolation de compos√©s interm√©diaires.

R√©aliser la synth√®se d‚Äôun compos√© chimique, c‚Äôest obtenir ce compos√© √† partir d‚Äôautres compos√©s chimiques gr√Ęce √† des r√©actions chimiques. La planification de l'encha√ģnement des r√©actions afin de maximiser l'efficacit√© de la synth√®se (nombre d'√©tapes, rendement, simplicit√© des r√©actions, consid√©rations toxicologiques et environnementales) est la strat√©gie de synth√®se.

La synthèse de Fischer de l'indole.

La chimie organique est principalement une chimie de synthèse, on parle alors de synthèse organique. Des aspects synthétiques importants se retrouvent également en chimie inorganique et en chimie des polymères.

Chimie des polymères[modifier | modifier le code]
Article d√©taill√© : Polym√®re.
Structure moléculaire du Kevlar, marque déposée de fibres aramides, formant des couches solides et résistantes au choc et à la pénétration, matière de choix pour les casques ou gilets pare balles.

Les polym√®res sont des grandes mol√©cules ou macromol√©cules dont un grand nombre des plus communs est form√© par la r√©action en cha√ģne de petites mol√©cules appel√©es monom√®res. Ces polym√®res de synth√®se industriels, dont la structure est fond√©e sur la r√©p√©tition d'un motif organique, peuvent √™tre lin√©aires, ramifi√©s ou greff√©s, en r√©seau ou interp√©n√©tr√©s, etc. Dans le cas de polym√®res form√©s par polyaddition de monom√®res organiques dont le site r√©actif est justement la double liaison carbone-carbone, le grand squelette plus ou moins souple form√© d'atomes de carbone qui est d√©crit par ses configurations et longueur(s) de cha√ģne moyenne(s) influence les propri√©t√©s observ√©es. Citons parmi ces polym√®res organiques, les poly√©thyl√®nes, les polypropyl√®nes, les polystyr√®nes, les polyisopr√®nes, les polybutadi√®nes, les PVC et les polyacryliques. Il existe d'autres sortes de r√©actions de polym√©risations, comme les polycondensations √† l'origine des polyesters, polyamides, polycarbonates, polyur√©thanes. Il existe aussi des polym√®res √† motifs min√©raux, comme les silicones ou les polysulfures.

Comme le pionnier Hermann Staudinger le pressentait en 1910, il existe des macromolécules ou polymères naturels, par exemple à motif de glucose ou sucre chimique comme la cellulose ou l'amidon, à motif d'acides aminés comme les protéines et ADN. La chimie macromoléculaire née dans les années 1930 a été un domaine continument innovateur, même au cours des dernières décennies.

Lois chimiques[modifier | modifier le code]

Antoine Lavoisier et sa femme, principale collaboratrice en chimie.

La chimie, science exp√©rimentale et descriptive, prenant un essor remarquable √† l'√©poque industrielle tout en acceptant la mod√©lisation physique et le langage math√©matique l√† o√Ļ ils √©taient pertinents, a d√©couvert ou ouvert la voie √† nombreuses lois physico-chimiques.

  • Lois de structure
    • R√®gles de l'octet, de Hund, de Klechkowski et de Pauli qui avec d'autres r√®gles sur la stabilit√© du nuage √©lectronique permettent de pr√©voir la configuration √©lectronique des atomes.
    • Th√©orie VSEPR ou Valence Shell Electronic Pairs Repulsion qui permet de pr√©voir la g√©om√©trie des mol√©cules.
  • Lois de cin√©tique et de thermodynamique
    • Loi d'Arrhenius qui relie la constante de vitesse d'une r√©action √† l'√©nergie d'activation et √† la temp√©rature.
    • Loi de Hess qui permet de d√©terminer les enthalpies de r√©action √† partir des enthalpies standards de formation.
    • Loi de Henry et loi de Raoult qui permettent de d√©terminer la solubilit√© d'un gaz dans un liquide ou la pression de vapeur d'une solution id√©ale.
    • Loi de Guldberg et Waage qui permet de d√©finir l'√©quilibre thermodynamique d'un syst√®me r√©actionnel.
    • Loi exp√©rimentale de Van't Hoff qui permet de pr√©voir le sens d'un d√©placement d'√©quilibre en fonction de la temp√©rature.
  • Lois de conservation
    • Principe de conservation de la masse illustr√© par la c√©l√®bre phrase d'Antoine Lavoisier : ¬ę Rien ne se perd, rien ne se cr√©e, tout se transforme. ¬Ľ
    • Loi de Soddy qui illustre la conservation du nombre de charge.
  • Lois de spectroscopie
  • Lois d'√©lectrochimie
    • Loi de Nernst qui relie la tension d'√©quilibre d'une √©lectrode au potentiel standard du couple r√©dox mis en jeux.
    • Loi de Kohlrausch qui permet de mesurer des conductivit√©s de solution.
    • Loi limit√© de Debye-H√ľckel qui permet de d√©terminer des coefficients d'activit√©.
  • Lois de chimie organique
    • R√®gle de Markovnikov et de Za√Įtsev qui permettent de pr√©voir la r√©gios√©lectivit√© d'une r√©action.
  • Lois de l'√©quilibre chimique
    • Principe de Le Ch√Ętelier stipulant qu'un √©quilibre chimique se d√©place dans le sens oppos√© √† une perturbation de cet √©quilibre.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Une salle de chimie : les paillasses √©quip√©es facilitent manipulations et exp√©riences, plus fonctionnelles que des tables de cours.

Le laboratoire est souvent le meilleur endroit de formation √† cette science exp√©rimentale, mais il n√©cessite des moyens co√Ľteux, une lourde surveillance et une organisation souvent disproportionn√©e pour un usage souvent trivial.

France[modifier | modifier le code]

En 2009 en France, la chimie est enseignée à partir du collège en même temps que la physique dès la cinquième à raison d'une heure et demie en moyenne, par semaine.

Ensuite, au lyc√©e, les √©l√®ves commencent par avoir trois heures et demie de physique-chimie par semaine dont une heure et demie de travaux pratiques en seconde. La poursuite de l'enseignement de la chimie d√©pend du choix d'orientation des √©l√®ves : jusqu'en premi√®re uniquement pour les √©l√®ves des fili√®res litt√©raires et √©conomico-sociales ; et jusqu'en terminale pour les √©l√®ves des fili√®res scientifiques, STL, STAV et ST2S.

Enfin, la chimie peut être étudiée après le baccalauréat en CPGE, en UFR de chimie ou de sciences (université), en IUT de chimie (université) ou en école de chimie. De nombreuses écoles d'ingénieurs dans le domaine de la chimie sont regroupées au sein de la fédération Gay-Lussac.

Québec[modifier | modifier le code]

En 2009 au Qu√©bec, les cours de chimie et de physique sont des options que peut prendre l'√©l√®ve de cinqui√®me secondaire, poussant plus loin le cours de ¬ę sciences et technologie ¬Ľ qu'il a √©t√© oblig√© de suivre durant les derni√®res ann√©es de son secondaire. En temps normal, pour √™tre admis dans les cours de chimie et de physique de cinqui√®me secondaire, les √©l√®ves doivent avoir suivi avec succ√®s le cours de ¬ę sciences et technologie de l'environnement ¬Ľ en quatri√®me secondaire. Les options de chimie et de physique servent comme crit√®re d'admission dans plusieurs programmes du c√©gep comme les cours de sciences pures et appliqu√©es, de sciences de la nature et de sciences de la sant√©.

