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Alliage


Alliage : encyclopédie physique

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Alliage (homonymie).

Un alliage est une combinaison d'un métal avec un ou plusieurs autres éléments chimiques.

Un mĂ©tal pur a des caractĂ©ristiques mĂ©caniques relativement faibles. Le fait d'ajouter d'autres Ă©lĂ©ments permet de « durcir Â» (augmenter les caractĂ©ristiques mĂ©caniques[1]). Également, ces ajouts permettent de modifier les caractĂ©ristiques chimiques des mĂ©taux (en particulier leur comportement Ă  la corrosion) ou d'amĂ©liorer d'autres caractĂ©ristiques (facilitĂ© de mise en Ĺ“uvre : coulabilitĂ© par exemple).

Le mĂ©tal principal, la plus importante partie du mĂ©lange, est appelĂ© « mĂ©tal de base Â» ou « base Â». Les Ă©lĂ©ments ajoutĂ©s volontairement sont appelĂ©s « Ă©lĂ©ments d'alliage Â» (ou d'addition) et les Ă©lĂ©ments non dĂ©sirĂ©s sont appelĂ©s impuretĂ©s.

Les Ă©lĂ©ments d'alliages sont le plus souvent des mĂ©taux, mais peuvent Ă©galement ĂŞtre d'autres Ă©lĂ©ments chimiques : le carbone dans l'acier ou la fonte, le silicium dans l'aluminium, etc.

Généralement, quand l'élément d'alliage n'est pas un métal, sa proportion reste faible. Ainsi, la concentration de carbone est inférieure à 2% en masse pour l'acier et inférieure à 7% en masse pour la fonte, alors qu'il est possible de faire un alliage cuivre zinc (laiton) avec 50% de chacun des éléments.

Un alliage peut ĂŞtre naturel, par exemple l'Ă©lectrum, alliage d'or et d'argent natifs utilisĂ© dans la PrĂ©histoire et l'AntiquitĂ© : Varna, Asie Mineure, Ur, Égypte, etc.

Sommaire

[modifier] Alliage binaire

[modifier] Alliage binaire Ă  une seule phase

Un alliage homogène est constituĂ© d'une seule phase solide homogène. Pour obtenir un alliage homogène, il faut qu'il y ait miscibilitĂ© totale entre les Ă©lĂ©ments d'alliage. Il y a deux possibilitĂ©s :

  1. Les deux éléments d'alliages sont solubles l'un dans l'autre quelles que soient leurs proportions respectives.
  2. La concentration de l'élément d'alliage est inférieure à la limite de solubilité.

Les règles de Hume-Rothery indiquent les conditions pour obtenir un alliage homogène avec solubilité totale à l'état solide.

Diagramme de phases Bi-Sb.
Élément Rayon
atomique
Structure
cristalline
Bismuth 160 pm Rhomboédrique
Antimoine 145 pm Rhomboédrique

Les alliages de bismuth et d'antimoine forment une solution solide (en dessous du solidus) dans tous les cas de figure et à toutes les températures. Le diagramme de phase est un diagramme à un fuseau.

Diagramme de phases Cu-Ni

Quelques autres couples dont la miscibilitĂ© est bonne et permet d’obtenir des solutions solides homogènes Ă  toutes tempĂ©ratures : cuivre-nickel, cuivre-palladium, Argent-or, argent-palladium, molybdène-vanadium, molydène-tungstène, etc.

Certains alliages binaires solubles prĂ©sentent aux plus basses tempĂ©ratures un dĂ©faut de solubilitĂ©. Il apparaĂ®t sur le diagramme de phase un secteur oĂą cohabitent deux phases, la première Ă©tant constituĂ©e d'une solution solide saturĂ©e de B dans A, la deuxième inversement de A dans B. C'est le cas par exemple du système cuivre-nickel qui prĂ©sente en dessous de 322 Â°C une zone avec deux phases 1 et 2.

[modifier] Alliage binaire Ă  plusieurs phases

Un autre type de diagramme de phase binaire commun et relativement simple trouvé pour les alliages est un diagramme de phase binaire eutectique. Un certain nombre de caractéristiques de ce diagramme de phase est important et mérite d'être signalé. Tout d'abord, trois régions monophasées sont visibles sur le schéma: α, β et liquide. Sur la figure à gauche, la α est une phase de solution solide riche en cuivre, il a l'argent que le soluté et une composante CFC de structure cristalline. La phase β (solution solide) aussi a une structure CFC, mais le cuivre est le soluté. Les phases α et β sont considérées inclure le cuivre pur et d'argent pur, respectivement.

Diagramme Cuivre Argent
Diagramme de phases Cu-Ar

Ainsi, la solubilité dans chacune de ces phases solides est limitée, en ce que, à tout température en dessous de la ligne BEG, il est limité la concentration d'argent qui peut se dissoudre dans le cuivre (pour la phase α), et de même façon pour le cuivre en argent (pour la phase β). Le limite de solubilité de la phase α correspond à la ligne de démarcation, marqué CBA.