Suisse[modifier | modifier le code]

En 2009 en Suisse, la chimie est enseign√©e au gymnase d√®s la dixi√®me ann√©e de scolarit√©. Les universit√©s de B√Ęle, de Gen√®ve, de Berne, de Fribourg et de Zurich forment des chimistes et les √©coles polytechniques, comme l'√Čcole polytechnique f√©d√©rale de Lausanne, des ing√©nieurs chimistes et des chimistes.

Industrie[modifier | modifier le code]

Article d√©taill√© : Industrie chimique.
Unit√© de raffinerie : l'industrie p√©troli√®re, une des plus puissantes branches de l'industrie chimique.
Schéma d'une cellule d'électrolyse en bain minéral fondu pour la synthèse de l'aluminium.
Médicaments conditionnés en pastilles ou pilules.
Pigment bleu 28 en poudre. Les colorants, un des secteurs industriels √† haut profit de la fin du XIXe si√®cle.

L'industrie chimique se d√©veloppe contin√Ľment √† la fin du si√®cle des Lumi√®res. Si la m√©tallurgie n'est pas oubli√©e, le progr√®s est partout observable. Le fer blanc devient un produit commun entre 1770 et 1780. Puis apr√®s 1780, outre les m√©taux, elle m√™le des fabrications mill√©naires √† des innovations r√©centes : les acides et la ¬ę soude ¬Ľ, l'ammoniac, le dichlore et les chlorures d√©colorants, le phosphore et ses d√©riv√©s, les savons et acides gras, le dihydrog√®ne, l'¬ę √©ther ¬Ľ, l'√©thyl√®ne, l'alcool de vin, l'acide ac√©tique et surtout de nombreux sels et une multitude de d√©riv√©s organiques et min√©raux pr√©par√©s ou recueillis dans un cadre traditionnel.

Elle prend un essor prodigieux au XIXe si√®cle et participe pleinement aux fortes mutations de la r√©volution industrielle[27]. Le gaz d'√©clairage, produit de la distillation de la houille ou charbon gras, lance l'immense d√©veloppement de la carbochimie. La d√©couverte de m√©taux, leurs pr√©parations au laboratoire, puis au stade industriel, ainsi en-est-il de l'aluminium et des m√©taux alcalins et alcalino-terreux, t√©moignent de la vigueur de la science tr√®s proche de l'industrie.

En 1981, usines et laboratoires fabriquent d√©j√† dans le monde plus de 100 000 compos√©s, mettant en Ňďuvre des centaines de r√©actions chimiques-types. Chercheurs et institutions savantes d√©crivent et r√©f√©rencent proc√©d√©s, r√©actions et mol√©cules[28]. En 2011, 103 000 substances diff√©rentes sont commercialis√©es au niveau de la Communaut√© √©conomique europ√©enne, dont 10 000 en quantit√©s sup√©rieures √† 10 t/an et 20 000 en quantit√©s comprises entre 1 et 10 t/an. L'√®re industrielle a vu la production mondiale de substances chimiques passer d'un million de tonnes en 1930 √† 400 millions de tonnes en 2009[29].

L'industrie chimique repr√©sente une part importante de l'activit√© √©conomique des grands pays industriels au XXe si√®cle. Dans les ann√©es 1970, elle int√©resse au sens large la moiti√© du capital industriel mondial. La vari√©t√© des mat√©riels et des technologies qu'elle utilise est incroyablement vaste, comme l'indique une visite au pas de course des exposants pendant les jours de l'Achema √† Francfort.

Parmi les activit√©s chimiques, citons les secteurs suivants :

  • m√©tallurgie :
    • m√©tallurgie qui transforme les minerais en m√©taux et en alliages, fonderies m√©talliques ;
    • m√©tallurgie de sp√©cialit√©s, silicium, mat√©riaux semi-conducteurs ;
    • aimants, conducteurs et mat√©riaux pour turbines ;
  • √©lectrochimie :
    • piles, batteries, √©lectrochimie appliqu√©e ;
    • traitement de surface, galvanoplastie ;
  • mat√©riaux :
    • pl√Ętre, chaux, ciments et mortiers ;
    • mat√©riaux r√©fractaires et technologie des fours ;
    • verres, argiles et c√©ramiques, fa√Įences et porcelaine ;
    • pigments et charges min√©rales, √©maillerie ;
  • industrie du bois-papier et cellulose, couchage du papier ;
  • raffinage du sucre ;
  • chimie organique :
    • acides gras, corps gras et savons ;
    • chimie des substances naturelles, chimie m√©dicale et pharmaceutique ;
    • parfums, huiles essentielles, produits cosm√©tiques ;
    • engrais, chimie agricole, explosifs ;
    • ligneux, bois, charbons et p√©troles, combustibles, mais aussi mati√®res premi√®res pour la carbochimie et la p√©trochimie. Ci-dessous souvent pr√©sentes en tout ou partie :
      • lubrifiants, graisses, produits √† propri√©t√©s tribologiques ;
      • colorants, interm√©diaires de r√©actions photochimiques ;
      • macromol√©cules, polym√®res, plastiques (mat√©riaux thermoplastiques et thermodurcissables) ;
  • peinture, vernis :
    • traitement de fibres textiles, appr√™t et teinture ;
    • d√©tergents, agents de surface, produits d√©capants ou de nettoiement, adoucissants des eaux ;
    • produits phytosanitaires, insecticides, herbicides ;
    • m√©dicaments, antibiotiques.

Cette industrie peut se scinder en deux grands types :

  • la synth√®se de produits organiques √† partir du p√©trole par exemple, celle de l'acide ac√©tique, du m√©thanol, d'ol√©fines comme l'√©thyl√®ne, le propyl√®ne, etc. ;
  • la chimie min√©rale avec les gaz industriels, les acides et les bases, les sels, etc.

L'ampleur de la production chimique caract√©rise la ¬ę chimie lourde ¬Ľ ou bulk chemistry avec ses proc√©d√©s automatis√©s et ses √©normes masses trait√©es ou extraites. La chimie fine se limite √† des quantit√©s restreintes de compos√©s, souvent √† haute valeur ajout√©e pour la pharmacie, la parfumerie et la cosm√©tique ainsi que dans de nombreux domaines cibl√©s de haute technologie ou nanoproduits.

La chimie a permis d'accéder à de nouveaux matériaux, métaux, plastiques, ou céramiques qui ont des applications importantes dans notre vie la plus quotidienne. Les progrès chimiques ont permis de synthétiser directement certains médicaments au lieu de les extraire des plantes.

Recherche[modifier | modifier le code]

Un monde de la recherche[modifier | modifier le code]

Un chimiste manipulant à sa paillasse.

Si les approches suppos√©es d√©finir la chimie dans les diff√©rentes parties de cet article semblent bizarres √† un chimiste - et en effet, avec la forte impr√©gnation d'une vision scolastique s'y esquisse l'√©pist√©mologie, l'histoire, la didactique, l'enseignement, les rapports au grand public, etc., √† d√©faut d'une sociologie apparente de la science chimique, bref, tout sauf de la chimie - induisant des images avort√©es aux yeux du sp√©cialiste, c'est que la chimie n'existe v√©ritablement que dans le flux de la recherche. Cette science s'actualise, au jour le jour et depuis plusieurs si√®cles, par la manipulation √† la paillasse ou avec l'instrumentation la plus sophistiqu√©e, affine ses mod√®les mois apr√®s mois, laissant des r√©sultats qui, ann√©es apr√®s ann√©es, modifient insensiblement et irr√©versiblement les pens√©es sur la mati√®re. Et ce champ se construit sur des th√®mes choisis, impos√©s ou d√©riv√©s au point qu'un constat humoristique en partie ext√©rieur, par exemple celui du physicien Pierre-Gilles de Gennes, pouvaient la qualifier d'une fabuleuse r√©union d'auberges espagnoles.

Lieu de vie et de labeur hi√©rarchis√© et segment√©, le laboratoire laisse entrer de nombreux th√®mes impos√©s par la soci√©t√©. En premier lieu, en qu√™te de budgets pour sa subsistance √©conomique, il laisse venir les besoins et les imp√©ratifs de l'industrie, marquant dans le meilleur des cas ses r√©sultats par des prises de brevets conjointes avec le donneur d'ordre. Ne rejetant pas les r√©f√©rences institutionnelles pour sa n√©cessaire existence publique ou m√©diatique, il est flatt√© des demandes officielles et sa reconnaissance dans les domaines de l'expertise, de l'encadrement et de la formation couronne son existence. Mais pour les meilleurs chercheurs au sein des organisations efficacement g√©r√©es ou privil√©gi√©es, les th√®mes d√©riv√©s s'imposent, car compr√©hension des d√©couvertes et course √† l'invention les font entrer dans une captivante √©mulation si l'ardeur reste scientifique ou une f√©roce concurrence si elle se m√Ętine de gains √©conomiques ou de monopoles, souvent p√©dagogiques ou d'expertise, par le soutien politique.

Henri Poincar√© citait souvent l'analogie suivante : ¬ę La science se construit sur des faits et des donn√©es d'exp√©rience comme une maison se b√Ętit avec des pierres et divers mat√©riaux ¬Ľ. Mais, pr√©cisait-il aussit√īt, ¬ę une collection de faits et un amalgame de savoirs ne sont pas plus une science que des tas de moellons et de bois une b√Ętisse ¬Ľ. La laborieuse entreprise collective qu'est la science appelle imp√©rieusement une minorit√© de chercheurs, au minimum quelques centi√®mes, plus ou moins √©cout√©s selon les moments, √† d√©fendre les th√®mes fondamentaux et √† d√©finir par leurs √©crits et conf√©rences, les acquis et les applications de leurs disciplines. Ces chercheurs puristes ou engag√©s s'acharnent √† poursuivre l'enqu√™te scientifique au sens noble, soucieux de description, de fiabilit√© des mesures, de r√©it√©ration et de recherches compl√©mentaires sur des sujets moins √† la mode, mais selon eux fondamentaux[30]. Ces modestes op√©rateurs collectifs de la gigantesque ma√ģtrise d'Ňďuvre collective qu'est la science comptent parmi eux les ardents d√©fenseurs d'une libre √©thique de v√©rit√© scientifique, les divers piliers et dirigeants des comit√©s de revues ou des associations, soci√©t√©s ou acad√©mies, les r√©formateurs ou microadaptateurs inlassables de la nomenclature en vigueur. Au-del√† des fronts avanc√©es ou des champs d'applications o√Ļ accourent la foule des chercheurs en lutte pour s'imposer √† leurs semblables, la chimie leur doit sa coh√©rence et son label scientifique.

M√™me dans la description de la chimie la plus authentique, l'√©cueil d'un aper√ßu sociologique ne peut √™tre √©vit√© que par l'anecdote et l'histoire d'abord personnelle d'une recherche. Ainsi Johnson[Qui ?] chimiste du Middle West am√©ricain √©mule de Wendell Meredith Stanley d√©finissait la naissance de sa recherche en chimie organique comme le fruit n√© de la contemplation puis de l'observation raisonn√©e des feuilles mortes de sa ville. C'est ce simple d√©chet v√©g√©tal collect√©, puis transform√© en compost, par d√©gradation microbienne et action des levures et champignons, puis recycl√© en terre dans les jardins ou autres lieux d'√©pandage, qui est √† l'origine de sa vocation. La chimie ici ne peut se dissocier de la formidable action chimique du vivant et, t√īt ou tard remise dans une large perspective √©volutive prenant en compte les param√®tres physico-chimiques, des multiples ¬ę inventions ¬Ľ du vivant sous toutes les latitudes et dans tous les milieux. Tant il est vrai que l'√©tude pr√©cise d'une petite fraction d'un cycle terrestre d√©bouche sur l'attrait d'en savoir plus et de poursuivre l'enqu√™te. D'une mani√®re analogue, on ne peut comprendre les d√©bats de la chimie stellaire que par l'attrait initial des composants intimes des atomes et mol√©cules induisant une course √† leur origine.

Institutions ou associations nationales et sociétés professionnelles[modifier | modifier le code]

  • Acad√©mie royale des sciences de Su√®de
  • Agence europ√©enne des produits chimiques
  • American Chemical Society
  • American Society for Neurochemistry
  • Chemical Institute of Canada
  • Royal Australian Chemical Institute
  • Royal Netherlands Chemical Society
  • Royal Society of Chemistry
  • Soci√©t√© chimique de France (1983-2009 : Soci√©t√© fran√ßaise de chimie)
  • Soci√©t√© suisse de Chimie
  • Society of Chemical Industry
  • Union internationale de chimie pure et appliqu√©e (IUPAC en anglais)
  • World Association of Theoretical and Computational Chemists
  • Liste de soci√©t√©s chimiques

Prix[modifier | modifier le code]

  • M√©daille Davy, d√©cern√©e par la Royal Society depuis 1877
  • Prix Nobel de chimie, d√©cern√© par l'Acad√©mie royale des sciences de Su√®de depuis 1901
  • Prix Hudson, d√©cern√© par l'American Chemical Society depuis 1946
  • M√©daille Leverhulme, d√©cern√©e par la Royal Society depuis 1960
  • Prix de science macromol√©culaire et de g√©nie, d√©cern√© par l'Institut de chimie du Canada depuis 1971

Applications et toxicologie[modifier | modifier le code]

La chimie est √† l'Ňďuvre partout dans la nature, les corps vivants, les choses de la vie quotidienne sans que l'observateur attentif et disposant de puissants multiplicateurs sensoriels ne puisse correctement l'imaginer ou le mod√©liser. Un chimiste est d√®s l'origine un expert des bilans mati√®re et √©nergie et il sait intuitivement qu'il devrait prendre en compte tous les milieux et les acteurs microbiologiques, v√©g√©taux, animaux et humains. Lui en laisse-t-on les moyens ?

De la chimie en bien et en mal[modifier | modifier le code]

Eaux du Rio Tinto acides et colorées par des rejets miniers.

Citons quelques applications. D'abord la mesure. L'analyse pr√©cise de solutions dilu√©es dans un solvant, contenant des mol√©cules solubles plus ou moins complexes, est le fruit de longues mises au point analytiques, aujourd'hui tr√®s vite r√©alis√©es et banales, comme en chimie des solutions aqueuses. Pensons aux analyses banalis√©es de l'eau du robinet reconnue potable ou des eaux min√©rales du commerce. Les (bio)chimistes sp√©cialistes des eaux ont un r√īle de surveillance des eaux naturelles et de leurs qualit√©s ou toxicit√©s √©ventuelles. Si les progr√®s substantiels avaient √©t√© r√©alis√©s, le recours √† la d√©sinfection chimique de l'eau du robinet avant consommation pourrait √™tre mod√©r√©.[r√©f. n√©cessaire] En fin d'usage, la ma√ģtrise des proc√©d√©s chimiques et biologiques permet le traitement des eaux us√©es dans les stations d'√©puration.

Ensuite l'usage. La chimie la plus simple peut commencer avec la fabrication et l'usage du sel, n√©cessaire √† l'alimentation et capital pour les vieux proc√©d√©s de conservation des aliments. Aujourd'hui, les produits de l'industrie agroalimentaire ont recours √† une gamme plus vari√©e de conservateurs, agents de conservation ou agents nutritif, additifs alimentaires comme les colorants, les ar√īmes artificiels et les √©dulcorants.

Résidus et déchets de consommation flottants.