À des températures inférieures à 779oC (1434oF), la ligne de limite de solubilité solide qui sépare la phase α et la phase α + beta régions est appelé une ligne Solvus, la frontière entre le champ α et le champ α + L est la ligne de solidus (AB). Pour la phase β, deux lignes de solidus et Solvus existent également, HG et GF, respectivement. La ligne horizontale BEG, qui est parallèle à l'axe de composition et s'étend entre le maximum de solubilité de ces positions, peut aussi être considéré comme une ligne solidus, elle représente la température la plus basse à laquelle une phase liquide peut exister pour tout alliage de cuivre-argent qui est à l'équilibre.

Il y a aussi trois régions de deux phases trouvées dans le système cuivre-argent. Comme l'argent est ajouté au cuivre, la température à laquelle les alliages devenent totalement liquide diminue au long de la ligne liquidus (ligne AE); ainsi, la température de fusion du cuivre est réduit par l'argent des ajouts. C'est le même pour l'argent: l'introduction de cuivre réduit la température de fusion complète au long de la ligne liquidus FE. Ces lignes liquidus répondre au point E sur le diagramme de phase, par le biais de qui passe également la ligne horizontale isotherme BEG. Point E est le point eutectique, qui est désigné par la composition CE et de la température TE; pour la système cuivre-argent, les valeurs de la CE et TE sont 71,9 wt% Ag et 779oC (1434oF), respectivement.

Une importante réaction a lieu dans un alliage de composition «CE» cependant elle change la température en passant par TE. Sur le refroidissement, une phase liquide est transformé en deux phases solides (α et β) à la température TE, la réaction inverse se produit sur le échauffement . C'est ce qu'on appelle une réaction eutectique (eutectic signifie facilement fondu), et CE et TE représentent les composition et température eutectiques, respectivement. Souvent, la ligne solidus horizontale à TE est appelé isotherme eutectique. La réaction eutectique, sur le refroidissement, est similaire à la solidification des composants purs en ce que la réaction à terme à une température constante, ou isométriquement, à TE. Toutefois, le produit solide de la solidification eutectique est toujours deux phases solides, alors que pour un simple composant, une seule phase se forme. A cause de cette réaction eutectique, les diagrammes de phase similaires à ceux de la figure du diagramme Ag-Cu sont qualifiées de diagrammes de phase eutectiques.

Dans la construction de diagrammes de phases binaires, il est important de comprendre que un ou au maximum deux phases peuvent être en équilibre dans une région de phase. Pour un système eutectique, trois phases (α, β et L) peuvent être en équilibre, mais seulement à points au long de la ligne eutectique.[2]

Il y a des milliers de combinaisons possibles pour diagrammes de phases avec plusieurs phases. Certaines des principales caractéristiques des diagrammes de phases comprennent points congrus, où une phase solide se transforme directement en liquide. Il y a aussi le peritectoid, un point où les une solide se trasnforme en une phase liquide et une autre phase solide lors du chauffage. L'inverse de cela, lorsque un phase solide se transforme en deux phases solides au cours de chauffage, est appelé le eutectoïdes.

Un diagramme de phase complexe d'une grande importance technologique est celle de la fer-carbone système de moins de 7% de carbone.

L'axe des X d'un tel schéma correspond à la concentration variable du mélange. Comme les mélanges sont généralement loin d'affaiblir et leur densité en fonction de la température est généralement inconnu, la mesure préféré est concentration molaire. Un basé sur le volume de mesure comme molarité serait déconseillé.

[modifier] Structure

[modifier] Alliage homogène

Un alliage homogène peut être ordonné (les atomes de différentes natures suivent une alternance stricte) ou désordonné (les différents atomes occupent des places aléatoires).

Alliage ordonne desordonne.png

En gĂ©nĂ©ral, on a un mĂ©tal majoritaire, les autres mĂ©taux sont appelĂ©s « Ă©lĂ©ments d'alliage Â». Les atomes des Ă©lĂ©ments d'alliage peuvent prendre la place des atomes du mĂ©tal majoritaire, on parle alors de « substitution Â» ; ils peuvent aussi se glisser entre les atomes de l'alliage majoritaire, on parle d'« insertion Â». Lorsqu'un mĂ©tal est prĂ©sent en faible teneur dans un alliage, on parle souvent de solution solide. Alliage solution solide.png

[modifier] Alliage hétérogène

Lorsque la teneur en Ă©lĂ©ment d'alliage augmente, on peut avoir formation de deux phases : une phase contenant peu d'Ă©lĂ©ments d'alliage, et une phase Ă  forte teneur en Ă©lĂ©ments d'alliage. Les cristallites Ă  forte teneur sont appelĂ©s « prĂ©cipitĂ©s Â».