Des emballages alimentaires √† la pr√©servation des r√©coltes, une connaissance raisonn√©e des mat√©riaux et des aliments permet d'√©viter le gaspillage et les d√©perditions tout en pr√©servant la qualit√© et propri√©t√©s nutritionnelles des futurs aliments. Suivant l'usage, les emballages peuvent √™tre biod√©gradables et, √† l'aide du tri s√©lectif apr√®s utilisation, ils sont transform√©s et revaloris√©s gr√Ęce √† des proc√©d√©s chimiques de recyclage ou une combustion ultime qui permet de ne pas gaspiller l'√©nergie qu'ils rec√®lent.

L'agriculture a subi une mutation technologique[31] et elle est devenue fortement d√©pendante d'intrants chimiques. Il est certain que l'utilisation √† grande √©chelle d'engrais chimiques, l'usage irraisonn√© de pesticides et d'insecticides dans des monocultures de plus en plus sensibles ou fragiles peuvent √™tre une impasse d√©sastreuse √† long terme pour les sols, l'√©cologie des terres et la sant√© des animaux et des hommes qui y vivent ou vivront, ainsi que les tenants de l'agriculture biologique le postulent dans l'imm√©diat. Si on donne √† un homme un couteau, il peut d√©couper finement un jambon de fa√ßon √† le partager avec ses amis, ou encore √©gorger sauvagement ses voisins per√ßus en ennemis. L'utilisation des technologies chimiques rec√®le des bienfaits potentiels ou de terribles dangers selon les usages ou les buts vis√©s. Elle √©chappe autant aux chimistes qu'√† l'honn√™te homme de la rue. Par exemple, un chimiste organicien consid√®re comme une absurdit√© de br√Ľler de l'essence dans un moteur √† combustion, car pour lui cette mati√®re de choix permet de r√©aliser d'autres mol√©cules chimiques √† usage vari√©s qui, alors seulement au terme de leur usage, pourraient √™tre d√©compos√©es et br√Ľl√©es. Le gain sur une courte √©chelle de temps d'une famille de produits chimiques, parfois peu sophistiqu√©s et √† utilisation massive, permet d'obtenir des profits √©vidents. Ainsi s'obtiennent des r√©coltes plus abondantes en enrichissant les sols pauvres et en √©liminant les insectes nuisibles, les champignons parasites, les mauvaises herbes et la faune associ√©e. Mais qu'en est-il √† longue dur√©e ? Apr√®s l'√©radication de multiples esp√®ces d'oiseaux, l'affaiblissement des hym√©nopt√®res butineurs, n'est-il pas temps d'une prise de conscience g√©n√©rale des dommages caus√©s √† l'environnement ? Les soci√©t√©s agrochimiques produisent alors de nouveaux produits plus efficaces ou plus cibl√©s qui peuvent soit respecter mieux l'environnement soit entra√ģner d'autres catastrophes parfois plus pernicieuses alors que la course au profit imm√©diat implique de minorer toute information alarmiste.

La chimie explique sommairement la formation du bois et des textiles naturels ou permet la synth√®se de larges gammes de mati√®res et de types de mat√©riaux : fibres synth√©tiques (comme le nylon, le Lycra et la fibre PET pour fabriquer des polaires), mobilier en mati√®re plastique, etc.

Dans le domaine de la construction, la chimie a beaucoup évolué en contribuant aussi à la fabrication de matériaux, d'isolants performants, de peintures ou de vernis, de mastics, de produits d'entretien et d'ameublement. Les désagréments causés par les produits des premières générations ont été très lentement corrigés, puis les générations suivantes apportent d'autres inconvénients.

L'explosion spectaculaire de la raffinerie de Catano. Les accidents des usines chimiques peuvent avoir de graves conséquences sur l'environnement.

Un nombre important d'applications chimiques ont trouv√© ou trouvent encore des d√©bouch√©s et usages commerciaux profitables, alors qu'une connaissance approfondie et pr√©cise des m√©faits de leurs emplois ou m√©susages fait d√©faut tant aux utilisateurs qu'au public. La chimie toxicologique est une parente pauvre et alors que les grands groupes p√©trochimiques se sont vant√©s dans les ann√©es 1970 d'apporter une s√©curit√© √©cologique, les 200 000 mol√©cules que leurs activit√©s ont permis de confectionner ne sont v√©ritablement connue du toxicologue qu'√† 1 %. Le progr√®s n'est plus visible depuis longtemps, c'est un chamboulement, un gain √©hont√© pour certains, une menace vitale pour les moins favoris√©s, mais comment essayer de ma√ģtriser et de juguler le danger sans faire confiance √† la coll√©gialit√© de diff√©rents chimistes, renforc√©es au besoin d'√©quipes expertes de math√©maticiens, physiciens, de biologistes, etc., et √† leurs √©thiques de v√©rit√© scientifique ?[r√©f. n√©cessaire]

Santé et environnement[modifier | modifier le code]

La d√©couverte et la synth√®se de m√©dicaments qui contribue √† l'augmentation de l'esp√©rance de vie enregistr√©e depuis la fin de la r√©volution industrielle dans les pays d√©velopp√©s sont aussi √† l'actif des techniques de la chimie. Mais la m√©dicalisation massive d'une population entra√ģne d'irr√©ductibles probl√®mes de pollutions, car les mol√©cules ou leurs produits sommaires de d√©gradations se retrouvent dans les eaux us√©es.

Dans le domaine ¬ę Sant√©-environnement ¬Ľ, la chimie constitue une source de probl√®me via certains polluants qu'elle cr√©e ou contribue √† diffuser dans l'environnement, en particulier les produits chimiques toxiques ou √©cotoxiques dont les CMR ¬ę canc√©rog√®nes, mutag√®nes et reprotoxiques ¬Ľ. Certains produits tels que m√©dicaments, pesticides, catalyseurs ou leurs r√©sidus perdus dans l'environnement ou pr√©sents dans l'alimentation peuvent ensuite poser des probl√®mes d'environnement ou de sant√©, en particulier avec les perturbateurs endocriniens).

Les substances chimiques seraient ¬ę au premier rang des accus√©s ¬Ľ de la chute de la qualit√© des spermatozo√Įdes (r√©duite de 50 % depuis 1950) et des maladies li√©es √† l'appareil g√©nital √† travers les perturbateurs endocriniens. Le 25 novembre 2008, le gouvernement fran√ßais (√† travers l'IReSP, structure de recherche cr√©√©e par l'Inserm et 20 partenaires) et l'Afsset ont organis√© un colloque sur le th√®me : ¬ę Environnement chimique, reproduction et d√©veloppement de l'enfant. ¬Ľ Les principales mati√®res incrimin√©es sont les phtalates et le bisph√©nol A[32], deux additifs pr√©sents dans les mati√®res plastiques.

Risques et réglementation[modifier | modifier le code]

Au niveau international, la convention de Rotterdam, administrée par l'ONU (PNUD, FAO) a été adoptée par 165 pays en 1998 pour mieux assurer la santé des personnes et de l’environnement contre des dommages éventuels induits par le commerce de produits chimiques.

De nombreuses législations concernent les produits chimiques et leurs résidus, qui varient selon les pays. Des bases de données et guides sur le risque chimique existent, dont en France[33].

La chimie fantasmée[modifier | modifier le code]

Le chimiste appara√ģt souvent en personnage caricatural de la litt√©rature, de la bande dessin√©e et surtout du cin√©ma. Ces savants √©chevel√©s ou docteurs d√©sopilants, √† la fois et confus√©ment biologistes, chimistes et physiciens, sont des √™tres sourds au monde vrai ou perdus hors du laboratoire et de l'√©tude, √† moins de remonter le temps, d'aller dans un autre monde ou sur la Lune, √† l'image du professeur Tournesol. Ils interviennent surtout de fa√ßon intermittente, leur action est tant√īt d√©cisive tant√īt inqui√©tante car elle oriente la fiction.

Dans un registre comique, alliant de fa√ßon classique la chimie et l'amour, citons le film Docteur Jerry et Mister Love de et avec Jerry Lewis (1963), et Jean Lefebvre jouant le r√īle d'Eug√®ne Ballanchon dans Le Fou du labo 4 de Jacques Besnard (1967).

Littérature[modifier | modifier le code]

La repr√©sentation litt√©raire du chimiste dans de nombreuses Ňďuvres est tr√®s diff√©rente de la r√©alit√©. Il est consid√©r√© comme un savant venu d'ailleurs qui vit hors du temps. Le chimiste est alors un demi sorcier, image issue de l'ancien alchimiste, qui joue avec des forces obscures qu'il ne ma√ģtrise pas afin de rivaliser avec la nature. La chimie est souvent associ√©e avec l'occulte alors qu'elle est une science reconnue.

Il faut toutefois soustraire √† ce noir tableau Le Syst√®me p√©riodique de Primo Levi. Cet ouvrage litt√©raire italien sur le th√®me de la chimie comporte vingt-et-un chapitres qui, chacun s√©par√©ment, illustre un √©l√©ment du tableau de Mendele√Įev. Ces parties descriptives qui ont √©t√© con√ßues avec le support spatial du tableau p√©riodique et l'art du chimiste relatent au besoin la vie professionnelle de l'√©crivain, par ailleurs chimiste sp√©cialiste de peinture et directeur du laboratoire d'une petite unit√© de production √† Turin, des anecdotes ou rencontres autobiographiques ou de courtes nouvelles compl√©mentaires invent√©es, judicieusement choisies.

Citations[modifier | modifier le code]

  • ¬ę En sentiment comme en chimie, rien ne se cr√©e, rien ne se perd ¬Ľ, Alfred Capus, Les pens√©es
  • ¬ę Rien ne se perd, rien ne se cr√©e, tout se transforme ¬Ľ, Lavoisier

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrage de découverte[modifier | modifier le code]

  • Jacques Angenault, La chimie, dictionnaire encyclop√©dique, 2e √©d., Dunod, 1995, 536 p. (ISBN 978-2-10-002497-1)
  • Peter William Atkins, Les mol√©cules au quotidien, InterEdition, Paris, 1989, 196 p. (ISBN 978-2-7296-0296-3) (traduction par Gilberte Chambaud de l'ouvrage de Peter W. Atkins, Molecules, Scientific American Library, New York, 1987)
  • Ann Newmark en association avec le Science Museum de Londres, La Chimie, atomes et mol√©cules en mouvement, coll. passion des sciences, Gallimard, Paris, 1993. 64 p. (Traduction par Florence Delahaye de Eyewitness Science Guide ‚ÄúChemistry‚ÄĚ, Dorling Kindersley Limited, Londres, 1993 (ISBN 978-2-07-058129-0))
  • Robert Luft, Dictionnaire des corps purs simples de la chimie, Association Cultures et Techniques, Nantes, 1997, 392 p. (ISBN 978-2-9510168-3-5)
  • Hans Breuer, Atlas de la chimie, La Pochoth√®que,  √©d. Librairie g√©n√©rale fran√ßaise du dtv-Atlas zur Chemie, Munich, Le livre de poche, 2000. 476 p. (ISBN 978-2-253-13022-2)
  • Paul Rigny (dir.), De la mati√®re au vivant, les syst√®mes mol√©culaires organis√©s, Image de la recherche, [no 2, mars 1994], CNRS, Paris, 1994, 268 p. (ISSN 1162-2024) (ISBN 978-2-271-05186-8)
  • Mireille Defranceschi, L'eau dans tous ses √©tats, Ellipses, 1996, 128 p. (ISBN 978-2-7298-9647-8)
  • John Emsley, Guide des produits chimiques √† l'usage des particuliers,  √©d. Odile Jacob, 1996, 33- p. (Traduction de The consumer‚Äôs Good chemical Guide, W.H. Freeman/ Spektrum Akademischer Verlag, 1994 (ISBN 978-2-7381-0384-0))
  • Ben Selinger, Chemistry in the Marketplace, 5e √©d., Harcourt Brace, Sydney, 1998, 588 p. (ISBN 0 7295 3300 X)
  • Le Guide de la Chimie,  √©d. Chimedit

Une science expérimentale[modifier | modifier le code]

  • Stuart W Bennett, Katherine O‚ÄôNeal, Progressive development of practical skills in Chemistry, Marjorie Cutter Scholarship 1996-97, Royal Society of Chemistry, 1999, 172 p. (ISBN 978-0-85404-950-9)
  • Mireille Defranceschi, 144 manipulations de chimie g√©n√©rale et min√©rale, Ellipses, 1990, 192 p. (ISBN 978-2-7298-9068-1)
  • Christophe Bureau, Mireille Defranceschi, Des teintures √©gyptiennes aux micro-ondes, 100 manipulations de chimie, Ellipses, 1993, 208 p. (ISBN 978-2-7298-9335-4)
  • Stanislas Antonik, Montage de Chimie organique, t. 1, Ellipses, 1996, 190 p. (ISBN 978-2-7298-9666-9)
  • Sylvie Haurat-Bentolila, Emmanuelle Lecorgne, Olivier Leduc, ¬ę Chimie-Tout ¬Ľ, exp√©riences comment√©es, Association Cultures et Techniques, Nantes, 1995, 392 p. (ISBN 978-2-9502444-6-8)
  • Mady Capon, V√©ronique Courilleau-Haverlant, C√©cile Valette, Chimie des couleurs et des odeurs, Association Cultures et Techniques, Nantes, 1993, 256 p. (ISBN 978-2-9502444-2-0)
  • Gilles Andr√©, Val√©rie Dartiailh, Fr√©d√©rique Maksud, Sophie Pak-Blanes et Josette Fournier, Ecolo Chimie, chimie appliqu√©e √† l‚Äôenvironnement, Association Cultures et Techniques, Nantes, 1994, 352 p. (ISBN 978-2-9502444-4-4)
  • Dominique Crouzet-Deprost, Karine D√©pr√©s-Homo, Sophie Sadou et Josette Fournier, Chimie dans la maison, Association Cultures et Techniques, Nantes, 1996, 446 p. (ISBN 2-95101 68-2-4)
  • Marie Terrien, Josette Fournier, Chimie du petit d√©jeuner, Association Cultures et Techniques, Nantes, 1998, 304 p. (ISBN 978-2-9510168-5-9)

Enseignement général, initiation ou formation à quelques spécialités de la chimie[modifier | modifier le code]