Alliage precipite.png

Les prĂ©cipitĂ©s sont souvent des alliages ordonnĂ©s, que l'on appelle « intermĂ©talliques Â». Les intermĂ©talliques ainsi formĂ©s sont parfois par la suite Ă©tudiĂ©s en tant qu'alliages propres, comme un nouveau matĂ©riau, et on essaie d'en produire en tant que tel et non plus en tant que prĂ©cipitĂ©s.

[modifier] Exemples

[modifier] Principaux alliages

[modifier] Alliages de fer

  • fonte : fer + carbone (Ă  plus de 2,1% et jusqu'Ă  6,7% en masse de carbone)
  • acier : fer + carbone (Ă  moins de 2,1% en masse de carbone)(+ des traces Ă©ventuelles de Ni,Cr,Mo en faible pourcentage (<4%))
  • acier inoxydable : fer + carbone + nickel + chrome, et parfois , molybdène, vanadium
  • cuani : (2,7 de fonte et 2,8 de nickel)

[modifier] Alliages de cuivre

  • bronze : cuivre + Ă©tain ; l'airain est l'ancien nom du bronze
  • laiton : cuivre + zinc
  • billon : cuivre + argent ; utilisĂ© principalement pour frapper des monnaies de faible valeur

[modifier] Alliages d'aluminium

Ils sont aussi appelés alliages légers compte tenu de la masse volumique de l'aluminium comparée à celle des autres métaux.

Pour plus de dĂ©tail voir les deux articles ci-dessous :

  • Alliages d'aluminium pour corroyage
  • Alliages d'aluminium pour fonderie

[modifier] Alliages moins connus

  • alliage plomb-Ă©tain : pour la soudure
  • amalgame : mercure + un autre mĂ©tal, par exemple or ou cuivre ; le terme dĂ©signe Ă©galement un mĂ©lange de mĂ©taux utilisĂ© pour les soins dentaires (« plombage Â»)
  • maillechort : cuivre + zinc + nickel
  • monel® ­­ (nom commercial) : nickel + cuivre
  • rĂ©gule : Ă©tain ou plomb + antimoine
  • zamak : zinc + aluminium + magnĂ©sium + cuivre et autres « ZL Â» (composant principaux : zinc et aluminium)

[modifier] Alliages pour des applications spécifiques

  • ferrotitanes : fer + 25 Ă  70%m de Ti + 4 Ă  10%m d'aluminium
  • TA6V : titane + 6%m aluminium + 4%m vanadium, très utilisĂ© dans l'industrie aĂ©ronautique[note 1].
  • MCrAl : mĂ©tal + chrome + aluminium + parfois de l'yttrium (MCrAlY), alliages rĂ©putĂ©s pour leur bonne tenue mĂ©canique et rĂ©sistance Ă  la corrosion Ă  haute tempĂ©rature)
    • FeCrAl : fer + chrome + aluminium
    • NiCrAl : nickel + chrome + aluminium
  • superalliages Ă  base nickel (par exemple les inconels) : bonne tenue mĂ©canique et rĂ©sistance Ă  la corrosion Ă  haute tempĂ©rature
  • intermĂ©talliques : alliages ordonnĂ©s, respectant une stĹ“chiomĂ©trie prĂ©cise (mais des Ă©carts Ă  la stĹ“chiomĂ©trie sont tolĂ©rĂ©s)
    • NiAl β : 50%at nickel + 50%at aluminium
    • FeAl B2 : 50%at fer + 50%at aluminium
    • TiAl : 50%at titane + 50%at aluminium
  • Les alliages prĂ©sentant de faibles coefficients de dilatation (créés par Charles Édouard Guillaume)
    • Invar (36% de nickel, 0,4% de manganèse, 0,1% de carbone, 63,5% de fer)
    • Ă©linvar (Nivarox, MĂ©tĂ©linvar, Isoval) (nickel, chrome, fer)
  • FeNiCo : le Kovar, un alliage fer / nickel / cobalt destinĂ© au scellement verre/mĂ©tal ou cĂ©ramique/mĂ©tal

[modifier] Références

  1. ↑ Henri Godfroid, MĂ©tallurgie pour mĂ©caniciens : PropriĂ©tĂ©s gĂ©nĂ©rales des alliages, leur traitement thermique, La Chapelle-Montligeon, Impr. de Montligeon, coll. « SociĂ©tĂ© de publications mĂ©caniques Â», Paris, 1950 (rĂ©impr. 1959), In-8° (240 x 160), 378 p., fig., pl. 2 000 fr. [D. L. 4455]
    (Notice Bnf n° FRBNF32174558x) (Notice Bnf n° FRBNF321745598)
     
  2. ↑ Fundamentals of Materials Science and Engineering / William D. Callister Jr. Wiley editor. 2001 pp 292-295

[modifier] Notes

  1. ↑ La désignation usuelle française TA6V est basée sur l'ancienne norme NF A 02-004 aujourd'hui annulée, sa désignation chimique est Ti Al 6 V.

[modifier] Voir aussi

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Voir « alliage Â» sur le Wiktionnaire.

[modifier] Articles connexes

  • DĂ©signation des mĂ©taux et alliages

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