  • Claude Duboc-Chabanon, Jean Lemerle, Yves Leroux et Jean Talbot, Chimie, coll. U, Armand Colin, Paris, 1987, t. 1, 320 p. (ISBN 978-2-200-21057-1) et t. 2, 256 p. (ISBN 978-2-200-21058-8)
  • Ren√© Didier, Chimie g√©n√©rale, coll. de sciences physiques, Technique et documentation, J.b baill√®re et Lavoisier, Troisi√®me tirage, 1988, 478 p. (ISBN 978-2-85206-163-7)
  • Claude Moreau, Jean-Paul Payen, Chimie, guides pr√©pas Math√©matiques sup√©rieures MPSI PTSI,  √©d. Belin, Paris, 1995, 318 p. (ISBN 978-2-7011-1789-8)
  • Clyde R. Metz, Chimie Physique, S√©rie Schaum, McGraw-Hill, Paris, 1985. (Traduction par R. Jacoud de Theory and problems of physical chemistry, t. 1, 234 p. (ISBN 978-2-7042-1037-4) et t. 2, 204 p. (ISBN 978-2-7042-1038-1))
  • Peter William Atkins, Chimie Physique, Technique et documentation, Lavoisier et Vuibert, Paris, 1983, 1274 p. (Traduction par Gilberte Chambaud de Physical Chemistry, 2e √©d., Oxford University Press, 1982. vol. 1, 616 p. (ISBN 978-2-85206-203-0) et vol. 2, 658 p. (ISBN 978-2-85206-204-7))
  • Odile Dessaux, Pierre Goudmand, Fran√ßoise Langrand, Thermodynamique statistique chimique, 2e √©d., Dunod Bordas, 1982, 154 p. Pr√©face de Guy Pannetier (ISBN 978-2-04-015518-6)
  • Jean-Louis Rivail, √Čl√©ments de chimie quantique √† l‚Äôusage des chimistes, Savoirs actuels, InterEditions/ √©d. du CNRS, Paris, 1989, 426 p. (ISBN 978-2-7296-0193-5)
  • Norman L. Allinger, M. Jerome Bingelow, Harmon C. Mc Allister, An introduction to General, Organic and Biological Chemistry, Wadsworth Publishing Company, Inc., Belmont, California, 1976, 582 p. avec index (ISBN 978-0-534-00375-3)
  • Bruce H. Mahan, Chimie, InterEdition, Paris, 1977, 832 p. (Traduction de University Chemistry, 2e √©d., Addison-Wesley Publishing Company, Massachusetts, 1969 (ISBN 978-2-7296-0065-5))
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  • C.S.G. Philipps, R.J.P. Williams, Chimie min√©rale, Dunod Universit√© 1971. (Traduction par V. H√©rault de Inorganic Chemistry, Oxford University Press, 1965 et 1966. t. 1 G√©n√©ralit√©s et non-m√©taux, 386 p. (ISBN 978-2-04-015529-2) et t. 2 M√©taux, 700 p. (ISBN 978-2-04-015531-5))
  • Fran√ßois Mathey, Andr√© Sevin, Introduction √† la chimie mol√©culaire des √©l√©ments de transition, X √©cole polytechnique, Ellipses, Paris, 1991, 224 p. (ISBN 978-2-7298-9127-5)
  • Lesley Smart, Elaine Moore, Introduction √† la chimie du solide, Masson, Paris, 1997. 358 p. (Traduction par Jean-Pierre Jolivet de Solid State Chemistry : An introduction, 2e √©d., Chapman & Hall, UK, 1995 (ISBN 978-2-225-85621-1))
  • Charles Deportes, Michel Duclot, Pierre Fabry, Jacques Fouletier, Abdelkader Hammou, Michel Kleitz, Elisabeth Siebert, Jean-Louis Souquet, Electrochimie des solides, Presses universitaires de Grenoble, 1994, 438 p. (ISBN 978-2-7061-0585-2)
  • Robert Thornton Morisson and Robert Nelson Boyd, Organic Chemistry, 5e √©d., Allyn and Bacon, Inc. Boston, 1434 p. plus index (ISBN 978-0-205-08452-4)
  • Pierre Laszlo, Logique de la synth√®se organique, X √©cole polytechnique, Ellipses, Paris, 1993, 208 p. (ISBN 978-2-7298-9326-2)
  • Pierre Laszlo, R√©sonances de la synth√®se organique, exemples et illustrations, X √©cole polytechnique, Ellipses, Paris, 1993, 208 p. (ISBN 978-2-7298-9325-5)
  • Jacques Fossey, Daniel Lefort, Janine Sorba, Les radicaux libres en chimie organique, Masson, 1993, 294 p. Pr√©face de Guy Ourisson (ISBN 978-2-225-84202-3)
  • Michel Madesclaire, St√©r√©oisom√©rie, g√©n√©ralit√©s et incidences en chimie th√©rapeutique, Ellipses, Paris, 1987, 126 p. (ISBN 978-2-7298-8655-4)
  • Ernest L. Eliel, Samuel H. Wilen, Lewis N. Mander, St√©r√©ochimie des compos√©s organiques, Lavoisier Technique & Documentation, Paris, 1996, 1312 p. Version fran√ßaise de Stereochemistry of Organic Compounds, John Wiley and Sons, Inc., 1994, pr√©par√©e par Robert Panico et Jean-Claude Richer (ISBN 978-2-7430-0160-5)
  • Jean-Marie Lehn, La chimie supramol√©culaire, concepts et perspectives, De Boeck Universit√©, 1997, 274 p. (ISBN 978-2-8041-2504-2) (traduction par Andr√© Pousse de J.-M. Lehn, Supramolecular Chemistry, VCH Verlaggeselleschaft, Weinheim, FRG, 1995)
  • Serge David, Chimie mol√©culaire et supramol√©culaire des sucres, Introduction chimique aux glycosciences, Savoirs actuels, InterEditions/ √©d. du CNRS, Paris, 1995, 300 p. (ISBN 978-2-7296-0528-5)
  • Kurt Faber, Biotransformations in organic chemistry, a textbook, 3e √©d., Springer, Berlin, 1997, 402 p. (ISBN 978-3-540-61688-7)
  • Gaston Charlot, Chimie analytique quantitative, Masson, Paris, 1984, 2 tomes de 326 et 280 p. (ISBN 978-2-225-39259-7)
  • Philippe Chappuis (coordonnateur), Techniques d‚Äôanalyse des oligo√©lements chez l‚Äôhomme (Al, Cr, Co, Cu, Mn, Hg, Ni, Pb, Se, Zn), Techniques & documentation, Lavoisier, 1995, 158 p. (ISBN 978-2-7430-0019-6)
  • Francis Rouessac, Annick Rouessac, Analyse chimique, m√©thodes et techniques instrumentales modernes, 2e √©d., Masson, 1994, Pr√©face de Guy Ourisson, 306 p. (ISBN 978-2-225-84523-9)
  • Douglas A. Skoog, Donald M. West, F. James Holler, Chimie analytique, De Boeck Universit√©, Bruxelles, 1997, 870 p. plus glossaire 20 p. + Appendice 58 p. plus Index 24 p. (Traduction collective de la 7e √©d. am√©ricaine de Fundamentals of analytical chemistry, Saunders College Publishing, 1996 (ISBN 978-2-8041-2114-3))
  • J. Michael Hollas, Spectroscopie, Cours et exercices, Dunod, Paris, 1998. 386 p. (Traduction par Daniel Simon de Modern Spectroscopy, 3e √©d., John Wiley & Sons, 1996 (ISBN 978-2-10-003945-6))
  • Harald G√ľnther, La spectroscopie de RMN, principe de base, concept et applications de la spectroscopies de r√©sonance magn√©tique nucl√©aire du proton et du carbone 13 en chimie, Science de l‚Äôing√©nieur, Masson, 1993, 558 p. (Traduction de Jean et Jean-Jacques Suffert de l'ouvrage allemand NMR-Spectrokopie 3/E, Georg Thieme Verlag, 1992 (ISBN 978-2-225-84029-6))
  • Robert Rosset, Marcel Caude, Alain Jardy, Manuel pratique de chromatographie en phase liquide, 2e √©d. revue, Masson, Paris, 1995, 374 p. (ISBN 978-2-225-85126-1)
  • Jean Por√©, √Čmulsions, micro-√©mulsions, √©mulsions multiples,  √©d. Techniques des Industries des Corps Gras, Neuilly, 1992, 270 p. (ISBN 978-2-9507241-0-6)
  • Georges Champetier (dir.), Chimie macromol√©culaire, Hermann, √©diteurs des sciences et des arts, Paris, r√©√©dition des deux tomes en 1988, t. 1, 808 p. (ISBN 978-2-7056-5553-2) et t. 2, 890 p. (ISBN 978-2-7056-5707-9)
  • Groupe fran√ßais d‚Äô√©tudes et d‚Äôapplications des polym√®res, Initiation √† la chimie et √† la physico-chimie macromol√©culaires, 9 vol. r√©dig√©s sous l‚Äô√©gide de la commission d‚Äôenseignement, Strasbourg, 1970 √† 1993 :
    1. Physico-chimie, 213 p. ;
    2. Propri√©t√©s physique des polym√®res, mise en Ňďuvre, 383 p. ;
    3. Chimie des polym√®res, 1981, 396 + 72 p. ;
    4. Quelques grands polym√®res industriels, synth√®se, propri√©t√©s, mise en Ňďuvre et applications (poly√©thyl√®nes, polypropyl√®nes, polyesters, polyur√©thanes, √©lastom√®res), 1982, 542 p.
    5. Exercices et travaux dirig√©s en sciences des polym√®res ;
    6. M√©langes de polym√®res, 1986, 292 p. ;
    7. Mat√©riaux composites √† base de polym√®res, 1989, 468 p. ;
    8. Structure des polym√®res et m√©thodes d‚Äô√©tudes, 1990, 580 p. ;
    9. Propri√©t√©s √©lectriques des polym√®res et applications, 1993, 378 p.
  • Groupe fran√ßais d‚Äô√©tudes et d‚Äôapplications des polym√®res, Synth√®se, propri√©t√© et technologie des √©lastom√®res.
  • Maurice de Keghel, Trait√© g√©n√©ral de la fabrication des colles, des glutinants et mati√®res d‚Äôappr√™ts, Gauthier-Villars, Paris, 1959, 764 p.
  • Pierre Grandou, Paul Pastour, Peintures & Vernis, Hermann, √©diteurs des sciences et des arts, Paris, 1966, r√©√©dition 1988 en deux vol. : Les constituants : liants, solvants, plastifiants, pigments, colorants, charges, adjuvants, 946 p. (ISBN 978-2-7056-5520-4) et Techniques et industrie : types de rev√™tements, mat√©riaux √† peindre, utilisation, utilisateurs, sp√©cialit√©s, production, contr√īle, vieillissement et des destructions des rev√™tements, 442 p. (ISBN 978-2-7056-5635-5)
  • Robert Perrin, Jean-Pierre Scharff, Chimie industrielle, Masson, Paris, 1993, 1136 p. en deux tomes avec bibliographie et index (ISBN 978-2-225-84037-1) et (ISBN 978-2-225-84181-1)
  • Bernard Lefran√ßois, Chimie industrielle, coll. Chimie CNAM, Technique et documentation, Lavoisier, t. 1, 1995, 638 p. (ISBN 978-2-85206-966-4). t. 2, 1996, 388 p. (ISBN 978-2-7430-0162-9) et t. 3, 634 p., 1999 (ISBN 978-2-7430-0350-0)
  • Henri Fauduet, Principes fondamentaux du g√©nie des proc√©d√©s et de la technologie chimique, Technique et documentation, Lavoisier, Paris, 1997, 520 p. (ISBN 978-2-7430-0227-5)
  • P. Anglaret, S. Kazmierczack, Technologie g√©nie Chimique, CRDP d‚ÄôAmiens, 1985, t. 1, 232 p. et t. 2, 202 p. (ISBN 978-2-86615-022-8)
  • P. Anglaret, J. Filipi, S. Kazmierczack, Technologie g√©nie Chimique, t. 3, CRDP d‚ÄôAmiens, 1985 (ISBN 978-2-86615-036-5)
  • Andr√© Buisson, Le sch√©ma au service des techniques chimiques, 5e √©d., coll. technique et industrie dirig√©e par Robert Pajot, Entreprise moderne d'√©dition, Paris, 1977, 150 p. (ISBN 978-2-7044-0582-4)
  • Guy Linden, Denis Lorient, Biochimie agro-industrielle, valorisation alimentaire de la production, Masson, Paris, 1994, 368 p. (ISBN 978-2-225-84307-5)
  • Jacques Mathieu, Initiation √† la physico-chimie du lait, Technique et documentation, Lavoisier, Paris, 1998, 220 p. (ISBN 978-2-7430-0233-6)
  • Luciano Usseglio-Tomasset, Chimie Ňďnologique, 2e √©d., Technique et documentation, Lavoisier, Paris, 1995, 388 p. (Traduction r√©vis√©e par Alain Bertrand de Chimica Enologica,  √©d. AEB 1978/1995 (ISBN 978-2-7430-0059-2))
  • Serge Kirkiacharian, Guide de chimie th√©rapeutique, Ellipses, Paris, 1996, 576 p. (ISBN 978-2-7298-4667-1)
  • Michel Comet et Michel Vidal, dir., Radiopharmaceutiques, chimie des radiotraceurs et applications biologiques, CNRS, Presses Universitaires de Grenoble, 1998, 744 p. (ISBN 978-2-7061-0774-0)
  • Paul Rigny (dir. L‚ÄôActualit√© chimique Livres), M√©lanie Spotheim-Maurizot, Mehran Mostafavi, Thierry Douki, Jacqueline Belloni (ed.), Radiation chemistry, from basics to applications in material and life sciences, EDP sciences, Les Ulys, France, 2008. 306 p. (ISBN 978-2-7598-0024-7)
  • Laura Sigg, Werner Stumm, Philippe Behra, Chimie des milieux aquatiques, chimie des eaux naturelles et des interfaces dans l‚Äôenvironnement, 2e √©d., Masson, Paris, 1994, 391 p., pr√©face de F. Morel (ISBN 978-2-225-84498-0)

Revues, handbook et traités encyclopédiques[modifier | modifier le code]

  • Beilstein Handbook of Organic Chemistry, Chemical abstracts Service, Chemical Handbook, CRC Handbook of Chemistry and Physics
  • Ullmann's Encyclopedia of Industrial Chemistry, Trait√© Pascal
  • Catalogues commerciaux de r√©f√©rence Merck, Fieser, Janssen, etc.
  • Actualit√© chimique, revue de la Soci√©t√© chimique de France (ancienne SFC)
  • R. H. Perry, D.W. Green (√©d.), Perry's Chemical Engineers' Handbook (en), 8e √©d., Chemical Engineering Series, McGraw-Hill, 2007 (ISBN 0-07-142294-3)
  • Le Guide de la Chimie,  √©d. Chimedit

Histoire et ouvrages jalons d’une époque[modifier | modifier le code]

  • Fred Aftalion, Histoire de la chimie, Masson, Paris, 1988, 386 p. (ISBN 978-2-225-81420-4)
  • Pierre Bianco, De la pile de Volta √† la conqu√™te de l'espace, deux si√®cles d'√©lectrochimie 1799-1999, Publication de l'universit√© de Provence, 1998, 266 p. (ISBN 978-2-85399-432-3)
  • Laurence Lestel (coordination), Itin√©raires de chimistes, 1857-2007, 150 ans de chimie en France avec les pr√©sidents de la SFC,  √©d. EDP Sciences et Soci√©t√© fran√ßaise de Chimie, 2008, 582 p. (ISBN 978-2-86883-915-2)
  • Justus Liebig, La Chimie agricole, coll. Sciences du Comit√© des Travaux Historiques et Scientifiques, Paris, 2009. Texte traduit de la premi√®re parution allemande en 1840, pr√©sent√© et annot√© par Marika Blondel-Miegrelis (ISBN 978-2-7355-0504-3)
  • Victor Regnault, Premiers √©l√©ments de chimie, 3e √©d., Biblioth√®que polytechnique,  √©d. Langlois et Leclercq, Victor Masson, Paris, 1855, 572 p.
  • L. Troost, Trait√© √©l√©mentaire de chimie, Masson, Paris, 1880, 6e √©d., 876 p.
  • Louis Hackspill, Jean Besson, Andr√© H√©rold, Trait√© de Chimie min√©rale, coll. Euclide, PUF, Paris, 1958

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. ‚ÜĎ d'apr√®s l'American Chemical Society
  2. ‚ÜĎ Le rayon de l'√©lectron est de 2,8 fm (voir Lange's Handbook of Chemistry). Un fermi est aussi la taille du noyau o√Ļ la force √©lectromagn√©tique devient n√©gligeable par rapport √† l'interaction forte.
  3. ‚ÜĎ (en) Theodore L. Brown, Chemistry: The Central Science. Prentice Hall, 1977 (ISBN 978-0-13-128769-3).
  4. ‚ÜĎ C. Desroches Noblecourt, Le fabuleux h√©ritage de l'√Čgypte, Pocket, 2006, p. 172
  5. ‚ÜĎ (fr) √Čtymologie d‚Äôalchimie du centre national de ressources textuelles et lexicales
  6. ‚ÜĎ D√©finitions lexicographiques et √©tymologiques de ¬ę Alchimie ¬Ľ du TLFi, sur le site du CNRTL.
  7. ‚ÜĎ J.C. Risler, La civilisation arabe, Payot, Paris 1955, p. 111
  8. ‚ÜĎ Risler, op. cit.
  9. ‚ÜĎ Marcellin Berthelot, Collection des anciens Alchimistes grecs, 1888.
  10. ‚ÜĎ Bernard Joly, Rationalit√© de l'alchimie au XVIIe si√®cle, coll. Mathesis, Vrin, Paris, 2002.
  11. ‚ÜĎ Thomas Samuel Kuhn, La Structure des r√©volutions scientifiques, 1962
  12. ‚ÜĎ En 1814, Andr√©-Marie Amp√®re, de fa√ßon ind√©pendante, d√©couvre la m√™me id√©e sur les gaz, mais il brouille pour des d√©cennies la nomenclature en appelant les particules atomes. Continuateur de la chimie pneumatique dans la lign√©e d'un Lavoisier, Gay-Lussac prouve par ses nombreuses exp√©riences la f√©condit√© de cette approche volumique.
  13. ‚ÜĎ Claude L√©caille, L'atome : chim√®re ou r√©alit√© ? D√©bats et combats dans la chimie du XIXe si√®cle, coll. Inflexions, Vuibert, Adapt-SNES, Paris, 2009.
  14. ‚ÜĎ Stanislao Cannizzaro, fougueux chimiste italien d'origine sicilienne ressuscitant l'enthousiasme du congr√®s longtemps ind√©cis, r√©tablit la th√©orie d'Avogadro et r√©clame un syst√®me de masse atomique.
  15. ‚ÜĎ Loschmidt estime par calcul de th√©orie cin√©tique en 1865 leur taille √† un nanom√®tre.
  16. ‚ÜĎ Alain Dumon et Robert Luft, Naissance de la chimie structurale, coll. ¬ę Science et Histoire ¬Ľ, EDP Sciences, Les Ulis, 2008.
  17. ‚ÜĎ On le ressent fortement si l'attention est port√© sur des th√®mes pr√©cis. Ainsi, L. Leclercq, ¬ę La chimie fran√ßaise vers les m√©canismes r√©actionnels (1800-1930) ¬Ľ, L'Actualit√© chimique, no 329, avril 2009, p. 42-50.
  18. ‚ÜĎ Dans la pratique des expos√©s scientifiques, l'√©l√©ment d√©signe une partie commune aux corps simples et √† tous les corps qu'il peut former. L'√©l√©ment oxyg√®ne O √©voque O2, 03, les compos√©s oxyg√©n√©s, etc.
  19. ‚ÜĎ D√©finitions lexicographiques et √©tymologiques de ¬ę atome ¬Ľ du TLFi, sur le site du CNRTL.
  20. ‚ÜĎ Mol√©cules provient de moles, d√©signant la masse ou le nombre de petits √©l√©ments de mati√®re pour les atomistes.
  21. ‚ÜĎ Liaison provient du latin, ligatio, fa√ßon de s'habiller. Le r√īle de l'√©lectron dans cet habillage mol√©culaire a √©t√© r√©v√©l√© par J.J. Thomson en 1897.
  22. ‚ÜĎ Au niveau du laboratoire, le corps le plus pur possible est manipulable et facilement observable avec int√©r√™t, il permet d'√©tudier les propri√©t√©s physiques concr√®tes qu'il est vain de reporter √† la seule mol√©cule.
  23. ‚ÜĎ Citons parmi les corps simples, le dioxyg√®ne O2, l'ozone O3, le sodium Na, le soufre S8. Les corps simples sont diff√©rents des √©l√©ments. Dmitri Mendele√Įev, qui impose cette distinction en 1871, affirme ¬ę le mot √©l√©ment appelle l'id√©e d'atome ¬Ľ. Remarquons aussi que le corps compos√© n'est pas un m√©lange.
  24. ‚ÜĎ Manuel de chimie de Terminale S,  √©d. Hachette √©ducation, coll. Durupthy, 2006, 368 p., p. 10, 11
  25. ‚ÜĎ Dossier de l'ENS sur la chimie exp√©rimentale.
  26. ‚ÜĎ Le beurre, la cr√®me, le chocolat, le fromage, le foie gras, l'huile sont des milieux polyphasiques, c'est-√†-dire comportent plusieurs phases dont au moins deux phases liquides non miscibles, l'une √©tant finement dispers√©e dans l'autre phase liquide majoritaire et continue. Le lait n'est qu'en ce sens restreint - toujours en usage dans l'industrie alimentaire - assimil√© √† une √©mulsion nutritive d'une phase huile dans l'eau.
  27. ‚ÜĎ Le progr√®s est d'ailleurs beaucoup moins visible et appr√©ci√© dans la vie r√©elle, car il chamboule les modes de vie et bouleverse les vies pr√©caires
  28. ‚ÜĎ Catalogues, encyclop√©dies, ouvrage de r√©f√©rence type Beilstein apparaissent.
  29. ‚ÜĎ Laura Maxim, La chimie durable. Au-del√† des promesses..., CNRS √Čdtions,‚Äé 2011 (ISBN 978-2-271-07277-1), p. 7
  30. ‚ÜĎ Tout se passe souvent, aux yeux de juges ext√©rieurs √† ses pr√©occupations anachroniques, comme si l'enqu√™teur poursuivait inlassablement son investigation alors que le coupable est bien s√Ľr trouv√© depuis longtemps.
  31. ‚ÜĎ Depuis le d√©but du XIXe si√®cle, l'agriculture a subi une mutation technologique gr√Ęce √† la chimie : c.f. historique de la chimie agricole dans V. Vaillant, Petite chimie de l'agriculteur, Paris, coll. ¬ę Institut industriel du Nord ¬Ľ
    (notice BnF no FRBNF)
  32. ‚ÜĎ ¬ę La chimie menace la reproduction humaine ¬Ľ, Le Monde, 25 novembre 2008, p. 1 et 4
  33. ‚ÜĎ Direccte des Pays de la Loire ; 121 questions/r√©ponses sur la pr√©vention des risques chimiques ; Guide pratique, 116 pp

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • Nomenclature IUPAC
  • Nomenclature des alcanes
  • Repr√©sentation des mol√©cules
  • Base de donn√©es chimiques
  • Liste alphab√©tique de biomol√©cules
  • Liste de compos√©s inorganiques
  • Liste de compos√©s organiques
  • Liste de min√©raux
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